‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 132 sur 504 · CHAPITRE IV. — TISSUS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — TISSUS

ceaux, on rencontre dans l’arrangement réciproque de ces divers éléments de nombreuses variations.

Dansle Tilleul, le Noyer, la Vigne, par exemple, on trouve une

Fig. 89. — Faisceau fermé de la tige du Dattier (Coupe transversale). — a. Fibres libériennes.

alternance assez régulière d’assises de liber mou avec des cou- ! ches de fibres libériennes. Dans le Sureau, le liber mou et les fibres libériennes sont disposés par faisceaux qui alternent entre eux. Dans le Poirier, les cellules criblées et grillagées constituent la plus grande partie de la formation annuelle, et même, dans le Bouleau et le Hêtre, il ne se produit de fibres libériennes dures que dans le cours de la première année ; les productions postérieures consistent en un mélange de tubes cribreux et de cellules parenchymateuses plus ou moins allongées (Duchartre).

Le mode de répartition des fibres libériennes et l’épaisseur plus

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Fig. 90. — Coupe transversale de l’écorce du Quinquina Loxa. — a. Fibres libériennes. — b. Parenchyme interposé.

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ou moins gîande de leurs parois, servent dans les écorces de Quinquina à caractériser les bonnes et les mauvaises espèces.

Dans les écorces de Calisaya, qui peuvent être prises comme type des bonnes espèces (Q. Loxa , Q. Huanuco , etc.) (fig. 90), les fibres libériennes fines, courtes, peu adhérentes entre elles,

isolées pour la plupart au milieu d’un tissu parenchymateux abondant, forment des rangées radiales plus ou moins régulières.

Dans le type opposé, celui des écorces de Cinchona pubescens qui caractérise les espèces inférieures (Q. Maracaïbo , Q. Huamalies , etc.) (fig. 91), les fibres présentent généralement un grand développement en épaisseur.

Elles sont réunies par groupes de trois ou quatre et fortement adhérentes les unes aux autres.

Un tissu parenchymateux abondant sépare ces groupes de fibres (Planchon, loc. cit.).

Dans les faisceaux primaires des Conifères et spécialement dans ceux des feuilles de ces plantes, ainsi que dans les faisceaux des feuilles de Welwitschia , le liber se fait remarquer par des éléments à parois molles et très épaisses, mélangés à de grandes cellules parenchymateuses.

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