‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 439 sur 504 · EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS AU POINT DE VUE DE LA MÉDECINE LÉGALE · texte numérisé non relu

EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS AU POINT DE VUE DE LA MÉDECINE LÉGALE

L’examen des poils a une très grande importance en médecine légale. Il arrive fréquemment que l’expert a la mission dedéterminer si des poils trouvés adhérentsàun objet, hache, couteau, bâton, chaussures, sont des cheveux ou des poils appartenant à un animal quelconque. Des erreurs ont été commises à la suite d’un examen superficiel ; c’est ainsi que des poils blancs, provenant d’un lapin, ont été pris pour des cheveux d’un vieillard, que des poils adhérant à la semelle d’une chaussure, ont été également considérés comme des cheveux, jusqu’à ce que l’examen microscopique ait montré qu’ils provenaient soit d'une vache, soit d’un cheval.

Les détails dans lesquels nous allons entrer feront mieux comprendre de quelle importance est en médecine légale la connaissance des différents caractères que présentent les poils. Jusqu’ici notre littérature médico-légale avait manqué d’un ouvrage résumant nos connaissances sur ce point de la science. Cette lacune vient d’être très heureusement comblée par le Dr Joharmetqui, dans sa thèse inaugurale sur le Poil humain (i), a résumé les travaux faits en France et à l’Etranger et surtout l’important ouvrage d’Otto OEsterlen, privat-docent, à l’Université de Tübingen (Tiibingen, 1874). Nous ferons de très nombreux emprunts au travail du Dr Johannet, tout en le complétant et en le critiquant sur certains points.

Nous commencerons par l’étude du cheveu humain, dont la parfaite connaissance s’impose à nous, si nous ne voulons

(1) Paris, Octave Doin, 1878.

pas commettre quelque erreur grave, ainsi que nous en donnerons tout à l’heure des exemples.

Soit que l’on ait à examiner un cheveu, un poil, d’une région quelconque du corps, un cil ou un poil follet, l’attention doit se porter

Fig. 515. — Poil et follicule pileux de moyen volume, grossis 50 fois. — a. Tige du poil,

— b. Sa racine. — c. Bulbe pileux. — d. Épiderme du poil. — e. Gaine interne de la racine. — - f. Sa gaine externe. — g. Membrane amorphe du follicule pileux. — h. Couches de fibres transversales et longitudinales de ce dernier. — i. Papille du poil. — k. Conduits excréteurs des glandes sébacées, avec leur épithélium et leur couche fibreuse.

— I. Derme au niveau de l’embouchure du follicule pileux. — m. Couche muqueuse.] — n. Couche cornée de l’épiderme, s’étendant un peu dans l’intérieur du follicule. — o. Terminaison de la gaine interne de la racine du poil. (Kolliker.)

également sur la partie libre du poil et sur le follicule appelé communément la racine du poil, mais qui la comprend avec ses annexes. Structure du poil. — Le poil est surtout constitué : 1° par la

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