‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 203 sur 451 · CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION

cellules se font remarquer par des épaississements en bandes spiralées ou réticulées, qui leur ont fait donner le nom de cellules fibreuses (Purkinje, fig. 185). M. A. Ghatin (1) a montré d’autre part, que ces cellules dans un grand nombre d’ Anthères se localisent d’une manière spéciale, ordinairement en rapport avec le mode de déhiscence de ces Anthères.

Ainsi, dans les Anthères à déhiscence longitudinale, ces cellules forment tantôt une bande de chaque côté de la ligne de déhiscence ( Lathrœa , Melampyrum , Orobanche) ou, au con-

Fig. 184. — Localisation des cellules fibreuses. Coupe longitudinale sur le sommet fibreux de l’anthère du Solanum sisymbrium. — e. Epiderme. — ms. Cellules fibreuses. — mp. Le tissu situé plus bas n’est pas modifié en cellules fibreuses. D’après M. A. Chatin.

Fig. 185. — A. Coupe générale. — B. Portion de coupe transversale grossie de la portion médiane d’une anthère de Solanum sisymbrium. Les placentoïdes (p, p') encore très développés. — c. Faisceau du connectif. — l. Lacunes par écartement développées dans l’épaisseur des tissus du Mésothèque. — D’après M. Chatin.

traire, elles ne se montrent que le long de l’attache des parois au connectif ( Chlora , Halesia , Chironid ), ou encore elles n’existent que sur l’une des deux valves que sépare la ligne de déhiscence ( Witheringia ) (A. Ghatin).

Dans les Anthères des Laurinées à déhiscence valvulaire, ces cellules sont limitées à l’épaisseur de ces valvules. Chez les Berbéridées, toutefois, on les observe encore sur le reste

(1) A. Ghatin, De l'Anthère. Recherches sur le développement , la structure et les fonctions de ses tissus. Paris, 1870.

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

des parois. Enfin elles manquent chez les Anthères à déhiscence poricide (Ericacées, Pyrolacées, Mélastomacées, etc.), sauf, toutefois, dans le genre Solarium dont l’ouverture apicilaire est munie de cellules fibreuses (fig. 184), le reste du tissu en étant dépourvu ; il peut être creusé de lacunes par écartement.

La coupe transversale de l’Anthère montre ordinairement, en son milieu, la section du connectif où l’on reconnaît l’existence d’un faisceau vasculaire axile, entouré d’un tissu parenchymateux dont les éléments se transforment quelquefois en cellules fibreuses. Cette transformation n’est que partielle dans les Telima , Saxifraga , Sedum, etc. Elle est totale chez les Cràssula, Lonicera, Allium , Tulipa , /Ws, etc. Ailleurs, les cellules du parenchyme qui entoure le faisceau du connectif épaississent fortement leurs parois ( Vinca). Enfin dans les Nuphar il se creuse de lacunes (A. Chatin).

Dans les Anthères des Dicotylédones gamopétales on trouve une saillie longitudinale qui s’avance dans chaque logette et y proémineplus ou moins. M. Chatin, qui a appelé l’attention sur ce fait, donne au processus parenchymateux ainsi formé le nom de Placentoïde , tout en faisant remarquer que cette dénomination n’entraîne aucune comparaison avec le Placenta des Ovaires (1). Nous reproduisons (fig. 185, B) un Placentoïde dans l’Anthère du Solanum Sisymbrium.

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