CHAPITRE XV. — DES MATIÈRES FÉCALES
arêtes très pures, soit la forme figurée en b à la figure 367. Disons tout de suite que nous avons également rencontré ces
Fig. 366. — Éléments du méconium.
petits corps dans l’enduit fœtal (1). Enfin, en c nous avons figuré les corpuscules réfringents, dont quelques-uns sont extrêmement fins.
Dans la figure 367 nous avons représenté, en a , des cellules * épithéliales groupées et contenant de ces petits corps jaune orangé, dont nous venons de parler, qui sont représentés en
Fig. 367. — Éléments du méconium.
à un fort grossissement. En c, on voit des cristaux de cholestérine; enfin en cl et en e la racine et la pointe de l’un de ces poils de duvet, que l’on rencontre si fréquemment dans le méconium.
Nous avons eu l’occasion d’observer un méconium peu coloré (fig. 368) dont l’aspect difféi%it du méconium normal. Outre
(1) V. la figure 364. Ces corps ont des dimensions très variables.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
clés cellules épithéliales représentées en b et contenant de ces petits corps losangiques déjà décrits, il y avait des masses, probablement formées de matière grasse, groupées ou isolées, ainsi que de fines granulations réfringentes. En d on voit une agglomération de granulations jaune- orangé, granulations différant des corps losangiques, dont il a été parlé plus
haut. 11 y avait, en outre, des poils de duvet assez fortement pigmentés.
Tous ces éléments étaient invisqués dans le mucus intestinal.
Le méconium peut se conserver très longtemps, desséché sur un linge, ou dans un morceau de papier, sans exhaler aucune odeur. Au toucher il donne la sensation d’un corps gras; sa coloration n’est pas altérée : il peut se putréfier cependant, s’il ne se dessèche pas.
Les linges qui ont reçu du méconium sont colorés en jaune verdâtre, ou en brun verdâtre, suivant l’épaisseur de la couche de méconium, qui a été déposée à leur surface. Les taches sont rudes au toucher; en raison de sa viscosité, le méconium traverse rarement les tissus. Quand une couche de méconium assez épaisse s’est desséchée entre les plis d’un linge, il n’est pas rare qu’il s’en détache de larges écailles portant imprimées, sur chacune des faces en contact avec le linge, les reliefs du tissu; d’autres fois, il suffit de soulever légèrement l’un des bords relevés, de la couche desséchée du méconium, pour la détacher complètement du linge. Quand on examine au microscope, à un grossissements 500 D., du méconium ainsi recueilli; on voit qu’il est formé, comme il a été dit plus haut, d’un mélange de granulations, de cellules, de cristaux et de