A. DIVISION BINAIRE
Ainsi que nous l’avons dit plus haut (page GO), deux cas sont à considérer dans le mode de division des cellules, car il peut y avoir division binaire ou division multicellulaire. Nous envisagerons tout d’abord le cas de division binaire qui est le cas typique et en même temps le procédé le plus fréquemment mis en usage dans la nature pour l’accroissement des tissus végétaux.
Sujet* d’étude. — On conçoit d’après cela que les sujets d’étude soient nombreux. Nous n’en signalerons qu’un petit nombre, en ayant soin de les choisir parmi ceux qui donnent les résultats les plus nets. La moelle des dicotylédones (Sambucus, Hehanthüs , Lysimachia , Polygonum, Silene), offre d’après M. Hans-
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
tein des exemples de bipartition cellulaire. On pourra suivre également cette division binaire dans la formation des poils d’un certain nombre de végétaux, ceux des étamines du Tra descantia virginica ou de YOchrea des rumex sont particulièrement propres à ces observations; et si l’on a soin de les prendre assez jeunes, on peut trouver sur un seul d’entre eux toutes les phases principales de la division. La bipartition des jeunes cellules de l’endosperme du Phaseolus multifloi'us , provenant elles-mêmes , comme nous l’avons dit d’une genèse ; la formation des stomates de 17m pumila et de l’ Hyacinthus orientalis , seront d’excellents sujets d’étude et qu’il est facile de se procurer. Enfin on suivra peut-être plus facilement encore cette division binaire des cellules chez les algues filiformes à longues cellules. C’est le Cladophora , qui servit à M. Mohl alors qu’il décrivit pour la première fois, en 1835, ce mod^ de formation des cellules. Les Spirogyra longata , orthospira, setiformis , les Zygnema , Ædogonium , Ulothrix zonata , comptent également parmi les sujets préférés des savants qui ont contribué à la connaissance de ces phénomènes.
Toutefois les divers exemples que nous venons de citer ne sont pas tous également propres aux premières recherches. Dans beaucoup d’algues {Zygnema, Spirogyra guinina , etc.), le contenu des cellules, amidon, corps chlorophylliens, est tellement abondant qu'il empêche de bien suivre les diverses phases de la division. Nous conseillerons, sous ce rapport, le Spirogyra orthospira, qui se laisse facilement observer au. microscope.
Il faut encore tenir compte chez les algues de l’époque à laquelle se fait la division. Ainsi, les Cladophora offrent le double avantage d’être des algues très-communes, et de présenter à toute heure du jour des phases de labipartition. Le Spirogyra orthospira , au contraire ne se divise qu’à une heure avancée de la nuit, entre dix heures du soir et deux heures du matin. Ce serait là un inconvénient, mais nous indiquons plus loin un moyen très-simple imaginé par M. Strasbiirger pour retarder la division jusqu’au matin. Enfin, lorsqu’on commence ces études, il est bon de prendre un exemple qui offre à l’examen toutes les phases du phénomène; il faut pour cela