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CHAPITRE IV. — TISSUS

« organe qui, après la formation et l’achèvement du tissu « tégumentaire et des faisceaux vasculaires, subsiste entre « eux. »

A vrai dire, cette distinction d’un tissu fondamental n’a d’importance que dans les plantes à système vasculaire bien développé; car dans les Cryptogames cellulaires, par exemple, où il n’y a point de vaisseaux, et dans lesquelles l’épiderme lui-même est à peine différencié, les tissus parenchymateux qui seuls concourent à la structure des organes n’ont pas besoin d’une détermination spéciale.

D’après la définition du tissu fondamental que nous reproduisons plus haut, celui-ci comprend les tissus que dans beaucoup de Phanérogames et de Cryptogames vasculaires, on désigne généralement sous les noms de moelle, de parenchyme cortical et de rayons médullaires. Ces tissus forment en effet dans les organes où ils existent un ensemble de même nature qu’il est bon de pouvoir désigner d’un nom commun. Il suit également de là que le tissu dans lequel sont répartis les faisceaux dans les tiges des Monocotylédonées, aussi bien que celui qui constitue le mésophylle des feuilles, doivent tous se grouper dans la même catégorie.

Éléments «lu tissu fondamental. — Il ne faudrait pas croire toutefois que le tissu fondamental ne comporte que des parenchymes. Gomme dans les systèmes de tissus précédents (tissu tégumentaire, faisceaux), des éléments de nature très diverse, cellules sclérenchymateuses, fibres, etc., peuvent s’y développer.

C’est ainsi que, fréquemment, à la périphérie du tissu fondamental des tiges ou des racines (fig. 85), voire même des feuilles (Conifères), en contact avec le tissu tégumentaire, on voit se différencier des éléments caractérisés par l’épaississement et la coloration de leurs parois, éléments qui se superposent souvent en plusieurs couches successives et forment cette zone particulière que nous avons déjà étudiée sous le nom d 'hypoderme (voir page 199).

D’autre part, au sein même du tissu fondamental parenchymateux (parenchyme cortical, moelle), il n’est pas rare de voir se développer soit des cellules sclérenchymateuses dites pier-

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reuscs, isolées, par groupes, ou par assises, soit des fibres épaisses fasciculées ou isolées, etc.

Gomme exemple de cellules sclérenchymateuses isolées, nous rappellerons celles que l’on rencontre dans le mésophylle des feuilles du Camellia japonica (fîg. 33). Dans le parenchyme fondamental dont le développement considérable forme la partie succulente des poires, on trouve des groupes de cellules pierreuses qui y forment comme de petits noyaux durs souvent répartis en grand nombre dans le tissu mou environnant.

Des exemples de cellules sclérenchymateuses disposées en cordons aplatis et de configuration diverse se peuvent voir dans le tissu fondamental interposé aux faisceaux des Fougères arborescentes et du Pteris aquilina (fig. 99, s, s). Ces

Fig. 99. — Coupe transversale sur la tige du Pteris Aquilina. — s, s. Cellules

sclérenchymateuses .

cellules sclérenchymateuses, allongées parallèlement au grand axe des tiges, présentent des parois généralement colorées en brun. Leur assemblage détermine autour des faisceaux qu’elles accompagnent des dessins variés.

Signalons enfin les cellules pierreuses et les faisceaux de fibres très semblables a celles du liber que l’on rencontre dans un grand nombre d’écorces d’arbres, et dont nous rappelons ici quelques exemples.

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