‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 385 sur 451 · CHAPITRE XVI. — DES PARASITES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — DES PARASITES

maux, nous devons citer le Demodex ( Demodex follicularis (Owen), Simonea folliculorum (P. Gervais), Acarus folliculorum (Henle, puis Simon). Ce parasite ne semble pas déterminer de troubles pathologiques, bien qu’il vive dans les glandes sébacées de la peau. Pour le recueillir, il suffit de presser les ailes du nez, dont l’appareil glandulaire est ordinairement très riche, ou de les racler avec une spatule. On examine au microscope le produit obtenu, à l’aide d’un peu de glycérine; un grossissement de 300 à 400 diamètres suffit.

Voici, d’après Duval et Lereboullet, la description de ce parasite. Il a de 85 à 125 p. de longueur et environ 25 p. de largeur ; la tète est pourvue de deux palpes latéraux et bifides et d’un proboscide long et tuberculeux, sur lequel on trouve un organe triangulaire, composé de deux pointes, ou défenses fines. La tête tient immédiatement au thorax, qui compose environ le quart de la longueur de tout l’animal.

De chaque côté du thorax, il y a quatre pattes très courtes* coniques, consistant en trois segments et portant trois griffes étroites, à leurs extrémités libres. De la base de chaque patte, une arête s’étend transversalement à travers le thorax, et ces bandes transversales sont reliées les unes aux autres par une crête longitudinale, placée sur la ligne médiane. L’abdomen est environ trois fois aussi long que la poitrine. Les téguments présentent un grand nombre de constrictions, qui ont l’air de lignes transverses placées en juxtaposition et donnent à ses rebords latéraux l’aspect d’une lime. Une autre variété de cet animal est caractérisée par la brièveté de l’abdomen qui peut ne pas être plus long que le thorax et qui, de toute façon, ne dépasse pas cette région de plus d’une demi-longueur. Dans une troisième variété, les pattes sont au nombre de trois seulement et l’abdomen est complètement lisse ; enfin une quatrième variété présente une forme cordée. Peut-être ces diverses apparences correspondent-elles à divers degrés du développement du parasite.

Fig. 431. — Premier degré de l’hypertrophie d une glande sébacée (Comédon). — aa* Poil et bulbe pileux. — b. Cellules hypertrophiées de la glande sébacée. — c. Canal commun au follicule, pileux et à la glande sébacée, distendu par l’épithélium qui fait saiilie en d. — i. Poil qui traverse cet amas d’épithélium. — f.

Demodex folliculorum.

(Follin.)

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

Nous ne pouvons quitter ce sujet sans parler également du Demodex du chien, bien que l’affection qu’il cause chez celui-ci ne paraisse pas jusqu’à présent être transmissible à l’homme. Chez le chien le Demodex produit la gale folliculaire. C’est une maladie très grave et très fréquente. Après la rage, dit M. Mégnin, dans l’ordre d’importance, c’est certainement l’affection la plus redoutable.

Voici, d’après M. Mégnin, les caractères du Demodex folliculorum du chien. La femelle adulte a 27 centièmes de millimètre ; le mâle en a

Fig. 432. — Demodex folliculorum (du chien). — A. Femelle adulte. — B. Larve sous forme de petite sole. — C. Larve ayant acquis trois paires de tubercules de reptation qui tiennent lieu de pattes. — D. Demodex occupant le follicule dilaté d’un poil.

25. Ce parasite donne naissance à de petites larves sans pattes sous forme de petites soles (fig. 432, B) qui grandissent, acquièrent trois paires de petits tubercules de reptation (C), qui tiennent lieu de pattes, et finissent, après avoir grandi encore et mué une dernière fois, par prendre la forme adulte. Le mouton et le chien ont également un Demodex; l’espèce qui vit sur le chien est la plus dangereuse.

Nous n’insisterons pas davantage et nous renvoyons le lecteur, pour tout ce qui a trait aux affections parasitaires du chien, au livre si remarquable de M. Mégnin (1).

Des acariens qui vivent dans la poudre de cantharides (Laboulbène, Fumouze et Robin). — Dans les vieux fourrages, dans un

(1) Le Chien, histoire, hygiène, médecine. P. Mégnin, Paris, chez Deyrolle.

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