CHAPITRE XVI. — DES PARASITES
equi (Gerlach), Dermatodectes communis (Bourg, et Delaf.), Dermatocoptes communis (Furstenberg).
Description. — Psoropte à rostre bien détaché et saillant, à soie des palpes courtes (fig. 426), céphalo-thorax à segments peu distincts, portant, sur la face supérieure, une plaque grenue jaunâtre, courte et étroite, occupant la partie médiane du premier segment. Cinq paires de poils dorsaux, dont une de plus grande dimension, insérée, sur une large papille non percée, placée près des angles postérieurs de la plaque grenue céphalo-thoracique. Deux paires de poils latéraux près des hanches, des deuxième et troisième paires de pattes; quatre paires de poils sous-thoraciques et ventraux, entre les épinières des pattes.
Femelle ovigère (B). — Longueur 0mm,60 à 0mm,80, sans les pattes ; largeur 0mm,30 à 0mm,50 ; couleur générale blanc nacré, avec les pièces du squelette de couleur rouille ; oviducte en forme de courte fente transversale, vers le troisième anneau thoracique, à lèvres fortement plissées ; la lèvre inférieure munie d’une paire d’épimérites en forme de deux branches de lyre renversées. La troisième paire de pattes terminée par deux longues soies, la quatrième par une ventouse pédiculée.
Jeune femelle pubère (première forme). — Longue de 0mm,40, large de 0mm,25 à 0mm,30 ; fente vulvo-anale grande, longitudinale, sousabdominale, à lèvres chitineuses, portant de chaque côté de la commissure postérieure de cette fente, mais sur la face dorsale, deux tubercules hémisphériques saillants, chitineux, servant à l’accouplement. Absence complète d’oviducte sous-thoracique. Pour le reste de la conformation et pour les pattes, ressemblance complète avec la femelle ovigère, sauf la ventouse de la quatrième paire de pattes qui est comme arrêtée dans son développement.
Jeune femellepubêre (deuxième forme). — Longue deOmm, 40 à 0mm,50, large de 0mm,30 à 0mu*,40, ressemble tout à fait à la précédente, si ce n’est la quatrième paire de pattes qui est imparfaite et terminée par deux poils grêles, au milieu d’une ventouse pédiculée (D).
Mâle (A). — Longueur 0mm,50, largeur 0,nm,30; gris roussâtre; organe génital complexe entre les pattes postérieures, accompagné d’une paire de ventouses copulatrices, en forme de gobelets ; trois paires de pattes complètes, la quatrième rudimentaire. Lobes abdominaux triangulaires, arrondis, portant chacun cinq poils simples, les trois de l’extrémité très grands et forts. Notogastre recouvert d’un large plastron trapézoïdal, en chitine grenue et rousse.
Nymphe. — Longue de 0ram, 40 à 0mm,50, large de 0mm,30 à 0mm,40 ; ressemble tout à fait à la jeune femelle pubère, deuxième forme, sauf les tubercules copulateurs qui sont absents et la fente vulvoanale moins grande.
iMrve hexapode (G). — Longue de 0mm,20 à 0nim,40, large de 0mm,12
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
à 0n,m,25, n’ayant qu’une paire de pattes postérieures, terminée par deux longs poils ; c’est la quatrième qui manque. Entre les tailles extrêmes que nous indiquons, M. Mégnin a constaté au moins trois tailles différentes intermédiaires, ce qui indiquerait au moins trois mues pendant cette période.
Œuf. — Long de 0mm,20, large de 0mm,12, couleur blanche, opaline. On rencontre souvent des œufs à des degrés divers d’incubation, depuis celui où l’embryon est à peine indiqué par des bosselures, jusqu’à celui où il est tout formé et prêt à sortir.
Habitat. — Les psoroptes se rencontrent sur le cheval en sociétés nombreuses qui ne se déplacent qu’en rayonnant et en suivant une progression régulière ; c’est ce qui explique la forme et l’aspect particulier de la gale psoroptique, laquelle se présente par larges plaques d’impétigo, à grosses croûtes humides, toujours nettement séparées par des parties saines ; c’est au milieu des croûtes qu’habitent les psoroptes, aussi est-il facile, avec un peu d’attention, de les voir grouiller au milieu et à la simple vue. On peut même voir les psoroptes accouplés, le mâle traînant la femelle qui est comme inerte. Ils ne ponctionnent la peau qu’au fur et à mesure de leurs besoins et ne se cachent jamais sous l’épiderme ; aussi est-il très facile de se rendre compte de leur présence et d’en récolter. Ils sont assez volumineux pour que, à la simple loupe, l’observateur puisse les reconnaître spécifiquement.
Chorioptes spath if er us. — Chorioptes spathiferus. Syn. Sarcoptes bonis (Hering); Symbiotes bovis (Gerlach), Sarco-dermatodecte communis (Bourg etDelaf.).
Diagnose. — Choriopte à rostre à moitié caché par l’épistome, à soies des palpes très courtes, céphalo- thorax à segments peu distincts, portant sur sa face supérieure et sur la ligne médiane une bande chilineuse, grenue, s’élargissant en arrière, et s’étendant jusque près de la ligne de démarcation du quatrième segment ; deux petites lignes de même substance à la naissance des pattes. Au sommet du triangle formé de chaque côté par le troisième anneau, large papille chitineuse circulaire, percée d’une ouverture en demi-lune, au pied du long poil qu’elle porte à son centre ; quatre autres poils dorsaux très petits ; une autre paire de poils sur les côtés du corps, à la naissance de la troisième paire de pattes, trois paires de petits poils sous le thorax, entre les épimères des pattes, et une paire de poils accompagnés de très fins stylets, de chaque côté de l’anus, épimères des pattes antérieures libres.
Femelle ovigère (fig. 427, B). — Longue de quatre dixièmes de millimètre, large de deux à trois; couleur générale blanc nacré, avec les pièces en chitine de couleur rousse ; vulve ou oviducte en forme de courte fente transversale, à lèvres fortement plissées, sous le