‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 115 sur 451 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

TISSUS

Dans beaucoup d’autres fougères, des cloisons analogues se produisent, mais ne donnent pas lieu à la même particularité,' parce que, la cloison primitive venant au contact avec les parois latérales de la cellule épidermique, le stomate, lorsqu’il est complètement développé, se trouve au moins par un de ses points (fig. 74) adhérent à ces parois latérales. 11 n’est donc plus isolé au milieu de la cellule. C’est à un mode semblable de formation que sont dues les cellules mères des stomates d’un certain nombre d’autres plantes (QEnothérées, Silé- ?iées, Plantagînées, etc.).

2e Cas. — Le mode de cloisonnement des cellules mères amène, avons-nous dit, des modifications importantes dans la forme de certains stomates.

On trouvera , dans les thalles de Marchanda polymorpha , un bon sujet d’étude à cet égard. Là, en effet, une cellule de l’épiderme se divise par bipartition répétée en un certain nombre de cellules qui toutes rayonnent autour d'un point vers lequel convergent leurs cloisons. En ce point les cloisons s’écartent bientôt, et il en résulte l’ostiole du stomate qui se trouve ainsi posséder un grand nombre de cellules de bordure. Alors chacune de ces cellules se subdivise elle-même en quatre ou huit cellules superposées, par des cloisonnements parallèles à la surface épidermique, si bien que le stomate devient une sorte de puits circonscrit par les nombreuses cellules marginales dont nous venons de voir le développement successif.

Dans les Prêles ( Equisetum limosum ), un fait de même nature se produit. Le stomate, qui n’était d’abord formé que de deux cellules de bordure, en présente bientôt quatre par suite de cloisonnements qui se forment dans les deux premières. Les nouvelles cellules venant à prendre ensuite un grand développement, surplombent les premières, et le stomate paraît enfoncé sous l’épiderme.

3° Cas. — Enfin, de nouvelles modifications peuvent être amenées dans la forme et la disposition générale des appareils stomatiques, par suite de la participation d’un certain nombre de cellules épidermiques voisines à cette formation.

Grâce aux divisions qui se produisent dans ces cellules, le

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

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stomate peut se trouver entouré d’un nombre variable (deux, quatre ou davantage) de cellules qui restent en relation avec lui.

Le cas le plus simple se rencontre dans les stomates des feuilles de la plupart des Graminées , Joncées et Cypéracées (1). — L’examen en surface de l’épiderme de la feuille du Commelyna cœlestis, dont nous reproduisons, d’après Sachs, le développement des stomates et des cellules de voisinage, offre un bon exemple de ce cas. Sur la figure 75 : en A, nous voyons

Fig. 75. — Développement des stomates du Commelyna cœlestis, d’après Sachs.

les très jeunes cellules mères (s) avant la formation des cellules de bordure. Déjà les cellules voisines de l’épiderme présentent quelques cloisonnements, et à droite dans la figure la cellule mère (s) est presque entourée d'une bordure de jeunes cellules détachées des cellules épidermiques, par des cloisons circulaires. La figure Bprésente un état plus avancé de ce même développement. Enfin dans la figure G, où les cellules de bordure sont définitivement spécialisées, on peut voir que le stomate est entouré de sixcellules formées parles cloisonnements successifs des cellules de l’épiderme voisines du stomate. — Ces cellules reçoivent quelquefois le nom de cellules accessoires.

(I) Pfîtzer, Jahrb.f. Ifiss. bot., VII, 1870. — Duval-Jouve, Bull. Soc. bot., XVIII, 1871.

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