‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 465 sur 504 · CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS

journellement, on en rencontre qui ont des caractères différents : les uns présentent la trace des ciseaux, c’est-à-dire l’absence d’un pointe effilée, les autres au contraire ont une pointe fine. Ges derniers seraient des cheveux dont le développement serait imparfait, qui croîtraient plus lentement que les autres, dont ils n’atteindraient jamais la longueur, de sorte qu’ils échapperaient à faction des ciseaux. OEsterlen nomme ces cheveux, cheveux à pointe chez l’homme, et cheveux courts chez la femme. — Leur durée serait de quatre à neuf mois, tandis que celle des autres cheveux serait de deux à quatre années.

D’après les recherches de J. Pincus, la perte journalière des cheveux s’élèverait en moyenne de 44 — 108 p. 100 chez sept hommes de 18 à 23 ans, bien portants ; à 22 p. 100 ch ez trois hommes de 48 à 53 ans. Le rapport entre le nombre des cheveux à pointe et le nombre des cheveux ordinaires serait :: 1 : 9 jusqu’à :: \ : 3, chez des hommes de 31 à 54 ans.

Chez des femmes de bonne santé, sur six séries d’expériences, la chute journalière comprenaiten moyenne de38àl03 cheveux, mais le rapport des cheveux courts à la chute totale serait beaucoup plus grand chez la femme que chez l’homme. De ces chiffres OEsterlen a tiré les conclusions suivantes: dans les cheveux tombés on devra toujours trouver un certain nombre de cheveux à pointe pour l’homme, de cheveux courts pour la femme, au moins pour la proportion de 1/10, tandis que, si les cheveux avaient été arrachés, on ne trouverait que des cheveux normaux, c’est à peine si quelques cheveux de la seconde forme s’y trouveraient mêlés.

L’examen de la surface cutanée sera également très instructif. En effet, si les cheveux sont tombés spontanément, la dénudation du derme ne sera pas nettement localisée, et le plus souvent il n’y aura qu’une simple raréfaction dans la masse des cheveux d’une région ; l’arrachement au contraire détermine une dénudation locale complète. Si même l’examen a lieu peu de temps après l’arrachement des cheveux, la peau présentera encore quelques lésions, elle sera excoriée, saignante ou cicatrisée. On peut ainsi distinguer la dénudation par suite d’arrachement des poils de celle qui provient de la chute spontanée, rapide et localisée. (Johannet, p. 102.)

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

Poils isolés «le l’organisme par solution «1e continuité de leur tige; détermination «lu mécanisme employé.

OEsterlen, ayant eu à déterminer par quel procédé des cheveux avaient été séparés du crâne, a fait une série d’expériences dont voici les principaux résultats. Deux sortes d’instruments peuvent être mis en usage, pour briser la tige des cheveux et opérer une solution de continuité, des instruments contondants et des instruments coupants. Dans le premier cas, eu égard à la résistance extrême des poils, leur rupture par choc direct doit faire supposer l’emploi d’une force telle, qu’un plan d’appui sous-jacent, un os par exemple, serait infailliblement brisé. Ce ne sera donc que lorsqu’il existera une lésion sous-jacente que l’on sera en droit de conclure aune fragmentation de la tige des poils, comme résultat de l’emploi d’un instrument contondant.

Alors même que la solution de continuité ne serait pas complète, sous l’influence d’une force considérable employée, le poil pourrait présenter, à l’œil nu, un certain degré d’aplatissement de la tige, et un manque de cohérence des fibres qui la constituent, dont quelques-unes peuvent même proéminer au delà des bords.

D’après le même auteur, la traction exercée sur la tige d’un cheveu déterminerait l’arrachement total de celui-ci plutôt que sa brisure en un point quelconque de sa tige. Nous avons maintes fois constaté le contraire et nous différons sur ce point complètement de l’avis d’OEsterlen — dans toutes les expériences que nous avons faites aussi bien sur des cheveux de fœtus, d’enfants nouveau-nés que d’adultes, aussi bien sur les poils follets du bras, que sur les poils follets de la tête, nous avions toujours eu quelque difficulté à nous procurer des racines et, dans la majorité des cas, les cheveux ou poils se brisaient et la racine restait implantée. Il est bien entendu que nous n’agissions jamais que sur un cheveu ou sur un poil à la fois.

Quand au contraire on saisit une véritable poignée de cheveux, les choses se passent différemment.

La résistance des cheveux nous paraît donc avoir été très

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