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Ce nom lui vient d’un mûrier de la Chine planté par

Alexandre Lenoir et qui a fait l’ornement de la cour jusqu'à

ces dernières années (il est tombé le 7 juin 1886, mais a été

remplacé par un autre arbre plus jeune).

rouge. En face de la Galatée ^ on voit s’ouvrir un large escalier, surmonté de colonnes ioniennes, près desquelles deux éphèbes grecs nus et d’un marbre pur vivent et attendent sous la clarté adoucie et dans l’air muet comme autrefois celui d’un atrium ou d’un gymnase.

« Les yeux se reposent sur ces teintes fortes et sobres. Aux jours d’été, quand le soleil darde et qu’au dehors, la poussière du quai tourbillonne sur la fourmilière des passants, il est doux de passer ici une heure; l’arrangement des couleurs et la paix des formes simples sont un refuge pour les yeux blessés par l’agitation tumultueuse de la multitude affairée, par les physionomies narquoises ou affinées de promeneurs inquiets, par la laideur active et inépuisable de l’œuvre et de la vie parisienne 1. »

Le monument qui se dresse dans un des angles de la galerie principale nous reporte aux souvenirs les plus poignants, mais aussi les plus glorieux de la guerre de 1870- 1871 : il a été élevé à la mémoire à' Henri Régnault ^ l’un des élèves de l’Ecole des beaux-arts tués à l’ennemi.

Sur le seuil d’un petit temple de marbre, dont l’architrave porte la funèbre date M.D.CCC.LXX-M.D.CCC.LXXI, et le fronton le mot PATRIE, la figure allégorique de la Jeunesse, une des plus touchantes et des plus suaves créations du ciseau de M. Chapu, se hausse pour tendre une branche de laurier vers le buste en bronze du jeune maître sur lequel l’art français fondait de si hautes espérances : Henri Régnault } tué à Bu^enval. XIX jan-

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