CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION
acide benzoïque et glycolammine dans l’urine des herbivores, sont des phénomènes corrélatifs de la vie et du développement d’un champignon en chapelets de très petits grains sphériques atteignant à peine 0mm, 015 (sphérobactérie).
Cette Bactérie globulaire (. Micrococcus Ureæ , Cohn), revêtant la forme Torula , se retrouve à peu près semblable dans le vin filant.
Rapprochons de cette espèce les nombreuses Bactéries globulaires pathogènes, en chapelets ou en amas : M. vaccinæ , dans le vaccin récent et le pus des pustules varioliques; M. diphthericus, septicus , M. de la rougeole, de la diarrhée épidémique, du Typhus exanthématique intestinal, etc.
Parmi les Sphérobactéries, beaucoup végètent sous la forme Zoogleci à la surface des substances dont elles se nourrissent. Telles sont : le Micrococcus prodigiosus (Cohn ; Palmella prodigiosa, Mont.), qui forme des masses rouges sur les substances alimentaires cuites. On a observé ce Micrococcus dans le lait rouge attribué à tort à des lésions des mamelles (Cohn). Au même genre Micrococcus se rapportent les petites Bactéries arrondies trouvées par Eberth dans les sueurs bleues, jaunes, rouges, et par Chalvet dans le pus des bords de certaines plaies, mais qu’il ne faut pas confondre avec la coloration bleue du pus, produite par le Bacterium æruginosum , espèce très voisine du vibrion lactique ( B . termo).
6° Fermentation gallique. — Enfin, d’après M. Van Thiegem (2), certains Pyrénomycètes, tels que Y Eurotium nigrum (. Aspergillus niger) et le Pénicillium glaucum, déterminent dans le cours du développement de leur mycélium la fermentation gallique ou dédoublement du tannin, à la température ordinaire, en acide gallique et en glucose.
§ 3. Myxomycètes.
On nomme ainsi des corps dont la place dans la classification n’est pas bien déterminée. Ils se composent d’un appareil végétatif gélatineux ( Plasmodie ) sur lequel, ù. un moment
fl) Annales scient, de l’Ecole normale, lre série, 1864.
(2) Ann. sc. nat ., 5e série, VIII, 1868.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
déterminé, se produisent des sporanges qui se remplissent de spores.
On pourra étudier l 'Æthalium septicum qui prend naissance dans le tan. On procédera comme il a été dit page 53.
§ 4. l<icliens.
Malgré quelques contestations, on s’accorde assez généralement aujourd’hui pour considérer les Lichens comme formés par la réunion du Champignon Ascomycètes et d’Algues, les premiers vivant en parasites sur les secondes. L’ensemble des filaments mycéliens du champignon et des cellules ( gonidies ) de l’algue forme l’appareil végétatif ou thalle du lichen.
Appareil végétatif. — Structure. — Le thalle se présente sur les coupes comme formé de deux parties : l’une, composée de cellules arrondies, à chlorophylle (Gonidies) et qui représentent l’algue; l’autre, composée de cellules allongées, filamenteuses, comme celles des champignons, et qui représentent le mycélium du champignon parasite. Lorsque ces deux parties constituantes du thalle sont mélangées en proportions à peu près égales, le lichen est dit homœomère ( Collema , Leptogium). On l’appelle hétèromère lorsque les gonidies forment des couches distinctes de celles que constitue le mycélium du champignon.
Le plus souvent, les filaments de ce dernier forment a la périphérie du thalle un feutrage assez dense disposé en une couche corticale.
La forme extérieure des thalles les fait distinguer en :
1° Thalles crustacés. Ils forment alors des croûtes pulvérulentes, farineuses ( Lecidea , Beomyces ) ;
2° Thalles foliacés , expansions aplaties, membraneuses ( Peltigera , Sticta) ;
3° Thalles fruticuleux, qui présentent des expansions en forme d’entonnoir ( Cenomyce pixidata) ;
4° Thalles gélatineux (Collema).
Appareils reproducteurs. — Les appareils reproducteurs
les plus constants sont les Apothécies et les Sorédies.
Les Apothécies ne sont autre chose que des sortes de conceptacles, en forme de coupes plus ou moins étalées, semblables à celles des Pézizes, à la surface desquelles se montrent des asques entremêlées de paraphyses , et renfermant en général chacune huit spores. Ces asques procèdent d’une couche hy-