‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 375 sur 451 · CHAPITRE XVI. — UES PARASITES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — UES PARASITES

qu’il fait mourir par milliers (Mégnin). Le Syngamus témoigne d’une évidente parenté zoologique avec le Sclérostome; on trouve ce ver presque toujours accouplé; le mâle, beaucoup plus petit que la femelle, forme avec elle un angle presque droit, ce qui a fait donner à ce parasite le nom de ver crochu. Le développement et le mode de transmission ne sont pas connus. D’après Davaine, on a trouvé ce ver dans la trachée ou dans les bronches, chez le coq domestique, le dindon, la pie, le martinet, l’étourneau, le pic-vert, le faisan, la perdrix, la cigogne noire. « M. Leidy l’indique comme très commun chez les poules en Amérique. Le Dr Grisp estime à un demi-million le nombre des poulets que ce ver détruit actuellement en Angleterre, sans compter les faisans (1) et les perdrix, de sorte qu’il serait d’un intérêt véritablement national, dit-il, de trouver le moyen de prévenir l’invasion de ce ver ou de le tuer (Davaine) » (2).

Parasites des voies respiratoires. — Un ver nématoïde, le Strongylus longea aginatus (Diesing) a été rencontré dans les voies respiratoires de l'homme. Ce cas se présente rarement; jusqu’ici, il n’a été rencontré qu’une fois. (P. la descript., voy. Davaine, Synopsis, p. CXVII.) M. Rainey, d’après Davaine, aurait également observé des vers nématoïdes à l’état de larves dont l’espèce n’aurait pu être déterminée, dans le larynx et la trachée d’un individu. Ayant examiné ces vers au microscope, M. Rainey a vu que ceux-ci étaient plus effilés à une extrémité qu’à l’autre et que l’extrémité la plus grosse se mettait toujours en mouvement, avant la plus petite. Quand les mouvements cessent, le ver reste enroulé et ressemble à

(1) Les faisans sont également atteints d’un ténia particulier, dont nous donnons ci-contre la figure. (V. fig. 421.)

Les Syngamus exercent de terribles ravages dans les faisanderies, et s’attaquent aux genres exotiques (Lophophores, etc.). Au Muséum la plupart des oiseaux s’en trouvent atteints, et on les rencontre aussi bien dans les Canards et les Spatules, que chez les Marabous et les Pélicans. (J. Chatin.)

(2) M. Mégnin a indiqué un moyen de détruire ce ver qu’il tient d’un faisandier de la forêt de Fontainebleau : c’est de mêler de l’ail pilé h la pâtée destinée aux faisans; le susdit faisandier a ainsi débarrassé ses parquets de ce terrible parasite ( Bulletin de la Société centrale vétérinaire 1878).

Parmi les parasites des animaux domestiques nous citerons encore, le Sclérostomc du cheval, Sclerostomum armatum. (V. Davaine, Synopsis , CXIII).

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une trichine renfermée dans son kyste. Ce nématoïde est long de 0mm,75, large de 0mm,016, obtus en avant, graduellement aminci en arrière. L’œsophage occupe plus du tiers de la longueur du corps, l’intestin est droit; l’anus semble exister un peu en avant de l’extrémité postérieure ; il n’y a pas d’organes génitaux internes ou externes (Davaine, p. 22).

A la suite d’une communication faite à l’Académie des sciences par M. le Dr Nicati (de Marseille), sur la concomitance d’une épidémie de diphthérie ayant régné à la fois sur les basses-cours et sur les habitants de Marseille, une certaine émotion s’était manifestée et on s’était demandé si la diphthérie des oiseaux ne pouvait pas se communiquer à l’homme.

Fig. 422. — Proto-organismes de la diphthérie ou phthisie des oiseaux et des lapins. — A. Jeunes psorospermies du mesentère d’une poule. — B. Jeunes psorospermies du foie chez un lapin. — C. Jeunes psorospermies du poumon de la poule. — D. Psorospermie adulte en -voie de segmentation, encore nommée grégarine (Mégnin).

M. Mégnin, ainsi que d’autres observateurs, ont démontré, soit par l’observation clinique, soit par l’anatomie pathologique, que les craintes de M. Nicati étaient exagérées. Voici le résumé des recherches de M. Mégnin sur ce point :

Cette maladie est connue des éleveurs sous le nom de muguet jaune , de chancre , d ' esquinancie , et se présente sous deux formes principales, ordinairement combinées chez plusieurs malades, à savoir : 1° une forme pseudo-membraneuse , caractérisée par des fausses membranes, d’un blanc jaunâtre plus ou moins foncé, que l’on rencontre tapissant un ou plusieurs des organes suivants : langue, pharynx, cavités nasales, larynx,

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