CHAPITRE XVI
DES PARASITES
chets des échinocoques. La membrane hydatique, pressée, ridée, chiffonnée, ressemble à un petit paquet de taffetas gommé, entouré ou non d’une membrane fibreuse. Mais le diagnostic est encore possible, et dans un fait de ce genre, M. Laboulbène a pu établir l’existence d’un kyste très ancien, chez un sujet ayant succombé à une autre affection et, à force de recherches, montrer à Béhier, des crochets d’échinocoque
( loc . cit ., p. 30). Quand un de ces kystes hydatiques vient à se
rompre dans les voies digestives, aucun ténia, soitinerme, soit armé, ne s’y développe. L’hydatide ou l’acéphalocyste sont rendus en nature, peu altérés, reconnaissables et non changés ; l’échinocoque périt dans l’intestin humain et ne s’y transforme point. M. Laboulbène a fait suivre ces développements de considérations très intéressantes sur l’étiologie comparée du Tænia cœnurus (qui produit le tournis du mouton) (fig. 399). Nous
Fig. 399. — Cerveau d’uu mouton ayant avalé des œufs de Tænia cœnurus depuis trois semaines, et qui a été abattu après avoir donné les symptômes du tournis; la surface offre des galeries parcourues par les jeunes vésicules du cœnure (d’après Gervais et Vau Beneden).
renvoyons le lecteur au remarquable travail de M. Laboulbène, publié en mai et en juin 1877 dans le Bulletin de Thèrapeu- ' tique , chez O. Doin.
Se fondant sur les expériences qui ont été faites pour démontrer que le cœnure du mouton est produit par l’œuf d’un ténia du chien ou du loup, s’appuyant également sur des expériences directes, M. Laboulbène conclut que les vésicules hydatides, pourvues d’échinocoques et constituant la ladrerie hydatique, ne sont qu’une phase du développement du Tænia echinococcus , ou ténia échinocoque du chien. La grandeur du ténia échinocoque estpeuconsidérable, puisqu’elle varie entre * 2 ou 3 millimètres. Le scolex possède une double rangée de
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
crochets comme ceuxdes échinocoques.M. Laboulbène signale avec raison l’énorme disproportion qui existe entre ce minuscule ténia et le développement considérable de l’hydatide (1).
Rothrlocepiialus latus. Bothriocéphcile large. — Ce parasite est assez rare dans nos pays ; il est, au contraire, fréquent en Suisse, surtout à Genève où, suivant Odier, le quart des
Fig. 400. — Bothriocephalus latus. Centre où se réunissent les conduits des organes de la génération, d’après MM. Sommer et Langlois. — a. Extrémité postérieure renflée du ■vagin. — b. Petit canal de décharge au germiducte. — c. Vitelloducte. — d. Élargissement ampullaire du ■vitelloducte. — e, f. Germiducte. — g, i. Commencement fusiforme de la matrice. — k , k. Glandes unicellulaires formant la coque ; leurs conduits se rendent en g , au commencement de la matrice.
habitants en serait atteint, en Russie, en Suède, en Pologne, dans la Prusse occidentale, plus rarement en Hollande et en Belgique.
(1) D’après les observations de M. Mégnin, l’Echinocoque du cheval se transforme dans les diverticulums de l’intestin de cet animal, en un ténia inerme, qui n’est autre que le tænia perfoliata des helminthologistes { loc . cit.).