‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 121 sur 451 · CHAPITRE IV. — TISSUS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — TISSUS

coup de son volume et paraît généralement plus petite que les cellules du pédicelle.

Tout ce que nous venons de dire s’applique également aux glandes longuement pédicellées que l’on rencontre souvent aussi chez les Labiées et en particulier dans les Lavandula lanata, Lamium long iflorum , etc.

Dans les divers exemples que nous avons cités plus haut, la cellule glandulaire est à peu près régulièrement sphérique. Ailleurs, dans le Thymus vulgaris , le Salvia glutinosa parmi les Labiées, et surtout chez les Solanées (Atropa Belladonn , Hyosciamus albus), la cellule glandulaire prend une forme allongée ou ovoïde.

Enfin, à côté des Labiées si riches en poils glanduleux unicellulaires, signalons encore les Géraniacées, Erodium , Géranium , et particulièrement les Pélargonium , où elles se distinguent par un pédicelle notablement plus allongé que chez les Labiées. Ce sont encore ces mêmes glandes unicellulaires que l’on retrouve dans les Chenopodium et en particulier dans le C henopodium vulvaria où elles sont en si grand nombre que, pour trouver place les unes à côté des autres, elles se recouvrent successivement.

La forme des cellules qui composent le poil pédicellaire

mérite également de fixer l’attention. Tantôt toutes ses cellules

sont semblables, mais le plus fréquemment, dans les poils de

grandeur moyenne la cellule la plus inférieure ou deux ou trois

cellules des plus inférieures sont grandes et de forme plus ou

moins conoïde, tandis que les autres cellules, au nombre de

deux ou trois beaucoup plus petites, forment une sorte de collet

qui supporte la glande. On trouvera des exemples de cette dispo-

sition dans le Lophanthus sinensis et le Pélargonium tomentosum.

B. ftilaïules pluricellulaires par cloisons verticales. — 1° La

glande formant une tête sphérique est composée de deux cellules séparées par une cloison verticale (fig. 79, t). On en trouve de nombreux exemples dans les Labiées ; dans les genres Métissa, Ilyssopus , Nepeta, Lophanthus, etc., la glande est portée par un pédicelle court de une ou deux cellules. Elle peut même • paraître sessile.

De semblables glandes à pédicelle moyen sont rares non

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seulement chez les Labiées, mais même chez les autres plantes. Le genre Slachys en offre cependant des exemples.

Enfin, dans les Ballotci hirsuta et Scutellaria cilpina , on rencontre des glandes 2-cellulaires à poil allongé.

2° On trouvera des glandes à quatre cellules dans beaucoup de Labiées. — On s’assurera que les précédentes ne sont pas un état premier de celles-ci, en examinant les Saugespar exemple (, Salvia splendens , farinacea, etc.), où l’on ne trouvera que des glandes à quatre cellules à quelque âge que ce soit de la plante (Martinet, loc. cit .). On rencontre les mêmes glandes dans beaucoup d’autres Labiées, Lamium album, Galeopsis ladanum , etc. — Mais toutes les glandes à quatre cellules que l’on rencontre chez les Labiées sont â poil court. — Pour les glandes 4-cellulaires à poil moyen, il faut les rechercher dans les Solanées, ( Solarium rubrum ). Celles à poils longs sont encore plus rares ( Cucumis melo ).

3° Glandes à huit cellules (voir p. 187).

4° Glandes à 16-32 cellules. Elles ne se rencontrent que dans deux genres parmi les Labiées ( Galeopsis et Scutellaria). Elles y sont à pédicelle long.

On en trouve de semblables à pédicelle court dans le Cannabis sativa. Pour bien étudier ces glandes, il faut absolument pratiquer des coupes dans le tissu glanduleux lui-même.

G. Glamles pluricellulaires par cloisonnements non exclusivement verticaux. — Ges sortes de glandes se rencontrent principalement dans les Solanées (1). Dans les Nicotiana auri culata, glutinosa, etc., ainsi que dans le Cicer arietinum , ces glandes consistent en plusieurs cellules superposées, résultant de cloisonnements horizontaux, et surmontées de trois ou quatre cellules dues à la production de cloisons verticales.

Signalons enfin, dans le Schizanthus pïnnatus, de pareilles glandes surmontant un poil formé de plusieurs rangées de cellules juxtaposées.

Etude de quelques exemples de glandes dont le produit de sécrétion s'accumule entre la paroi des cellules et leur cuticule soulevée .

(1) On trouve même dans V Atropa Belladona des glandes pluricellulaires par cloisonnements uniquement horizontaux.

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