CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION
Nous reproduisons (fîg. 136) le Leptomitus de l'utérus rencontré par M. Lebert dans le mucus de l’utérus. Il se compose : 1° de tubes pâles, ramifiés, non cloisonnés; 2° de tubes un peu plus larges (h, h), articulés (réceptacles), cloisonnés, terminés par des spores ( b , d, g) à divers degrés de développement. Les spores libres sont ovoïdes et terminées par un petit prolongement séparé d’elles par une cloison (c, c ).
M. Gubler, observant une main blessée soumise à l’irrigation continue, y a découvert un parasite auquel il a donné le nom de Leptomitus epidermidis. On cite encore le Leptomitus urophilus , composé de filaments hyalins très rameux, dont les articles sont quelquefois aussi larges que longs. M. Rayer l’a trouvé mêlé à des poils dans une urine malade (Ch. Robin).
i*sorosj>ermies (1). Pébrine. — On désigne sous le nom de Psorospermies de petits organismes végétaux que l’on rencontre fréquemment chez les poissons, les reptiles et les insectes. Ce sont eux qui constituent chez le Bombyx mon, les corpuscules de Cornalia caractéristiques de la maladie appelée Pébrine.
Chez les poissons, entre la membrane interne et la membrane externe de la vessie natatoire (Tanche, Carpe, Cyprin), où on les observe le plus facilement, les psorospermies apparaissent comme des cellules ovales, formées d’une enveloppe résistante divisée en deux valves réunies par une bande connective annulaire. « Cette bande annulaire est composée elle- « même de deux anneaux accolés, dont chacun appartient à la « valve qu’il borde et semble s’unir à l’anneau de l’autre valve « par l’intermédiaire de petits filaments très difficiles à aper- « cevoir, mais qui prennent un grand accroissement lorsque « les valves s’entr’ouvrent au moment de la conjugaison de la « cellule avec une autre. »
La psorospermie renferme un protoplasma et deux corpuscules brillants. Le protoplasma peut, à un moment donné, s’échapper de la cellule et constituer une cellule où se forment de nouveaux individus. Quant aux corpuscules brillants, ce sont deux cellules contenant chacune un long filament enroulé en spirale.
(1) Nous empruntons les détails qui suivent au Dr Pelletan (toc. cit.).
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
Les psorospermies se reproduisent aussi par auxospores qui succèdent à la conjugation de deux cellules voisines.
Pour observer les psorospermies du ver à soie, il suffit de broyer l’insecte avec un peu d’eau. Alors, au milieu des débris de l’animal, on trouve des corpuscules vibrants, animés d’un mouvement brownien rapide, qui sont des psorospermies à divers états de développement.
Dans la figure 137, on voit en a des corpuscules ovoïdes à contours nets et brillants , mesurant 0mm,0030 de long sur 0mm, 0023
Fig. 137. — Psorospermies du ver à soie à différents états (600 diam.) (Pelietan).
de large. Ces corpuscules sont considérés par M. Pasteur comme des organismes vieillis et incapables de reproduction.
En b, se voient des corpuscules plus pâles, d’apparence gélatineuse, contenant un ou deux globules. En c , ce sont des corpuscules pyriformes pâles, à double contour, et qui parfois renferment un ou deux globules semblables à ceux que l’on rencontre libres en d, et qui sont des agents de reproduction. Enfin en e on voit des cellules-mères de psorospermies. Ces derniers éléments sont quelquefois tellement nombreux qu’ils forment au milieu des tissus de l’insecte une sorte de gangue épaisse.