DÉDOUBLEMENT DES CLOISONS PRIMITIVES
A l’origine les tissus, quel qu’en soit le mode de formation, sont continus ; mais plus tard, les éléments qui les composent venant à se développer inégalement, leurs parois communes se dédoublent ; de là des vides entre les cellules ; le tissu, de compact qu’il était, devient plus ou moins lacuneux.
Les vides ainsi formés sont quelquefois très peu volumineux; ils apparaissent alors dès l’origine de la différenciation du
Fig. 59. — B. Tissu à cellules arrondies, b, b. Espaces intercellulaires. — A.. Tissu à cellules polyédriques, a, a. Lamelle moyenne.
tissu et s’étendent le plus souvent entre les angles arrondis des cellules qui restent unies par la plus grande partie de leur surface (fig. 59, B). Ils forment ce que l’on appelle des interstices ou méats cellulaires et constituent de petits canalicules anguleux dont le nombre des faces répond au nombre des cellules qui les bordent (à, b).
Si les parois cellulaires ainsi dédoublées s'accroissent de manière à s’écarter des parois voisines, le méat grandit et la cavité qui en résulte peut acquérir un développement considérable. C’est ainsi que se produisent les cavités aérifères et les réservoirs ou canaux sécréteurs, formations que nous allons étudier.