CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION
Le thalle de la première est comprimé en forme de ruban étroit, celui de la seconde est cylindrique et paraît formé, à la loupe, de tubes finement striés transversalement, apparence qu’ils doivent à leur structure. Ces filaments se composent en effet de cellules rangées côte à côte par étages assez réguliers, et ce sont les plans horizontaux de séparation qui forment les stries transversales de la surface.
Par des coupes dans le tissu même du thalle du Sphærococcus crispus , on constatera l’existence des tétraspores ; celles-ci se réunissent en grand nombre sous forme de petits amas ovoïdes, rosés (capsules), qu’on retrouve très facilement sur l’algue sèche après l’avoir fait détremper dans l’eau. Dans le Gigartina helminthocorton , les tétraspores se forment aux extrémités des rameaux.
Le thalle de la Coralline est, comme le montre la figure (fig. 134)
Fig. 134. — Corallina officinalis. Thalle Fig. 135. — 1 et 2 Leptothrix buccalis. et conceptacle d’après Guibourt.
composé d’articles courts et assez larges imprégnés de carbonate de chaux. Lorsqu’on l’a débarrassé de ce carbonate de .chaux, on constate que le thalle est formé d’une partie centrale constituée par une série de cellules longues et étroites juxtaposées et d’une partie corticale formée de cellules arrondies, serrées les unes contre les autres.
Les tétraspores se produisent à l’intérieur de conceptacles qui naissent à l’aisselle des articles. Ces conceptacles sont ovoïdes, pédicellés et renferment un certain nombre de tétraspores provenant chacune de la division d’une cellule mère. A leur sommet les conceptacles présentent une ouverture (fig. 134).
Algues parasites. — Les Algues parasites de l'homme sont assez peu nombreuses.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
y i Citons le Leptothrix buccalis décrit par M. Robin (1).
Genre Leptothrix. — « Filaments non rameux, ni engainés, ni co- ,<( hérents. »
Leptothrix buccalis. — « Filaments assez raides, droits ou courbés, « quelquefois coudés brusquement, à angle généralement obtus, à « bords nets, non moniliformes, extrémités non effilées, larges <( de 0mm,0005 et longs de 0mm, 020 à 0mm,I00, incolores, élastiques, <( réunis généralement par la base à une gangue amorphe , granuleuse , « et formant des faisceaux plus ou moins serrés, à moins qu’ils n’aient « été détachés (fig. 135, 1 et 2).
Cette Algue se trouve à la surface de la langue, parmi les matières accumulées dans les interstices des dents. Les liquides de l’estomac et de l’intestin ne semblent pas un milieu
favorable à son développement, car on n’y rencontre généralement que des filaments isolés non fasciculés, et très rarement implantés sur leur gangue.
Pour les observer on gratte fortement et aussi loin en arrière que possible le dos de la langue avec une spatule. On trouve en même temps les produits de la desquamation buccale (voir plus loin).
Enfin, sous le nom de Leptomitus , on désigne des Algues (?) dont nous empruntons la caractéristique à M. Robin.
Leptomitus. « lrichoma articulatum, in apicem atténuation, ramo- « sum ; articuli cavi, vaginati. Spermatia (sporidia) lateralia, raro « interstitialia, epispermio pellucido cincta. »
(1) Cli. Robin, Histoire naturelle des végétaux parasites qui croissent sur l’homme et sur les animaux vivants. Paris, 1853.