CORPUSCULES ET MIASMES DE L’AIR
Nous prendrons pour guide, dans cette étude, le très remarquable travail publié par le regretté F.-A. Pouchet, en 1870 (1). Cet illustre naturaliste, auquel la science est redevable de si belles découvertes, a fait faire de grands progrès à la micrographie de l’air.
Méthodes expérimentales. — De nombreux procédés ont été donnés pour recueillir les poussières de l’air. De tous, la méthode indiquée par F.-A. Pouchet, est certainement la plus pratique. Son appareil modifié consiste en un flacon aspirateur rempli d’eau, et par conséquent d’une capacité facile à déterminer. On fait communiquer ce flacon à l’aide d’un tube, soit avec une cloche, ouverte à sa partie supérieure, ou avec un flacon à large ouverture. L’air entre avec plus ou moins de vitesse dans cette cloche ou dans ce flacon, suivant que l’écoulement de l’eau est plus rapide, par un tube effilé à son extrémité inférieure, le tube à entonnoir des appareils de chimie. On fait arriver l’extrémité du tube à peu de distance d’une lamelle porte-objet, sur laquelle on a préalablement déposé une goutte de glycérine. Les corpuscules contenus dans Pair sont ainsi projetés sur la goutte de glycérine, et peuvent être examinés au microscope et soumis à l’action de différents réactifs. Cet appareil, nous le répétons, est très simple et d’un emploi très commode.
On trouvera, dans le livre de G. Tissandier, la description de grands appareils, qui offrent certainement des avantages, mais qui ne sont pas transportables comme Yaéroscope de Pouchet, dans une salle d’hôpital ou dans un endroit quelconque.
M. Pasteur, pour étudier les poussières de l’air, a employé un ap-
(1) Aéroscopie. — Les corpuscules et les miasmes de l’air, par F.-A- Pouchet. Rouen, 1870.