‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 114 sur 451 · CHAPITRE IV. — TISSUS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — TISSUS

développement des stomaies. — Si l’on examine sur de très jeunes feuilles, ou encore à la base des feuilles des Iridées, l’épiderme qui les recouvre, on constate que cet épiderme est continu dans toute l’étendue de sa surface. Plus tard seulement, certaines de ses cellules venant à se diviser, la première ébauche des stomates apparaît. C’est d’abord une cloison pratiquée dans une longue cellule épidermique qui en sépare une portion cubique ou cellule mère du stomate. Nous avons

pxnosé nlus haut ( na£?P 69 ) pn Fi&- 73. - Coupe delà face inférieure expose pius naui ^ pa&e oa en de la feuille du Nerium oieander.

détail, le procédé typique de la —s. Stomates au fond de la cavité.

n . . , . . , . — Z. Lacunes sous-stomatiques.

formation des stomates chez 1 Iris p-umila ; nous n’y reviendrons donc

pas ici. Nous ajouterons seulement que cette formation du stomate s’accompagne de certains phénomènes importants qui se produisent dans le tissu sous-jacent. Le parenchyme subit en effet une sorte de dislocation qui donne naissance à un méat qui va correspondre avec l’ostiole du stomate. Ce méat est la chambre aérienne ou sous - stomalique dont nous avons déjà parlé ; il se trouve d’autre part en rapport avec les divers espaces intercellulaires qui abondent dans le parenchyme foliaire, disposition qui rend bien compte du rôle que doit jouer le stomate dans la vie du végétal.

La marche des phénomènes qui président à la formation des stomates suhit dans certains cas des modifications intéressantes que nous allons rapidement passer en revue, et qui ont pour point de départ tantôt le mode de formation de la cloison qui donne naissance à la cellule mère, tantôt la manière dont se divise la cellule mère pour la production des cellules de bordure, tantôt enfin un travail de division qui s’opère dans les cellules épidermiques voisines du stomate.

1° Au premier cas se rattache le développement des stomates d’un grand nombre de Fougères (1). La cellule mère prend nais-

(I) Oudemans, Sur l'origine des stomates de quelques espèces d’Aileimia.

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sance par une cloison en fer à cheval dont la convexité est tournée vers le centre de la cellule épidermique en division. Chez les Aneimia , cette cloison a sa concavité tournée vers la paroi externe de la cellule épidermique dans laquelle elle se produit. Puis, par les progrès du développement, sa convexité venant à atteindre la paroi opposée avec laquelle elle se confond, la cellule mère ainsi formée revêt définitive¬

ment la forme d’un tronc de cône dont les bases font partie des parois inférieure et supérieure de la cellule épidermique. La cellule mère se divisant d’autre part à la manière ordinaire pour former les cellules de bordure, le stomate apparaît bientôt au milieu meme de la cellule épidermique, et sans aucune relation avec ses parois latérales.

(Congrès de botanique et d’horticulture. Amsterdam, 1865 ). Hildebrand, Ueber die Entwicklung der Farnkrautspaltôffnungen {Bot. Zeit. 1866, et Bull. Soc. bot., t. XV). Strasburger Jahrbuch . f. PViss. Botanik ., VII, p. 393.

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