CHAPITRE II. — ÉLÉMENTS ANATOMIQUES
lées. Ces raies aréolées s’observent très bien sur les vaisseaux dits scalariformes des Fougères, et en particulier du Pteris aquilina( fîg. 43), ainsi que sur les vaisseaux du tubercule de Dahlia variabilis. Dans ces deux dernières plantes on observe en outre des cellules qui présentent une modification particulière des marques, qui constitue ce qu’on appelle des ponctualions tournantes.
Vue de face, chaque ponctuation de ces cellules apparaît comme une ouverture arrondie traversée par une longue fente qui n’est autre que l’ouverture interne de la ponctuation aréolée. Il peut arriver alors que la fente interne change de direction par les progrès de l’épaississement, de manière que la ponctuation, vue de face, présente deux fentes en croix. 11 est toutefois nécessaire de s’assurer que ces deux fentes appartiennent bien à la membrane d’une seule et même cellule, en isolant cette cellule par la macération. (Sachs, loc. cit.)
Enfin, on réserve le nom de cellules réticulées à certains éléments dans la paroi desquels, les raies transparentes augmentant en nombre, les portions épaissies apparaissent comme un réseau dont les mailles sont formées par les parties non épaissies. On en trouvera de bons exemples dans les cellules vasculaires du bois d’un grand nombre de végétaux, dans certaines cellules du thalle du Marchantia polymorpha , dans un grand nombre d’anthères, où ces cellules reçoivent le nom de cellules fibreuses. (Voir plus loin.) Enfin, à la face interne de l’enveloppe de la graine des diverses espèces de Daphné (1).