CHAPITRE XVI. — DES PARASITES
ou enveloppe propre, est lisse et solide; l’externe est faite d’une substance albumineuse, inégalement répartie, ce qui lui donne un aspect bosselé ; elle est teintée par les matières intestinales ; cette deuxième enveloppe n’existe pas avant la ponte, les œufs sont alors blancs (Davaine).
Oxyuris xermicularis(Bremser). — L’oxyure vermiculaire qui habite surtout la portion terminale de l’intestin, mais qui peut également se trouver dans le duodénum, l’iléon, le cæcum ou le côlon, suivant la période où on l’observe, se reconnaît aux
Fig. 411. — Oxyure vermiculaire. — A. Individus de grandeur naturelle. — B. Extrémité céphalique grossie; l’œsophage et l’estomac sont apparents. — C. Extrémité caudale grossie. — D. Tête fortement grossie. — a. Bouche munie de trois lèvres. — b, b. Renflements latéraux du derme (d’après Davaine).
deux renflements céphaliques, dont sa tête est bordée et qu’un grossissement de ™ permet de distinguer aisément. Les œufs sont elliptiques et mesurent 0mm,53 sur 0mm,18. Pour cette espèce, comme pour les autres nématodes de petite taille, on retire les plus grands avantages de l’emploi des réactifs colorés.
Tricoeepiiaïus dispar (Rudolphi). — Tous les traités d’helminthologie indiquent la bizarre apparence du tricocéphale, qu’un grossissement de ^ permet d’étudier dans ses traits principaux. Quant aux œufs, il suffit de les avoir observés une seule fois, pour pouvoir toujours les reconnaître. Les deux pôles se prolongent, en. effet, sous forme de pointes mousses et fournissent un excellent caractère. L’acide acétique débarrassant les ovules, des corps gras qui les. re-
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couvrent très souvent, permet de les distinguer aisément.
Fig. 412. — Tricocéphale dispar. — A. Femelle. — B. Mâle, de grandeur naturelle. — C. OEuf, à un grossissement de 150 (d.). — D. Extrémité antérieure grossie.» — E. Extrémité postérieure grossie. — a. Spiculé. — b. Sa gaine. — c. Anus.
Trieiiiïia spiraiis. — Ce nématode, célèbre entre tous, par la panique qu’il causa il y a une quinzaine d’années, lorsque plusieurs autopsies en révélèrent la fréquence en Allemagne, peut, on le sait, s’observer à deux états : 1° agame et enkysté dans les muscles ; 2° sexué et libre dans le mucus intestinal.
Le microscope permet de le reconnaître aisément sous ces deux états et de ne pas tomber dans l’erreur qui avait fait confondre à Leuckart, la trichine et le tricocéphale.
A l’état adulte le mâle mesure un millimètre en longueur, la femelle de 3 à 4 millimètres; le corps est effilé en avant ; les trois portions, initiale, moyenne et terminale, du tube digestif se reconnaissent aisément. La femelle présente l’orifice vulvaire, au point d’union du cinquième antérieur, avec les quatre cinquièmes postérieurs ; l’extrémité anale du mâle porte deux petits appendices conoïdes (fig. 415).
La femelle est vivipare, de sorte que l’embryon se trouve, dès qu’il est expulsé, en contact avec la muqueuse intestinale ; il s’engage immédiatement dans cette membrane, d’après les recherches de M. Davaine ( loc . cit ., p. 746). On peut se faire une idée de la prolification inouïe de la Trichine par l’exemple suivant: on en a trouvé depuis 200 jusqu’à 1,000 dans l’organisme de la femelle. Si l’on songe que celle-ci pond pendant sept ou huit semaines, ainsi que cela a été observé en Allema-