‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 87 sur 451 · CHAPITRE III. — ORGANES DÉRIVÉS DES CELLULES · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — ORGANES DÉRIVÉS DES CELLULES

nombre de Monocotylédonées, constituent une forme typique à laquelle peuvent être également rattachés certains éléments propres aux Euphorbiacées et aux Convolvulacées.

Vaisseaux utriculeux «les HIonocotylé«lonées. — Parmi les Monocotylédonées, c’est principalement dans les plantes à oignon qu’on trouvera de bons exemples de vaisseaux utriculeux (A Ilium, fig. 55), etc.). Il suffit, pour les observer, de faire des coupes dans le parenchyme de ces plantes. Les Aroïdées (Van Thiegem, loc. cit.) présentent également des vaisseaux utriculeux sous forme de cellules cylindriques plus larges et plus longues que celles du parenchyme environnant , et dont les parois transversales se résor- Fig. 85< Yaisseau utricuIeux. Collpe bent quelquefois pour former des longitudinale à travers une écaille tubes. Ces vaisseaux utriculeux renferment des cristaux en aiguilles (raphides) et un suc incolore.

Euphorbiacées. — Dans les Euphorbiacées, les vaisseaux utriculeux se montrent comme de longues cellules isolées qui suivent la direction de la tige et envoient des branches latérales dans tous les sens. — Particulièrement répandus dans l’écorceet la moelle, ils forment de plus vers les nœuds de la tige et les coussinets des feuilles des ramifications très nombreuses, mais il ne s’établit point d’anastomoses entre eux. Ces vaisseaux utriculeux, qui renferment un abondant latex, sont encore remarquables d’après MM. Trécul [loc. cit.) et David [loc. cit.) en ce qu’à leur mode de formation cellulaire s’ajoute un accroissement particulier par élongation des parois (1).

Convolvulacées . — MM. Trécul, Planchon, Fluckiger, etc.,

de bulbe d ’Allium Cepa. Le latex du vaisseau a été coagulé par la potasse (d’après Sachs).

(1) Rappelons l’existence dans les Euphorbiacées de fibres libériennes ramifiées que l’on trouve dans l’écorce et la moelle, et qui ont longtemps été considérées comme des éléments propres à transporter le latex.

ont également fait connaître l’existence des vaisseaux utriculeux dans les Convolvulacées. Dans le Jalap, le Turbith, la Scammonée, etc., on remarque sur des coupes transversales du parenchyme cortical de la racine et presque exclusivement dans la zone de ce parenchyme qui confine à la zone cambiale de grandes cellules à parois jaunâtres renfermant un latex à grains fins. Les cellules à latex des Convolvulacées sont parfois disposées les unes auprès des autres de manière à former un cercle continu. Si on les considère sur des coupes longitudinales, elles se montrent sous la forme d’éléments parfaitement distincts dans la plupart des cas ( Calystegia Sepium ), mais qui, chez certaines Convolvulacées, présentent une résorption partielle de leurs parois de séparation, tendant ainsi vers le type des laticifères vrais, dont l’étude va maintenant nous occuper.

§ 2. Vaisseaux laticifères.

Caractères généraux. — Etude. — Les vaisseaux laticifères se présentent, sur des coupes longitudinales, comme des canaux allongés, pourvus d’une paroi propre et remplis d’un suc de couleur variable (appelé Latex). Ces canaux, trèsdistincts des vaisseaux proprement dits, sont caractérisés :

1° Par leur forme; en effet, tandis que les vaisseaux proprement dits sont régulièrement calibrés, le diamètre des laticifères est le plus souvent très irrégulier.

2° Par Y absence à peu près constante des marques qui existent si variées sur la paroi des vaisseaux proprement dits.

3° Par Y existence fréquente d‘ anastomoses et de ramifications.

Cette dernière particularité nécessite l’emploi de certaines précautions lorsqu’on étudie les vaisseaux laticifères. Aussi bien conduites que soient les coupes, le plan par lequel a passé le rasoir ne présente ordinairement que des tronçons de laticifères, surtout lorsque ceux-ci forment des réseaux serrés et à ramifications nombreuses. On devra donc chercher, pour les étudier plus complètement, à les isoler par coction soit dans l’acide nitrique, soit mieux encore dans la potasse. Si l’on fait des coupes, on aura soin d’éviter d’écraser les pièces sur lesquelles on opère ou de laver les coupes obtenues. On

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