‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 67 sur 451 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ELEMENTS ANATOMIQUES

On les trouve particulièrement larges, et profonds clans les cellules épaisses du périsperme du Phytéléphas, delà datte, etc. Dans certains cas, ces canaux se bifurquent et se ramifient dans la paroi, c’est ce que montrent les cellules sclérenchymateuses des concrétions pierreuses des poires par exemple, ou encore les cellules sous-épiclermiques de la tige souterraine du Pteris aquilina. De semblables canaux sont également bien développés dans les téguments de la graine de beaucoup de végétaux, dans la caroncule de la graine du Ricin, etc.

2° Cellules aréolées- ponctuées. — Dans tous les exemples que nous avons signalés sous le nom de cellules ponctuées, chaque canalicule correspondant aune ponctuation présente un calibre à peu près uniforme dans toute sa longueur.

Mais il arrive, dans certains cas, que le canalicule, très large dans sa partie voisine de la face externe de la paroi cellulaire, se rétrécit plus ou moins brusquement à mesure qu’il se rapproche de la face interne de cette paroi. Il en résulte que le canal poreux présente un orifice interne très petit qui projette une ponctuation sur l’orifice externe plus large.

On observe alors; à la lumière transmise, ce qu’on appelle une ponctuation aréolée (fig. 42). Vue de face en effet, cette variété de marque se présente sous la forme d’un point brillant entouré d’une aire obscure, mais plus claire toutefois que le reste de la paroi. Cette apparence s’explique aisément. La lumière qui traverse l’orifice interne du cannalicule arrive à l’œil sans obstacle, et par suite plus intense que celle qui traverse l'orifice externe après avoir rencontré sur son chemin la voûte formée par l’épaississement de la paroi. Cette intéressante particularité dans le mode de développement en épaisseur des parois cellulaires s’observe avec la plus grande netteté dans le bois des Conifères. Les vaisseaux du bois sont

Fig. 42. — Cellules aréolées (Abies).

fOG

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

remplacés en effet dans ces végétaux par des fibres épaisses à larges ponctuations aréolées (fig. 42). Pour les étudier, nous conseillons de pratiquer des coupes fines transversales et longitudinales sur un éclat de Sapin. Les larges aréoles se montrent disposées en lignes longitudinales sur la paroi des fibres. Vue de face, chaque ponctuation aréolée peut être assez exactement comparée à un verre de montre percé en son centre et enchâssé dans la paroi de la fibre. La coupe d’une de ces ponctuations représente une sorte d’entonnoir brusquement rétréci, dont l’orifice le plus large forme l’aréole, et l’orifice le plus petit, la ponctuation.

Les ponctuations simples ou aréolées de deux cellules voisines sont généralement en regard les unes des autres. Les cavités des deux cellules ne sont alors séparées que par une mince paroi ; mais il peut arriver que cette membrane se résorbe, il y a alors communication directe entre les deux éléments. Une pareille communication s’établit fréquemment entre les fibres aréolées ponctuées des Conifères ; plus

rare entre les cellules ponctuées simples, on en trouve cependant des exemples dans les cellules à spirales des Sphagnum et Dicranum , et dans les organes femelles de quelques espèces d’Algues (Schacht). On a alors affaire non plus h des ponctuations, mais à de véritables perforations des parois cellulaires.

Quant à la répartition des ponctuations, elle se fait généralement suivant une ligne spirale ; les cellules allongées montrent particulièrement bien cette disposition (fig. 45, A).

3° Cellules rayées et réticulées. — Lorsque les parties de la paroi épargnées par l’épaississement atteignent une certaine étendue dans un sens, au lieu de ponc¬

Fig. 43. — Vaisseaux scalariformes.

tuations, on observe à la surface de la membrane des raies, qui peuvent être aréolées. par un mode de formation analogue à celui que nous avons décrit au sujet des ponctuations aréo-

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