‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 471 sur 504 · CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS

du microscope, dans les deux cas que nous citons, que l’on a pu faire éclater l’innocence des inculpés.

Maintenant que nous connaissons l’aspect et la structure des poils humains, il nous suffira de placer un poil d’animal quelconque sous le champ du microscope, pourvoir d’abord que ce n’est pas un cheveu (1).

La meilleure des descriptions ne vaut pas une bonne figure, et la figure la mieux faite ne vaut pas la réalité. Aussi nous

(1) Œsterlen appelle tout particulièrement l’attention sur le rapport d’épaisseur qui existe entre la tige et la corde médullaire, entre la substance corticale et la moelle. Ce serait, d’après cet auteur, un signe d'une haute importance. La corde médullaire, dit Œsterlen, existe toujours, cela dépend de la nature du poil examiné; il y a chez les animaux, comme chez l’homme, des poils qui n’ont pas de moelle. Il est vrai que la moelle manque rarement dans les poils d’animaux et que, dans les gros poils, elle s’élargit considérablement de façon à occuper la largeur du poil presque tout entière, mais il est des poils de duvet, contrairement à ce que dit Œsterlen, qui ne possèdent point de canal médullaire, et c'est bien plus au mode particulier d’imbrication des écailles épidermiques, qu’à l’absence de la moelle que l’on distinguera les poils de duvet des animaux, des poils de duvet de l’homme et du fœtus.

Rapport de largeur entre la corde médullaire et la tige du poil chez l'homme (OEsterlen).

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