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CHAPITRE V

STRUCTURE DES TIGES

comme le montre la même coupe (fig. 107, s, s), et les tiges de Gleichenia , Alsophilla , etc. Cette différenciation du tissu fondamental sous-épidermique en sclérenchyme se présente également dans les Fougères arborescentes. Ailleurs, au contraire, tout le tissu fondamental consiste en cellules à parois minces (Polypodium aureum , P. vulgaire, Aspidium Filix mas , etc.).

Enfin, comme nous allons le voir, le tissu fondamental est fréquemment divisé en moelle et tissu cortical par suite de la disposition des faisceaux.

Répartition des faisceaux. — a , Faisceau axile et cylindre fasciculaire unique.

Dans un certain nombre de Fougères très grêles, la tige ne renferme qu’un seul faisceau qui en occupe le centre; cette disposition se rencontre particulièrement dans les Lygodiuni , parmi les Schizéacées, dans les Hymenophyllum} Gleichenia , etc.

Ailleurs le faisceau, axile dans le jeune âge, écarte bientôt ses éléments de telle sorte que, dans les grosses tiges, il forme un cylindre qui est alors remarquable par sa continuité. Il n’est interrompu que par de minces fentes linéaires au-dessous de l’insertion des feuilles, et c’est par ces fentes seulement que la moelle est mise en communication avec le parenchyme cortical. Quelques Schizéacées, le Loxosoma parmi les Hyménophyllées, le Botrychium lunaria parmi les Ophioglossées, présentent une semblable organisation.

Ce n’est là, du reste, qu’une variété dans l’organisation typique d’un grand nombre, de Polypodiacées , de Cyathées et en général des Fougères arborescentes. Dans ces plantes, en effet, de gros faisceaux se disposent en un cylindre qui divise le parenchyme fondamental en moelle et écorce. A chaque insertion de feuille correspond dans ce cylindre une lacune ou fente dont les bords se replient en dehors. C’est à l’existence de ces fentes qu’est due l’apparence de faisceaux semilunaires ou à cornes réfléchies vers l’extérieur que présentent les coupes transversales. Quoi qu’il en soit, le cylindre entier présente la forme d’un réseau dont les mailles sont formées par les fentes foliaires. Des bords de ces fentes partent les faisceaux foliaires qui traversent le parenchyme cortical pour

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

arriver aux feuilles après un trajet plus ou moins long. Les faisceaux foliaires se retrouvent sur les coupes transversales en plus ou moins grand nombre, épars dans le tissu cortical. Chez d’autres Fougères qui ne présentent sur la coupe transversale qu’un seul cercle de faisceaux, on remarque que deux de ces faisceaux ont un développement très considérable relativement à tous les autres. L’un de ces faisceaux occupe la face inférieure du rhizome, l’autre sa face supérieure. Us cheminent ainsi parallèlement et s’anastomosent de place en place par des branches transversales qui s’unissent à angle plus ou moins aigu. Ces anastomoses déterminent ainsi les mailles d’un réseau, et c’est des bords de ces mailles que s’échappent de petits faisceaux foliaires qui, sur les coupes transversales, forment l’anneau vasculaire.

A cette structure, à part diverses modifications dans le nombre et le volume des faisceaux ainsi que dans la forme des fentes ou mailles, se rattachent les Asplénium obtusifolium , Acrostichum brevipes) A. simplex , Polypodium tenellum, Nephrolepis ramosa , Cespidium coriaceum , etc.

b. Faisceaux formant plusieurs cercles concentriques. Chez un certain nombre de Fougères, divers Pteris, Ceratopteris , etc., on trouve sur la coupe transversale plusieurs cercles concentriques de faisceaux semblables de configuration et d’épaisseur.

Parmi ces cercles concentriques, les plus extérieurs représentent la coupe de sortes de cônes emboîtés, dont les sommets embrassent le cylindre central. Us sont formés, en effet, par les faisceaux foliaires émanés de ce cylindre, faisceaux qui, au lieu de pénétrer immédiatement dans les feuilles, cheminent sur une certaine longueur dans le parenchyme cortical en se rapprochant peu à peu de la périphérie.

c. Faisceaux accessoires dans la moelle ou dans le parenchyme cortical.

Enfin, chez un certain nombre de Fougères, outre le cylindre des faisceaux communs à la tige et aux feuilles, on voit se développer soit dans la moelle, soit dans le parenchyme cortical, des faisceaux accessoires.

Le Pteris Aquilina, par exemple, présente en dedans du cer-

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