CBAPITRE V. — STRUCTURE DES TIGES
liges parmi les Araliacées {Aralta racemosa), les Bigonniacées et un certain nombre d*Ombellifères : Silaus pralensis^ Peueedanm, Opopanax chironium, Ferulacommunis, elc. Dans les plantes de cette dernière famille, les faisceaux, surnuméraires placés eD dedans des faisceaux foliaires peuvent atteindre un nombre considérable (13 dans le Stlaus, 20 dans YOpopanax et JDsqu*à 100 dans la Ferula communis). Ce nombre varie du reste dans les entre-nœuds successifs.
Citons enfin, comme se rapportant à cette catégorie, un certain nombre û'Orobanchées à tige robuste, telles que Orokttcke elatior^ rubens, caryophyllacea, etc., qui possèdent, en dedans du cercle des faisceaux foliaires, un certain nombre de petits faisceaux propres à la tige répandus dans la moelle.
2* Les faisceaux surnuméraires sont extérieurs par rapport aux fmceaux foliaires,
a. Les faisceaux surnuméraires propVes à la tige constituent un anneau fermé, comme celui des Dicotvlédonées aQormales, et les faisceaux foliaires sont dispersés dans la moelle. C'est le cas de diverses plantes telles que Amarantus [y<^^e\\) Atriplex, Phytolacca, Mirabilis, etc.
It. ËnGn les faisceaux foliaires sont disposés en un anneau sur la section transversale et leur accroissement s'arrête de bonne beure, le cambium ne persistant pas. Il se forme alors en dehors, successivement, plusieurs anneaux concentriques libéro-ligneux, grâce à la formation d'un méristème qui se développe dans l'écorce primaire pour chacun de ces anneaux. L'écorce primaire, pour suffire à la formation de ces divers faisceaux, se développe à mesure. A ce cas se rattachent les lianes de la famille des Ménispermées {Cocculus^ Cisiampelos)^ dont la structure devient quelquefois encore plus anormale par suite de l'irrégularité des couches libéro-lifneuses successives ainsi formées. Les premières, en effet, %nt circulaires, mais bientôt celles qui se forment en dehors, an lieu de constituer des anneaux complets, ne forment que des moitiés d'anneaux qui s'appliquent sur l'une des faces des formations primitives ; la moelle devient a' ors, sur la coupe transversale, complètement excentrique.
Les anomalies que présentent les tiges du genre Bauhinia
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(Légumineuse) el celles de diverses Polygalées reconnaissent une origine semblable, avec cette différence que les nouTeaoi anneaux successifs de faisceaux surnuméraires prennent naissance dans récorce secondaire et non dans Técorce primaire.
Art. 2.
Tige des Monocotylédonées.
On peut établir parmi les tiges des Monocotylédonées deux groupes distincts, suivant qu*eUes sont ou non pourvues d*une assise de méris tème capable d*engendrer de nouveaux faisceaui dans le cours de leur développement. Les Monocotylédonées chez lesquelles existe ce cercle générateur sont susceptible> d*un accroissement transversal plus ou moins considérable, et établissent le passage aux Dicotylédonées, bien que cet accroissement transversal diffère essentiellement par son mécanisme de celui des Dicotylédonées. Quant à Taccroissemeot en longueur, il se produit comme chez ces dernières plante»
§ 4. TIGES DÉPOURVUES d'aNNEAU d'ÂPAISSISSEMENT •
i' Tlg«ft des palmiers. — Sur les coupes transversales, Ie« différences de structure qui existent entre les tiges des li<^ nocotylédonées et celles des Dicotylédonées n'apparaissent qu*à partir de Tépoque où chez ces dernières se forment le> arcs générateurs intrafasciculaires qui déterminent Tapparîtion de Tanneau libéro-ligneux et la division du tissu fondamental en moelle et écorce (t).
Chez les Palmiers, rien de semblable ne se produit, et 1» coupes transversales sont tout à fait caractéristiques. Dans ufl parenchyme homogène se voient épars, sans ordre apparent de nombreux faisceaux qui occupent toute la surface de îj section (fig. 105). Par des coupes longitudinales on se rendra
(1) Chei quelques Monocotylédonées, parUealièremtnt dans les grot ri; lomes, dans les tiges d'Aitium. etc., le parenchyme fondamental est àiM^ en deux couches, 1 une corticale, l'autre centrale où se trouvent les faisceact par une assise do cellules à parois épaisses (lone protectrice de M. ^»i Tlcghem, Endoderme^ qui d'ailleurs, à part le développement des p«rj« cellulaires se retrouveraient dans toutes les tiges tant des DicotjIédo.-)i< que des Monocotylédonées.
CUAPITBE T. — STRUCTUBE DBS TIGES. 239
compte aîsémenl de cette dîsposilion. Tandis, en effet, que cbei les Dicotylédonées normales tons les faisceaux après Ctre sortis des feuilles, viennent se a
nnger en un cylindre autour de la -'^^^W^SÊn^
moelle et descendent parallèlement '^^^^^^^^^^ entre eux dans la tige, chez les Mo- ^ \
Docotylédonées qui nous occupent, , les faisceaux ont un trajet beaucoup r
plus jrrégulier.
Qiaque faisceau en sortant de la ^
lenille correspondante se dirige d'abord , en décrivant une courbe ji concavité ioférieure, vers le centre de la
lige. Puisil revient en décrivantune ^'f J"* - anpe itmithmIf seconde courbe vers la périphérie, «auideûbm— t Fumai et enfin descend verticalement en i'i'4^"'ﻫ'«w plaçant au dehors des faisceaux des feuilles plus âgées. Ce trajet se répétant pour chaque faisceau, il en résulte dans la partie centrale et moyenne de la tige des Palmiers un t^Dtre-croisement de faisceaux tel que sur les coupes transversales on ne peut s'attendre à trouver des anneaux vasculaires réguliers, mais bien la répartition irréguliëre qui devient caractéristique (fig. 103).
D'antre part, si l'on jette un coup d'oeil sur la coupe, on voit qae la répartition des faisceaux ».
D'ealpas la seule particularité intéressante qu'elle présente. La structure des faisceaux (/aùceâtu; ferméi) se montre, en effet, bien différente suivant que l'on étudie ceux du centre ou ceux de la périphérie.
Plus on se rapproche de l'épiderme, plus les faisceaux deviennent mince» et paovres en vaisseaux. Ceux pjg, juj. __ j^ f,i«„u, ai,^, qui sont placés tout à fait au <'■> >»"' <>« i> «iup< prictdcnte, voisinage de l'épiderme ne sont -'t'r.ui^Jrdrûb^îr^j.' composés que de fibres épaisses f*™. -p.v.ii».ii. ffig. 106, a). Us forment une couche fibreuse d'un développe-
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ment Tariable, pea dense dans les tiges des Calamus, GeonomOy Desmoncus^ etc., et au contraire très dare dans celk des P/ictnix, Juhxa spectabilis, et surtout dans celle des Coco<. Elixê, Syagrus, etc. D*après Mohl (I), ces faisceaux fibreux représenteraient les extrémités inférieures des faisceaux flbro-Tasculaires renus des feuilles, dont la structure se modifierait ainsi à mesure qu'ils s'éloignent de leurpoint de départ. Cette opinion est très-vraisemblable, surtout si Ton coDsidère que les faisceaux voisins plus internes (fig. 106, b) renferment le plus souvent une ou deux trachées, et représentent en réalité, à un niveau plus élevé, les faisceaux venus des feuilles plu> jeunes. On peut donc sur une seule coupe transversale observer toutes les modifications qui s'opèrent dans le parcours des faisceaux, puisque dans la partie centrale de la coupe se trouvent les sections des parties les plus élevées et en même temps les plus complètes des faisceaux foliaires.
Quoi qu'il en soit, certains des cordons fibreux de la périphérie ne seraient pas les extrémités des faisceaux libéro-ligneui^ mais la continuation des faisceaux sclérenchymateux que l'oa trouve sous Tépiderme des feuilles ; ils seraient alors indépendants du système vasculaire de la tige.
â^^Tii^M des Ctraminées. — Dans les tiges (chaumes) à huti entre-nœuds des Graminées et de quelques Palmiers Cnh mus, etc.), la marche des faisceaux n'est pas absolument idci. tique à celle que nous venons de décrire. Dans toute la )od< gueur des entre -nœuds, les faisceaux descendent verticalemed dans la tige et parallèlement entre eux. Les courbures et Ici entre-croisements qu'ils forment à leur sortie des feuille» S4 localisent aux nœuds, et de leurs intricalions résultent des plan chers'ou diaphragmes (2) durs qui cloisonnent la tige sou^eni devenue flstuleuse par déchirement du parenchyme centra
(l)Mohl, Structura Palmarum, Verm. Schrifî., 1S4S. (^) DaiiK les nœuds du Maison voit m(^me un réseau de fal8ceaa\ h^r : i' taux qui concourent à former les diaphragm îb.