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CHAPITRE V. — STRUCTURE DES TIGES

taire formé, lorsqu'il est complet, d*un épiderme, d*un hypoderme et d*un périderme (voir pages 163 et 199), 2' par le tissu parenchymateuz cortical, et 3° par le liber des faisceaux.

On donne le nom de boù à Tensemble 4es parties ligneuses des faisceaux. Enfin, la moelle et les rayons médullaires complètent rénumération des diverses parties qui constituent la lige des Dicolylédonées.

Tels sont les rapports qu'affectent entre elles les différentes parties constitutives d'une jeune tige. Si la lige appartient à une plante herbacée^ par conséquent peu durable et de faible consistance, ces rapports ne subissent que de légères modifications ; le tissu fondamental acquiert en général un grand développement relativement aux faisceaux cbez lesquels, le plus souvent, Tactivité de la zone cambiale s'éteint de bonne heure (faisceaux fermés). Il en résulte que les rayons médullaires deviennent tellement larges, qu'il n'y a plus lieu de distinguer entre une moelle et un parenchyme cortical. Les faisceaax sont alors épars, quoique assez généralement disposés en série circulaire, dans un tissu fondamental le plus souvent homogène. Ces tiges herbacées se rapprochent, comme nous le verrons, par leur structure, des tiges des Monocotylédonées.

Dans les Dicotylédonées ligneuses, au contraire, de grandes modifications surviennent dans la suite du développement. De nouveaux faisceaux apparaissent entre les premiers, et les rayons médullaires, de plus en plus resserrés, se réduisent à deux ou trois, souvent même à une seule assise de cellules. En même temps, le cambium des faisceaux, conservant toute son activité (faisceaux ouverts), forme de nouveau bois et de nouveau liber. Les couches libériennes de l'écorce augmentent donc en épaisseur. Le bois s'accroît en proportion considérable, et la moelle, très-nettement délimitée, finit même bientôt, dans certaines tiges, par être réduite à une bande centrale de quelques cellules. Nous renvoyons pour les détails de structure de l'écorce et du bois aux détails que nous avons donnés dans les chapitres précédents.

Baymu médvllaires. — Les rayons médullaires, examinés en coupe tangenUelle sur les tiges ligneuses, se présentent comme des assises de cellules muriformes à parois minces, renfermant souvent

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is rumiiuii^ Tiiiti*! nmptisv^ ruu» ja ^i«m files Terticales de cel- .uicâ • Jiar-ne. T^euL >»jiitîîit»r. LJipôa»», lIs peuTent ailleurs èlre Tins t!3.»ii' :^ ^îaje ja —irser iaos ia x^me lige, comme cela se ▼oit ian* e «liene K e 3t;»r» lu l'ja îrccre mélangés des rayons •nu» -st I imr'!^ iirr fcr'iits^ L<>» 3i*^nu>s ci:4ipes tangentieiles moo- 2cnt Tws x^ T%y*ins^ nt^miLur^s soac loLnaireaient peu prolongés iaos .tf <!«îns .oa^itmniiai ii* jl z^^ zUm que chez la Vigne et la V^» â'^e '"iTii.'n* *:xfi.^c is * fîtfmitîat *cr taate la longueur d'an «atr*Hi»fiuii. E.inn. la noyai it** rjupe* transrersales, on verra (JQC •buis^ '.es pitinies li'^nefCHss 1 e^tisïGe â la ^^is de grandi rayons on T&TTjos^ 3Rmair?s > r^ieattanc le Ja ni«>;ile à Técorce, et de petits '^irv^ns jii rtyoa^ jrmevs^ àa 2iits mcondÙK^ et qui commencent plus ia 3IULIIS jjui le la sueui;.

Liîs n^.ns- •neiniiiiiiirî'* rcac inCirii chea les Crassulacées, ainsi oui; :àe* la 01.inat?<cniî Ljtirm'i .•i'Ji'/^jft/w , les Jfe(ampyrum, etc. Oucàartpe. £ irrunts^ 3. i! .

IteaAfc. — Lx !iiu«!iLe esc ijrni<^fr de cellules quelquefois prosenchymactfusesv i^ac J urir^Le x ine «iune Tariable. Gris (1) a groupé, 5*jas ,*tf n^îpuru je^^ CîiiI'Lle* i»; ce tiisu en trois catégories et les dési- <*Te 5UUS e«- lum^ ie ctfil*i\fs ptik^s^ cellules inertes et cellules cris- :rti'.</t;tieîP. L ir\:\'i^ ie< p«iTî:en» se manifeste par répaississement àe Itriirs poTJis ^ui du «iecneac pi^actuees, et par la présence dans Leur cuv'i^ a j.ia o:<rt<;uu aciLrinï principalement composé d'amidon. L^* ^.^;lI i-cs mrrt.s :w if.^ia: z^ neru^m en t qu'une année. Leurs parv'ts pci!Oî.-Ler?< ne > -^poisiisseat pas. Leur ca\ité ne renferme pas de H-Mticr^? a*^mi^e. 0'- i"î -^c-^ ceiiu'es crùt*U:ogéneSj elles doivent leur nom Att\ cn.>tau.\ ^u ell<?s ren/ertnenL

Ces tr^i:> sorte:^ de ceilules se groupent de différentes manières «iuis ka motflîe des diverses titres: de la, les moelles homogènes j fortuées esse a 1:0 lie me ut de cellîiles actives; les moelles hétérogènes fortuées duu melanire de cellules actives et de cellules inertes ; enfin. les nioeîles m-. ^' s^ fonnees de cellules inertes sans mélange de cellule» actinies Sureau .

Sans \ouloir insister davantage, ajoutons que dans les moelles

h^terv>g^'ues d arrive souvent que les celles inertes qui occupent le

centre se détruisent au bout d'un certain temps « destruction qui

donne !iou au\ tisres fistuleuses dont il a été déjà question page 4ô3

^lUiibellifer^s* Lo/iityrci, etc.\ Dans les Noyers, Y Euphorbe «ies Ca»n-

ntvs, etc.. la moelle est composée de lames transversales alternait-

ventent formées les unes de cellules inertes, les autres de cellules

actives, Los premières disparaissent de bonne beure, ne laissant daii<

le canal médullaire que des sortes de diapbrsgmes plus ou moins

espaces, constitués par les dernières, et parfois très-minces (Duchar-

Irts iiK\ cil.».

(I) Anm. Se. l•rt^. BoIm 5» série, t. XIV.

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Nous nous bornerons à ces indications sommaires sur les rapports des différentes parties de la tige dans, les cas normaux, pour arriver immédiatement à Tétude du mode d*accroissement de la tige.

§ 2. A CCROISSEMENT DES TIGES DES DICOTTLÉDONÊBS.

i* Acci«iMeflieAt «a ioAir«ewr. Étude, — Pour étudier l'ac-^ croissement des tiges en longueur, on fera des coupes longi* tadinales sur le bourgeon terminal. Ces coupes devront passer très-exactement par l'axe du bourgeon. Celui-ci renferme en effet en son milieu un petit mamelon terminal généralement conique (c&ne ou point végétatif) que forme un tissu très*dé1icat. Comme il est difficile d'obtenir des coupes minces sur ce lissu, on pourra se contenter de tranches Comprenant une épaisseur de trois à quatre assises de cellules, mais alors on rendra les préparations transparentes en les traitant alternativement par la potasse et l'acide chlorhydrique et en les montant dans la glycérine. On pourrait encore placer les coupes dans un peu d'eau additionnée de chlorure de calcium sec et les chauffer jusqu'à siccité presque complète. En dissolvant le chlorure de calcium avec un peu d'eau et montant les coupes dans la glycérine on obtient au bout de peu de temps une très-grande transparence (Treub.). Sur ces coupes on pourra constater alors que le tissu (méristème primitif) qui forme le cône végétatif est déjà, par la forme et la disposition çénérale de ses cellules différencié, en trois zones : l'une externe, généralement formée d'une seule assise de cellules qui continoent répiderme de la portion de tige située au-dessous du point végéta tif, reçoit le nom de dermatogène (fig. 113, ^(Hanstein) (1). Elle est appelée à former l'épiderme du nouvel entre-nœud. Une seconde zone recouverte directement par la précédente est constituée de deux ou trois assises de cellules et a reçu le nom de périblème (fig. 113, pb). Elle se continue au-dessous du point végétatif avec l'écorce primaire du jeune rameau, ell^ devient le point de départ de la même formation dans le nouirel entre-nœud. Enfin, le centre du cône végétatif est rem-

( t ) Hao^tein, Die Scheitelzfilgruppe im Vegeiatiùnspunkt der Phanerogaru^f^, Bonn, 186S.

232 GUIDE DE MICROGRAPHIE. •

pli par un méristème désigné du nom deplérome (fig. 113, p/), à la périphérie duquel se développeront les faisceaux et dont le centre formera la moelle dans les tiges où celle*-ci existe (1). L'accroissement terminal des tiges s'opère donc par l'intermédiaire d'un méristème, qui se divise très-rapidement en couches distinctes correspondant aux diverses parties de la tige développée. Chez les Dicotylédonées, cet accroissement est généralement indéfini; il n'y a guère d'exception que pour les plantes dont l'extrémité de l'axe se termine par une fleur.

2^ ArcrolMement transTersal. — Dans un certain nombri-

de 'tiges herbacées qui n'ont qu'une durée très-limitée. Taccroissement en épaisseur s'arrêCe rapidement, en même temp> que le cambium des faisceaux disparaît (faisceaux fermés^ Il n'en est pas de môme chez d'autres tiges annuelles {Brassîca^ etc.), et surtout chez les Dicotylédonées ligneuses où le bois et récorce primaires dont nous avons indiqué plus haut le mode de développement fp. 221) se trouvent bientôt renfor ces par des formations secondaires qui, tout en augmentant la consistance de la tige, participent à son accroissement transversal. — Ce sont, d'une part, de nouveaux él'émenU^ de bois et de liber engendrés par le cambium des faisceaux primaires, d'autre part l'apparition de nouveaux arcs cambiaux aux dépens d'une assise de cellules qui entoure le cylindre vasculaire. Ces nouveaux arcs générateurs s'intercalent aux arcs cambiaux des premiers faisceaux, et il en rés\x\W la formation d'une zone génératrice continue qui va pr«>*^ duire à l'extérieur des couches libériennes, et à rintérieur des couches de bois. Ce liber secondaire est généralemenl formé de fibres épaisses accompagnées de cellules parenchvmateuses. Quant au bois secondaire^ il n'est formé que de vai^ seaux ponctués ou rayés et de fibres ligneuses, mais il ne s > produit ni vaisseaux spirales, ni vaisseaux annelés. Le canobium produit tous ces éléments par division successive des cellules qui le composent et transformation lente en liber ou en bois. D'après les recherches de M. Sanio che2 \e Pinus sylve%fns[l .

M) Dann les plantes aquatiques (voir page 219) où il ny a pas de mo"I'^ \n pK-rome se transforme tout entier en un raiscean asile. '7, l'ringsheim, Jahb., Bd. IX.

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