‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 380 sur 451 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

DES PARASITES

existant jusque sur les côtés du corps et entre deux rangées de sept paires de spinules sur le notogastre ; une paire de longues soies sur les côtés du corps et une sous le ventre au môme niveau ; près de l’anus, qui est rétro-dorsal, deux paires de longues soies dont les plus grandes sont en dedans ; épimère céphalo-thoracique médian, descendant aussi bas que ceux de la deuxième paire ; plastron chitineux, grenu, quadrangulaire sur le céphalo-thorax ; crochet aigu à la face inférieure du deuxième article des pattes antérieures, à deux crochets aigus inégaux, dont le terminal très fort, à l’extrémité des tarses des mômes pattes, presque égaux aux tarses postérieurs ; soies et cirres des articles des pattes comme dans la figure.

Femelle ovig.êre (A et B) . — Longue de 0miu,45 à0mm,50,largede 0mm,30 à 0mm, 33, grisâtre ou légèrement rosée ; oviducte sur le milieu de la face inférieure du troisième anneau céphalo- thoracique, accompagné d'une paire de pièces cliitineuses brunes, en forme de feuilles de trèfle et d’un double épimérite longitudinal médian ; plastron céphalo-thoracique dorsal rectangulaire, transversal, sur le milieu du deuxième anneau, présentant à son bord antérieur la trace de deux stigmates contigus ; les deux paires de pattes postérieures articulées sur des épinières libres, portant chacune, au lieu de ventouse, une longue soie tarsienne de môme longueur et de môme force dans chaque membre (fig. 423).

Femelle pubère. — Longue de 0mm,35 à 0mm, 40, large de 0mm,25 à 0mm,3o, ne se distingue de la précédente que par l absence d’oviducte et par une plus petite taille.

Mâle (G). — Longueur 0mm,23 à 0mm,28, large de 0mm,18 à 0mm,20, gris roussâtre; organe génital complexe, formé par une pièce médiane à deux branches, s’articulant toujours complètement avec les épinières des quatre pattes postérieures, réunies par paires de chaque côté ; tarse de la quatrième paire de pattes pourvu d’une ventouse pédiculée au lieu d’une soie ; saillies cutanées moins nombreuses; large plastron occupant les parties médianes et supérieures du deuxième et troisième anneau céphalo-thoracique, une paire de petits plastrons en forme de disques grenus, roussâtres sur le notogastre de chaque côté de la ligne médiane.

Nymphe. — Longue de 0mm,30, large de 0mm,20, en tout semblable à la jeune femelle pubère, dont elle ne se distingue, outre sa taille plus petite, que parla quatrième paire de pattes beaucoup plus petite et portant une soie plus grôle et plus courte de moitié, que celle de la troisième paire.

Larve ( D). — Longue de 0mm, I6,à 0'rm,10 àOmm,25, large de 0mm,17, se distingue de la nymphe en ce qu’elle est hexapode par l’absence de la quatrième paire de pattes, et en ce qu’elle ne porte qu’une seule paire de soies anales représentées par la plus interne.

On rencontre ce parasite sur le cheval et sur quelques autres grands quadrupèdes, sur la peau desquels il habite, caché sous les

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couches épidermiques, à des profondeurs variables suivant l’âge ; ce sont les femelles ovigères et les femelles fécondées, qui se logent le plus profondément et probablement, au fond des terriers, ou des sillons, comme chez l’homme, sillons ou terriers, qu’il est impossible de voir, chez les animaux couverts de poils et à peau colorée en noir, par un pigment abondant. Les nymphes elles-mêmes vivent plus superficiellement, afin de pouvoir se rencontrer pour s’accoupler ; les larves aussi vivent à la superficie de la peau. Cette manière de vivre dans les couches épidermiques, dit M. Mégnin, explique pourquoi, la récolte des Sarcoptes est si difficile ; il faut racler jusqu’au sang, pour obtenir surtout les femelles adultes, qui sont les plus nombreuses ; les mâles sont relativement très rares. Si l’on se contente de recueillir seulement les croûtes qui se détachent facilement, on n’obtiendra jamais rien. La présence du parasite est absolument indispensable pour distinguer la dermatose parasitaire, de la dartre sèche, ou chronique, du cheval.

Psoroptes longirostris. — Découvert en 1813 par Gohier, à

JB

Fig. 426. — Psoroptes longirostris, var. equi (gross. de 50 D.). — A. Mâle (face inférieure. — B. Femelle ovigère (face inférieure). — C. Larve (face dorsale). — D. Jeune femelle pubère (2e forme), face inférieure, renversée la tête en bas et inclinée de manière à montrer la partie rétro-dorsale (Mégnin).

Lyon. Synonymes: Psoroptes equi (Y. Gervais), Dermatodectes

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