‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 270 sur 451 · CHAPITRE XI. — DES SÉDIMENTS DE L’URINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — DES SÉDIMENTS DE L’URINE

est amorphe, ou sous forme de granulations arrondies, accolées aux cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien. D’après certains auteurs, le phosphate amorphe serait le phosphate tribasique, et le phosphate cristallisé serait le bibasique. Robin et Verdeil représentent dans leur atlas du phosphate de chaux basique cristallisé, provenant du pus d’un os carié. Robin admet l’existence, dans certains cas, du phosphate acide de chaux dans l’urine. Ce phosphate bibasique se rencontre, d’après M. Méhu, dans les urines des personnes qui absorbent

Iune des différentes préparations phosphatées, en usage dans la thérapeutique.

Lorsque le dépôt s’est fait très lentement, les granulations du phosphate de chaux réfractent fortement la lumière, en lui donnant une teinte brunâtre ou jaune au centre et noire à la périphérie. Leur surface peut être lisse, grenue ou finement hérissée, surtout quand ils se sont produits dans une urine riche en phosphates qu’on a laissée évaporer. Avec eux, et en plus grand nombre parfois, sont des amas en forme de sablier, pouvant atteindre un volume de 1 à 2 centièmes de millimètre. Il est des cas dans lesquels ils sont accompagnés de cristaux en lamelles étroites, allongées, ou en aiguilles isolées ou groupées de diverses manières. Des cristaux analogues, ayant les mêmes réactions, se voient parfois dans les urines acides, avec de l’oxalate de chaux, et semblent, d’après la réaction du liquide, être plutôt du phosphate acide de chaux que du phosphate tribasique (Robin).

Ce savant observateur, faisant réagir différents acides sur les granulations de phosphate de chaux, a vu qu’ils abandonnaient une sorte de gangue organique incolore.

Si l’on était tenté de confondre des grains de carbonate de chaux avec ceux de phosphate, le dégagement de huiles d’acide carbonique, sous l’influence de l’acide, lèverait tous les doutes.

Le carbonate de chaux se rencontre fréquemment dans le sédiment abandonné par l’urine des enfants et dans les urines alcalines. Ce sédiment se rapproche beaucoup par ses caractères optiques du phosphate de chaux.

Le phosphate bibasique de chaux cristallise. Nous donnons,

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d’après l’ouvrage de M. Méhu, quelques-unes des formes cristallines de phosphate bi-calcique provenant soit de l’urine (B), soit du sperme (A) . Pour ne pas scinder ce qui a trait au phos¬

phate de chaux, nous dirons tout de suite, d’après M. Méhu, que les cristaux de phosphate de chaux du sperme sont facilement solubles dans l’acide acétique, et qu’ils sont réellement constitués par du phosphate de chaux et non par du phosphate de magnésie.

D’après Neubauer et Yogel, voici quels seraient les caractères du phosphate de chaux cristallisé : « Ces cristaux sont tantôt isolés, tantôt agrégés le plus fréquemment, et se présentent sous forme de globules et de rosaces. Quelquefois ils sont minces et en forme d’aiguilles et alors, en se croisant à angle droit et se plaçant les uns sur les autres, ils forment souvent des amas de cristaux globuleux; parfois ils sont minces et à surface parfaitement unie ; leurs extrémités se terminent par des pointes aiguës; très fréquemment aussi, les cristaux sont épais, plus ou moins cunéiformes et adhèrent ensemble par leurs extrémités pointues, de manière à décrire une portion de cercle plus ou moins considérable. L’extrémité libre et large est ordinairement un peu oblique et les cristaux complètement formés se présentent avec six faces. »

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