CHAPITRE IV. — TISSUS
nié leur existence, par ce fait, qu’elles ne sont plus visibles quand le fruit est arrivé à maturité (1).
Araliacées. — Ce que nous avons dit des canaux résineux dans les Ombellifères nous dispense d’entrer dans de longs détails au sujet des Araliacées. L’étroite affinité de ces deux familles se manifeste encore de la manière la plus évidente dans la constitution et les caractères de leurs canaux résineux.
Dans la tige c’est particulièrement dans l’écorce au voisinage des fibres libériennes, entre celles-ci et le cambium d’un côté et le parenchyme cortical de l’autre, qu’on les rencontre. (G. Planchon, fig. 62, A.)
Dans la racine, leur situation donne lieu aux mêmes particularités que nous avons signalées au sujet des Ombellifères. (Van Thiegem, loc. cit.)
Composées. — On trouve des canaux sécréteurs dans la plupart des Composées (Trécul, loc. cit..] Van Thiegem). Les Chicoracées cependant font exception à cette règle, mais nous avons vu plus haut (page 141) que ces plantes possèdent des vaisseaux laticifères qui semblent par suite y remplacer les formations dont nous nous occupons en ce moment.
Notons à ce sujet que, d’après M. Van Thiegem, ces deux ordres d’éléments peuvent coexister dans quelques Ghicoracées ( Scolymus ) et Ginarées ( Cirsium , Loppa) (2). Ils sont alors répartis dans des systèmes différents de tissus. Les vaisseaux laticifères occupent le liber des faisceaux, et les canaux résineux se trouvent dans le parenchyme cortical. Ges canaux se font remarquer par leur ouverture toujours très étroite, ordinairement entourée par quatre cellules sécrétantes.
Conifères (3). — Gnétacées. — Dans les Gnétacées et les Co-
(1) L’existence des bandelettes dans les jeunes fruits de Conium maculntum et leur disparition dans la suite, concordent avec l’énergie plus grande des extraits de ciguë préparés avec les fruits jeunes comparativement aux extraits préparés avec les fruits mûrs.
(2) Le même fait a lieu dans certaines Aroïdées ( Philodendron ) ; les laticifères appartiennent à la région libérienne des faisceaux fibro-vasculaires, et les canaux sécréteurs au tissu fondamental, (Vau Thiegem.)
(3) Meyen, Secretions-organe der Pflanzen, Berlin, 1837. — Karsten , Vegetationorgane der Palmen (Abh. Perl. Akad ., 1847). — H. Schacht, Der liaum, Ie édition. — Wigand, Ueber die Désorganisation der Pflanzenzelle , Pringsh. Jatirb., Bd. III, 1861 . — Dippel, Histologie der Coniferen (Bot.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
nifères, les appareils sécréteurs sont plus généralement connus sous le nom de glandes résinifères. Ce sont en effet des espaces intercellulairesclosdetoutespartsparlescellules sécrétantes, et qui s’étendent sur une longueur plus ou moins considérable, et sont généralement indépendants les uns des autres. Le nom de lacunes que reçoivent quelquefois ces glandes est employé à tort, car leur mode de développement est absolument semblable à celui des canaux : « La membrane des »
« cellules qui vont prendre part à la formation d’une glande « s’épaissit un peu, puis s’amincit en même temps qu’elle se « dédouble ; les cellules s’écartent, se séparent et commen- «■ cent en même temps à sécréter de la résine. » (Bertrand, loc. cit.)
La figure 64 représente la coupe transversale de l’une de ces
glandes. On peut voir que les cellules sécrétantes qui bordent le réservoir sont nombreuses, car elles forment deux rangées concentriques. La répartition des glandes résineuses dans les Conifères varie avec les espèces considérées. Les racines (1), les tiges, les Fig. 64. - coupe transversale feuilles en renferment en général. Ce-
d’une glande résineuse (coni- . „ , ,
fère). pendant chez les hnetacees et le laxus
baccata , les feuilles en sont dépourvues. (Bertrand, loc. cit.)
Chez les Pinus et les Larix , ces glandes occupent le bois des faisceaux de la racine et de la tige, ainsi que le parenchyme cortical de la tige.
Chez les Abies et les Cedrus on les rencontre dans cette dernière région et de plus au centre de la racine.
Chez les Cupressus et les 77mya,les glandes occupent le parenchyme cortical de la tige et le liber des faisceaux de la racine et de la tige. Enfin dans le genre Taxus elles font défaut dans l’une et l’autre de ces parties de l’axe. (Van Thiegem.)
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Zeitung 1863). J. N. Müller, Pringsh. Jahrb., Bd. V. — Van Thiegem, loc. cit. G. E. Bertrand, loc. cit.
(1) On ne rencontre pas de glandes résineuses dans le parenchyme cortical des racines.