LIER
L’Enfant au masque. Musée du Capitole, par A. Merci£, 1870.
Vénus accroupie. Musée du Vatican. Signé: V. Vilain. Rome, 1840*
LA COUR DU MURIER
La Vénus de Médicis. Musée de Florence. Signé : C. Maniglier. Rome, 1858.
Enfant jouant au palet. Musée du Vatican, par M. Samson, 1864.
Mercure assis. Musée de Naples, par Bonnardel,
Jeune athlète debout. Musée de Naples, par M. Cordonnier, 1879.
Torse de Bacchus (torse Farnèse). Musée de Naples, par LansoN; 1878.
Vénus Anadyomène. Musée du Vatican. Signé : J. Lafrance, 1872.
L’Enfant au masque. Musée du Capitole, par Gumery,
Le Mercure de Jean-Louis Brian 1 (né à Avignon en 1805, Pr^x de R°me en 1832, mort à Paris en 1864), statue dont le plâtre a figuré au Salon de 1864, a une histoire touchante qui ressemble presque à la légende :
« Ce Mercure ; lit-on dans le journal le Temps (15 décembre 1886), est la dernière œuvre de Brian. Bien qu’il eût été prix de Rome et que son talent fût d’une qualité si rare, il manqua toujours de travail. Une petite chambre au cinquième étage lui servait à la fois de logis et d’atelier. Il y exécutait son Mercure par un hiver rigoureux, ménageant son charbon pour les heures où venait le mo-
1. Consulter, pour la biographie de Brian, le Dictionnaire général des artistes de l’École française , de Bellier de la Chavignerie, et les Mémoires de l’Académie de Vaucluse , 1888, p. 288 et suiv.
dèle et passant le reste du temps sans feu. Une nuit, le froid fut atroce. Le sculpteur avait toutes ses hardes sur son lit pour se réchauffer. Comme il se sentait glacer quand même, il songea avec épouvante au chef-d’œuvre qu’il venait d’achever et qui était là près de lui. Si lui gelait, malgré ses précautions, à plus forte raison la glaise de son Alercure devait geler aussi. Et, gelée, la statue était perdue. Il ne songea plus à lui ; il enveloppa sa chère œuvre de ses hardes et de ses couvertures. Le lendemain, son ami Cavelier, ne le voyant pas paraître, monta chez lui et le trouva mort, raide comme un glaçon, sur son lit. Par une suprême ironie de la misère, la statue pour le salut de laquelle il s’était dévoué avait gelé également. Le bras droit tomba en morceaux quand on y toucha. Les amis de Brian ne voulurent point la restaurer ; ils firent couler en bronze la statue telle qu’elle était sortie de cette nuit fatale. Et on la plaça dans H cour de l’Ecole des beaux-arts pour l’enseignement des jeunes sculpteurs. »
Les trois galeries qui encadrent la cour du Mûrier sont ornées de moulages reproduisant des fragments de la frise de la cella du Parthénon (longue d’environ 159 mètres), par Phidias, la Procession des Panathénées (cavaliers, conducteurs de chars, chœurs, sacrificateurs et victimes, magistrats, canéphores, scaphéphores, thallophores, etc.). Les marbres originaux se trouvent au British Muséum, à- Athènes, et au Musée du Louvre.
Quant au quatrième côté de la cour, celui qui se relie au vestibule de l’École, il est décoré, dans sa partie supé-