Expédition scientifique de Morée. Paris
LA SALLE D’OLYMPIE. Iip
servée auLouvre; l’autre, mise à jour en 1875-1881, lors des fouilles entreprises par le gouvernement allemand, et qui est restée à Olympie. Dans cette dernière, il convient de signaler les figures des deux frontons, la métope avec Héraclès et Atlas, la Victoire de Pæonios, F Hermès de Praxitèle, tous conservés dans le Musée construit à Olympie même l.
Mur de gauche
Statue dite d’Apollon sur l’Omphalos (l’Omphalos n’appartient pas à la statue). Athènes. Musée central.
Porte d’un tombeau antique avec deux bas-reliefs superposés symétriquement. Deux sirènes affrontées et deux petits lions. Musée britannique à Londres.
Bas-reliefs du tombeau de Mausole à Halicarnasse, représentant les Combats des Grecs et des Perses. Cette frise se continue sur trois parois de la salle. Musée britannique à Londres.
Une partie des sculptures (employées au xve siècle à la construction du château de Budrun, par les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean) a été envoyée au British Muséum en 1846 par le vicomte Stratford de Redcliff; l’autre, découverte en 1857 par M. Newton, est entrée dans la même collection.
1. Curtius, Aller et Hirschfhld, Die Ausgrabungen Olympia . Berlin, 1876-1883. 5 vol. in-folio. Voyez également, à la Bibliothèque de l’École des beaux-arts, la belle restauration de M. Laloux.
Les auteurs des sculptures sont Skopas, Leochares, Bryaxis et Timotheos.
Deux fragments de palmettes de Phigalie.
La Paix et Plutus. Statue mutilée. Musée d’Athènes. Envoi de M. Le Bas, 1844. (Voir Le Bas, Voyage archéologique. éd. Reinach, pl. 24.)
Métopes de la frise du pronaos et de l’opisthodome du temple de Jupiter à Olympie ( Travaux (T Hercule). ve siècle avant Jésus-Christ. A Olympie et au musée du Louvre.
« Le temple de Zeus à Olympie fut commencé par les Eléens après la prise par eux de la ville de Pisa, en 572, et terminé environ cent trente ans après. L’édifice, construit, suivant l’usage du vie siècle, en pierre calcaire recouverte de stuc, était d’ordre dorique, avec six colonnes sur les façades et treize sur les côtés.
« La longueur de l’édifice était de 63 mètres, sa largeur de 27; l’angle supérieur du fronton était à plus de 21 mètres au-dessus du sol environnant. A l’intérieur du naos, deux ordres superposés de colonnes doriques, sept de chaque côté, soutenaient la charpente de la toiture. Des métopes sculptées étaient placées, non pas, comme d’ordinaire, entre les triglyphes de la frise extérieure, audessus du péristyle, mais sur la frise intérieure, au-dessus des entrées du pronaos et de l’opisthodome : il y en avait six de chaque côté. Sur ces métopes étaient représentés les travaux du fondateur mythique du , sanctuaire, Héraclès. La décoration des deux frontons avait été confiée aux deux artistes les plus renommés du ve siècle, après Phidias. Alcamènes d’ Athènes avait sculpté sur le fronton
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ouest le Combat des Centaures et des Lapithes aux noces de Pùithoüs; Pæonios de Mendé, en Thrace, avait représenté sur le fronton est, celui de la façade principale, la fameuse Course de chars qui coûta la vie au roi Œnomaos et donna à Pélops Pempire du pays1. »
Epine du milieu
Sculptures du temple de Jupiter à Olympie. Fragments du fronton oriental, attribué à Pæonios de Mendé. ve siècle avant Jésus-Christ. Musée d’ Olympie.
« Le fronton est d’ Olympie, d’après M. Rayet, révèle dans Pæonios une originalité puissante. On cherchait, ajoute M. Rayet, un élève assagi de Phidias, et on se trouve face à face avec un maître rude et quelque peu bourru, une manière de paysan thrace ignorant du décorum, soucieux avant tout d’être compris de la foule et de frapper fort, fallût-il pour cela être parfois incorrect et presque trivial. Ce qui distingue en effet ces marbres, ce qui en est, malgré leur variété, le caractère commun, c’est la préoccupation de l’effet décoratif. Ils sont conçus pour être vus à distance, et non pour être examinés de près. Replaçons-les par la pensée dans le tympan pour lequel ils
i. O. Rayet, Études d’archéologie et d’art, publiées par S. Reinach ; Paris, Didot, 1888, p. 42 et suiv. L’attribution des sculptures des deux frontons à Pæonios et à Alcamènes n’est justifiée que par le témoignage de Pausanias; on a quelques raisons de la contester. (Voir Boetticher, Olympia , 2e édition.) M. Kékulé voit dans les marbres d’Olympie l’œuvre de sculpteurs siciliens, se rattachant à l’Ecole de la Grande- Grèce (Arch. Zeitung, 1 883, p. 241).
étaient faits, à 17 mètres au-dessus du sol : les négligences disparaissent, les brutalités s’adoucissent; ce qui subsiste, ce qui devient au contraire plus visible, c’est la franchise des lignes, la magistrale simplicité du travail, l’énergie du mouvement, l’intensité de la vie. »
Mur du fond
Une métope du temple le plus ancien de Sélinonte (Sicile), représentant Hercule vainqueur portant les Cer copes. Deux fragments de métopes appartenant à un temple plus récent : un Dieu combattant contre un géant ; — une Déesse combattant contre un géant # Musée de Palerme. Fin du yie ou commencement du ve siècle avant Jésus- Christ.
Bas-relief funéraire d’Aristion (connu sous le nom de Soldat de Marathon), par Aristoclès. Deuxième moitié du yie siècle avant Jésus-Christ. Découvert en 1838 à Velanidéza, dans l’Attique. Musée d’Athènes.
Deux chevaux du quadrige du fronton oriental d’Olympie. Musée d’Olympie.
Ordre du temple de Jupiter à Sélinonte (fût de colonne, chapiteau et tailloir).
Un cheval (fragment), quadrige du fronton d’Olympie.
Hermès moscophore. Mission de M. Albert Dumont, 1879. Athènes.
Chapiteau à volutes, fais de cœur. — Bas-relief d’angle : Hermès criophore, Bacchante. Mission de M. Albert Dumont, 1879.
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Autre bas-relief d’angle. Homme assis devant un bouclier. Mission de M. Albert Dumont, 1879. Athènes.
Sculptures du tombeau de Mausole à Halicarnasse. (Milieu du ive siècle avant Jésus-Christ.) — Fouilles de M. Newton (1857). Musée britannique à Londres.
Statue colossale du roi Mausole.
Une tête d'homme. Même provenance.
Lion du tombeau de Mausole. Même provenance.
Ordre du temple de Junon à Sélinonte.
Métopes de Sélinonte : Persée en présence de Minerve ^ tranchant la tête de Méduse . — Un Quadrige . Musée de Palerme. vi-ve siècle avant Jésus-Christ.
Une cariatide, style archaïque.
Trois chevaux. Quadrige du temple d’Olympie (seconde moitié; voy. p. 122). Musée d’Olympie.
Mur de droite
Fragments des bas-reliefs de la balustrade et de la frise du temple de Victoire Aptère à Athènes (fin du ve siècle avant Jésus-Christ). Athènes et Musée britannique.
Au-dessus de la porte
Fragment d’ornement, trois rangées d’oves et de rais de cœur superposés. Musée britannique.
Une femme assise (sans tête) et un fragment de jambe. Stèle. Musée du Louvre.
Stèle à fronton ou antéfixe. Deux femmes, l’une assise, et l’autre debout devant elle, tenant une cassette. Musée du Louvre.
Antéfixe à palmettes.
Deux petits bas-reliefs superposés avec deux personnages chacun de face.
Cariatide sans tête. Villa Albani, à Rome.
Mur donnant sur la cour vitrée
Stèle représentant quatre personnages debout. Musée d’Athènes.
Silène formant cariatide. Théâtre de Bacchus à Athènes.
Fragment de la Gigantomachie . Géant combattant contre l’aigle de Zeus. Fouilles de Pergame, Musée de Berlin.
Les sculptures de Pergame, découvertes de 1873 à 1880 par M. Ilumann, et aujourd'hui conservées au musée royal de Berlin, proviennent de l’autel élevé à Zeus et à Athéna sur l’Acropole de Pergame, pendant le règne d’Eumène II, entre les années 197 et 159 avant Jésus- Christ. Elles retracent les différents épisodes de la Gigantomachie ; c’est-à-dire le combat de Jupiter et des autres dieux contre les Titans.
« L’école de Pergame, écrit M. Collignon, a une physionomie qui lui est propre ; elle s’est engagée résolument dans la voie nouvelle vers laquelle inclinait déjà l’école de Scopas, et s’y fraye son chemin. Comparez la frise du
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mausolée d’Halicarnasse, découverte à Boudroun par M. Newton, avec la frise de F autel, et vous apprécierez les éléments nouveaux que les sculpteurs d’Eumène II ont mis en œuvre. Dans les marbres de Boudroun, on retrouve déjà ces allures violentes, ces poses mouvementées qui sont chères aux artistes de Pergame. Mais ceux-ci vont plus loin. La préoccupation de l’effet dramatique les domine; ils y atteignent par l’expression de la douleur physique, par des contrastes saisissants entre les visages sereins des dieux et ceux des Titans où se peint l’angoisse; par ces figures d’animaux mêlées à la lutte, et qui traduisent toutes les formes de la fureur bestiale, déchaînée et sans frein. Cette recherche du pathétique s’accuse dans toutes les parties de la composition; c’est elle qui nous donne, en face de la frise, cette sensation nouvelle à laquelle les œuvres grecques des périodes antérieures ne nous ont pas habitués.
(i Mais elle apparaît surtout dans les groupes principaux, comme celui d'Athéna, La scène est composée avec un sentiment dramatique très puissant. Bien que les visages d’Athéna et de Gæa soient malheureusement mutilés, les gestes, les attitudes des personnages disent assez l’expression qui devait les animer : au fier mouvement de la déesse, on devine l’orgueil du triomphe, mais sans passion ni colère; les yeux de Gæa, levés vers Athéna, semblent supplier, tandis que le jeune géant est en proie à toutes les tortures de la douleur. N’est-ce pas comme le tableau final d’une sorte de drame? De là à un art plus théâtral, il n’y a pas loin sans doute, et Ton sait avec quelle facilité les autres écoles asiatiques franchiront la
limite. Mais il n’y a rien ici qui dépasse encore la mesure 1. »
Stèle avec deux femmes debout, Tune portant un enfant. Musée du Louvre.
L’Hermès de Praxitèle. Musée d’Olympie.
Stèle avec trois personnages; au milieu, une femme assise; derrière elle, une autre femme, et devant elle, une jeune fille. Athènes.
Déesse montant sur un char. Musée d’Athènes.
La Victoire d’Olympie, œuvre de Pæonios de Mendé, et offrande des Messéniens et des Naupactiens à Jupiter. Musée d’Olympie.
Stèle avec plusieurs personnages entourant une femme assise. Athènes.
Grande statue dite la Pudicité (ou Mnémosyne), drapée à la manière d’une Muse; la tête manque. Athènes.
Séléné assise sur un mulet. Fouilles de Pergame. Musée de Berlin.
Grande stèle avec trois personnages, un assis et deux debout devant lui à droite. Athènes.