‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 229 sur 451 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

DU PUS

La difficulté de définir ce produit pathologique a frappé tous les auteurs ; toutefois, cette difficulté devient moins grande, lorsqu’on envisage le pus au point de vue purement descriptif,comme nous le faisons. Aussi, à l’exemple deM. Robin, définirons-nous le pus, comme le résultat de la double production accidentelle, et dans des régions où l’on n’en trouve pas habituellement, de globules blancs et d’une sérosité plus ou moins abondante.

Suivant que le pus s’est formé au contact de tel ou tel tissu, il peut présenter des caractères différents, mais dont l'importance, au point de vue de la détermination de ce produit accidentel, est médiocre.

Gomme nous l’avons dit plus haut, le pus renferme deux parties bien distinctes : une partie liquide, qui est le sérum, et une partie solide, principalement constituée parles globules blancs. Nous verrons en effet que, sous certaines influences, le pus peut renfermer d’autres éléments solides que les globules blancs. Bien que ces derniers soient moins denses que les hématies, ils gagnent cependant la partie inférieure du liquide qui les renferme. Aussi, quand on veut rechercher la présence du pus, dans une sécrétion normale ou pathologique, est-il nécessaire depermettre auxglobules blancs desedéposer.

Le sérum du pus ne présente rien de particulier à noter lorsqu'il est soumis à l’examen microscopique.

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