‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 93 sur 451 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

TISSUS

Pediastrum granulcitum (fig. 58), petite Algue que l’on rencontre parmi les enduits verdâtres qui recouvrent les corps submergés dans les eaux stagnantes. En suivant le développement de cette Algue, on peut voir chacune des cellules qui la composent, jouant le rôle de cellule mère, produire, par genèse, de 16 à 32 cellules filles qui, d’abord séparées, se soudent et reproduisent une Algue semblable. En examinant la figure que nous reproduisons, on peut se faire une bonne idée de cette formation de tissu par soudure et reconnaître que les cloisons qui séparent les cavités cellulaires sont simples et homogènes.

On peut donc établir que, quel que soit le mode deformation d’un tissu, les cloisons des cellules qui le composent sont simples au moins dans le principe. Mais par suite du développement les parois cellulaires se modifient plus ou moins profondément, et, si l’on examine un tissu âgé, l’aspect des cloisons cellulaires est bien différent. Chaque cellule en effet paraît avoir une paroi propre plus ou moins épaisse et séparée de] la paroi voisine par une cloison qui a reçu le nom de lamelle moyenne. Cette lamelle moyenne se voit en a dans la figure 59. Elle y est mince, et c’est ainsi également qu’elle se présente dans les tissus lignifiés ; ailleurs au contraire elle est molle, facile à gonfler, comme gélatineuse (Fucacées, albumen du Ceratonia siliqua). Elle forme alors comme une sorte de matière inter cellulaire au milieu de laquelle les cellules semblent s’être creusé leur cavité. De là l’opinion longtemps admise, d’après laquelle les cellules seraient plongées dans une matière intercellulaire plus ou moins indépendante de leurs parois. Les connaissances que l’on possède aujourd’hui sur le développement des parois cellulaires permettent une plus juste appréciation de la nature de la lamelle moyenne. Elle n’est autre chose qu’une différenciation de la cloison commune pendant son épaississement, différenciation de même ordre que celle qui donne lieu à la formation des stries dans l’épaisseur des parois cellulaires (voir page 100).

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

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