CHAPITRB V. — STRUCTURE DES TIGES
le travail de division s'opère dans une couche spécialement active du cambiura , qu'il appelle couche initiale. Le cambiom se voil en ce (fig. 101) sur la coupe transversale de Stontucus nigra que nous reproduisons d'après M. de Bary
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li^. cit.). Cbaque cellule (cellule initiale) de la couche active te divise tangentiellement en deux cellules sœurs (en ?', fie. lOî) dont l'une devient initiale à son tour et l'autre cel- '■3\e mère de tissu; alors, suivant que cette dernière oc*
-upe la face interne ou la face externe de la première, elle d'inné liea à des éléments du bois ou de l'écorce. En général chaque cellate mère de tissu se divise par cloison tan- =«ntielle en deux cellules qui deviennent directement des éléments propres à l'une des deux parties, corticale ou ligneuse. Quoi qu'il en soit, lorsque, comme c'est le cas pour les tiges .^neuses de nos arbres, l'activité du cambium se suspend pénodiqDeinent pour reprendre avec vigueur au début de la nouvelle période végétative, il se produit dans le cours de 'hAjqae période d'activité une couche de bois secondaire et une couche d'écorce secondaire qui se placent, la première en dehors des couches ligneuses des années précédentes, la «eoonde en dedans des couches libériennes antérieurement formées. — Le même fait se reproduisant chaque année, le
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bois primaire se trouve continuellement repoussé vers le centre de la tige. Il y forme V étui médullaire^ etproémine à la face interne des nouvelles formations, déterminant dans la moelle autant de saillies qu*il existait de faisceaux primitifs dans la tige (trois dans le Nerium Oleander^ quatre dans le Buxm smpervirerutf cinq dans le Chêne, le Châtaignier, etc.)- Quant à récorce primaire, elle disparait fréquemment, par exfoliation consécutive à la formation du rhytidome. — Quelquefois cependant, ses cellules devenant le siège d*une segmentation active, elle peut suivre sans se déchirer le développement transversal de la tige ( Fiscum, Helianihus annutis, etc.).
La formation des couches annuelles dans le bois des tiges ligneuses se traduit fréquemment à Toeil nu, grâce à une densité plus grande des couches formées à la fin de la période végétative. D'autre part, à mesure que les couches ligneuses avancent en âge, leurs parois durcissent, se colorent en bran plus ou moins foncé, et il en résulte au voisinage de la moelle une partie ligneuse de couleur foncée et d'une grande densité, que Ton nomme duramen ou cœur du bois. Les couches plu» récentes et plus extérieures forment une zone claire et moins dense qui reçoit le nom d'aubier. Certains de nos arbres dits i bois 6/tinc(Saules, Peupliers, etc.) ont dans toutes leurs partiel une consistance peu prononcée et une couleur pâle homogène^
L'accroissement transversal chez les Gymnospermes s'opèr< exactement comme chez les Angiospermes; seulement, aq moins chez les Conifères et les Cycadées, le bois secondaire ne renferme jamais de vaisseaux, mais seulement les susditej fibres aréolées ponctuées (1). I
Ainde. — Pour étudier le développement en épaisseur dej tiges, on fera des séries de coupes transversales à des haoj teurs diverses sur de jeunes branches, de manière à constats
(1) Chez les Gnétacées, on observe dans la constitution da bois secondûfj une sorte de passage entre les autres Gymnospermes et les Angîosp^^rmt i Dans les Ephedra, par exemple, on trouve de larfçes vaisseaux dont 1^ ad clés sont séparés par des cloisons transverses obliques percées d*an ou pi^ sieurs trous arrondis. Leurs parois latérales possèdent des ponctaauo^ aréolées. Dans le bois du WeiwitscHia les fibres à ponctuations an^olr \ paraissent manquer et ôtre remplacées par des « vaisseaux poreax » s r^H épaisse (Sachs^