‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 441 sur 504 · CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS

forme qu’en partie le fond de la nuance des cheveux. Celle-ci dépend surtout de la coloration de la couche corticale. La substance fibreuse cornée est noire ou plutôt gris foncé dans les fibres isolées des cheveux noirs, dans les cheveux roux elle est rouge, dans les cheveux

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Fig, 518. — Cellules de la portion la plus profonde du bulbe, grossies 350 fois. — a. Cellules d’un bulbe coloré, à granulations pigmentaires qui cachent un peu le noyau. — b. Cellules d’un cheveu blanc, à noyau distinct et renfermant peu de granulations. (Kôllikcr.)

châtains elle est brune, dans les cheveux blancs elle est jaune. Le degré d’intensité de ces colorations dépend de la quantité de matière grasse élaborée par les glandes annexes du cheveu, ou ajoutée.

Fig. 519. — A. Fragment d’un cheveu blanc traité par la soude et grossi 350 fois. — a. Cellules à noyau de la moelle, sans air. — b. Substance corticale finement striée, avec noyaux linéaires. — c. Epiderme à lamelles un peu plus détachées que d’ordinaire. — B. Trois noyaux linéaires de la substance corticale, représentés isolément. (Kôlliker.)

Suivant llager, le phénomène du grisonnement des cheveux n’est pas dû à la disparition du pigment, mais se produirait par suite d’unè

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élaboration moins considérable de la matière grasse, ou plutôt par une sorte de mortification de la substance corticale qui, devenant opaque, ne se laisse plus traverser par la lumière à peu près comme un écheveau de verre filé. Aussi un cheveu blanc peut-il encore contenir des cellules de pigment, dans la corde et la gaine médullaires, comme avant sa décoloration.

Outre ces éléments, le tissu cortical présente encore des lignes foncées ou lignes de démarcation des fibres cellulaires, ou bien les noyaux mêmes de ces éléments anatomiques, comme le montre une figure ci-contre de Kôlliker. Cette structure du tissu cortical se poursuit jusque dans la moitié inférieure de la racine. Les cellules perdent de plus en plus leur structure fibreuse, tendent à devenir sphériques, et prennent des propriétés physiques différentes; l’acide acétique les altère alors qu’il était sans action sur les éléments fibreux de la partie immédiatement supérieure du poil, et elles sont gonflées, puis dissoutes par l’action des alcalis.

Fig. 520. — Deux cellules de l’écorce de la racine du poil (portion finement striée, située immédiatement au-dessus du bulbe), à noyau distinct et d’un aspect strié. — Grossissement de 350 D. (Kôlliker.)

Le tissu fibreux est résistant et élastique ; il est de plus très hygroscopique.

L’eau oxygénée fait subir de profondes modifications à la matière colorante des cheveux; c’est par son emploi que l’on obtient ces cheveux blond clair qui ont été récemment très en faveur.

Fig. 521. — Cheveu de femme albinos.

Dans Y albinisme, il y a absence congénitale de matière colorante. Lorsque les cheveux blanchissent sous l’influence de l’âge ou d'émotions morales très vives, la décoloration se fait par la partie libre du cheveu et va progressivement jusqu’à la racine.

De la moelle. — L’existence de la moelle dans les cheveux n’est pas constante, elle manque très souvent dans les poils follets et dans les cheveux colorés, elle manque rarement, au contraire, dans les poils

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