‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 131 sur 504 · À. ÉLÉMENTS DU LIBER DES FAISCEAUX · texte numérisé non relu

À. ÉLÉMENTS DU LIBER DES FAISCEAUX

On trouve dans le liber trois sortes d’éléments qui sont par ordre d’importance îles tubes cribreux et les cellules grillagées , les cellules cambi formes et les fibres libériennes .

Nous avons décrit plus haut les premiers et les derniers de ces éléments ; quant aux cellules cambiformes, ce sont des éléments séreux à parois minces, de forme prismatique, qui ont été signalés pour la première fois parNægeli. Dans beaucoup de cas ( Crassulacées , Cactées, Euphorbiacées succulentes, etc.) où les tubes cribreux sont peu développés et à parois minces, il devient assez difficile de distinguer entre elles ces deux formations.

Les trois espèces d’éléments que nous venons d’énumérer n’existent pas toujours réunies dans le liber des faisceaux. De nombreuses variations se présentent à cet égard. Ainsi par exemple, dans les faisceaux très grêles des extrémités de l’axe ou encore dans ceux des dernières nervures des feuilles, les cellules cambiformes paraissent former à elles seules la partie libérienne. Ailleurs, et les exemples en sont nombreux, le liber est uniquement formé de tubes cribreux et de cellules cambiformes. Il reçoit alors le nom de liber mou, par opposition au nom de liber dur , que l’on donne à cette partie du faisceau lorsqu’il s’y développe des fibres épaisses.

Nous reproduisons (fig. 88) un exemple de faisceau à liber mou, pris dans la tige du Cucurbita maxima. Sur cette coupe,

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on voit en g , en dehors des vaisseaux ponctués v, la section transversale de tubes cribreux au niveau de leurs cloisons transverses. Ces tubes sont entourés de cellules cambiformes à parois minces.

Une semblable association de tubes cribreux et de cellules cambiformes se retrouve chez beaucoup de Monocotylédonées

(Graminées, par ex.), chez les Eguisetum (fig. 98 S) , ainsi que dans beaucoup de Dicotylédonées, Renonculacées, Ombellifères ( Fœnicu lum , par ex.), Vitis , Aristolochia, etc.

Dans ces exemples, sur les coupes transversales, on aperçoit les éléments cribreux à grand diamètre à section polygonale, accompagnés des cellules cambiformes à section rectangulaire ou carrée. L’arrangementde ces deux espèces d'éléments est tel, que chaque tube cribreux s’accole par une de ses faces à un tube de même nature, par une autre face à une cellule cambiforme, et ainsi de suite alternativement.

Ailleurs, dans le pétiole de YOlea Europæa, par exemple, dans la tige des Lobelia , des Grassulacées, Cactées, etc., les' cellules cambiformes constituent des groupes plus ou moins volumineux, intercalés dans les tubes cribreux.

Quant aux fibres libériennes, tantôt elles se développent en grand nombre et forment presque à elles seules la partie libériennne du faisceau (tige d ' Helianthus annuus , de Tilia, de Dattier , fig. 89), tantôt, au contraire, elles n’apparaissent qu’en petit nombre. Lorsqu’elles sont très développées, elles se disposent généralement dans la partie libérienne du faisceau, sousforme de masses prosenchymateuses qui présententsurles i coupes transversales l’aspect d’arcs à concavité tournée vers le i bois. Si, au contraire, les fibres libériennes sont mélangées ! en nombre restreint aux tubes cribreux et aux cellules cambiformes, comme c’est le cas dans un grand nombre de fais-

Fig. 88. — Coupe transversale d’un faisceau de Cucürbita maxima. —

l, l. Liber mou. — g. Tubes cribreux. — v. Vaisseaux ponctués. — a. Vaisseaux annelés. —

m. Moelle.

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