CHAPITRE V. — STRUCTURE DBS TIGES
lesdirerses phases que nous venons de retracer. Au voisinage dQ point végétatif, on apercevra dans le tissu fondamental le cercle de cambium des faisceaux qui le divise en deux zones, moelle et écorce. Un peu plus bas, on assistera à Tapparition des premiers éléments des faisceaux et à la fusion des zones cambiales fasciculaires en une seule couche, interrompue seoiement par les rayons médullaires, et à la formation des éléments du bois et de Técorce secondaires. Nous n*avons pas besoin d*ajouter que c*est au printemps et en été seulement qo'on pourra assister à ce développement du jeune bois, l'automne et Thiver étant des périodes d*arrèt dans la végétation.
§ 3. DICOTTLÉDONÉES A TIG» ANORMALE.
Ik nombreuses anomalies, qui altèrent plus ou moins profondément le type de structure que nous avons décrit, se i^ncontrent chez les Dicotylédonées. Tantôt Faltération pro- ^t d'un développement singulier de Técorce par rapport ao bois (Bignoniacées, Aristolochiées, Malpighiacées), tantôt, de l'existence pour une même tige de plusieurs centres généntears,'de telle sorte que la tige paraît formée de faisceaux de petites Uges soudées (Sapindacées), tantôt encore, chez cerises Dicotylédonées aquatiques, d'une telle simplification de (tnicture, que le bois n'est plus formé que par un seul faistau qui occupe Taxe de la tige {Hippurt's, Aldrovandia, Ce- ^hylban, Trapa). Enfin d'intéressantes anomalies consismtdans la formation de faisceaux surnuméraires pro/^res aux 9^1, qui viennent s'ajouter aux faisceaux ordinaires communs n feailles et à la tige et que l'on nomme, par opposition u précédents, fatsceofix foliaires. Les faisceaux surnumélîres pouvant se placer en dehors ou en dedans des faisceaux ^res, nous examinerons successivement ces deux cas. i* Le$ faisceaux surnuméraires sont intérieurs par rapport ^faitceaux foliaires.
a. Tous les faisceaux sont isolés au milieu du tissu fonimental, la structure de la tige se rapproche de celle des EMiocotylédonées. A ce groupe se rattachent les tiges des ^urbitacéessarmenteuses(C]4ce<r6iïa, Cucumis, Dry onia), chez
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lesquelles les faisceaux Tonnent plusieurs cercles concentriques (dans les CucurbJtacées non sarmenteuses, comme YEcbadum Elaleriutn, il n'y a qu'un seul cercle de faisceaui . Sur la figure 103, qui représente une coupe transversale de U tige du Cucurbita maxima, on peut \w ^ '■ ■ - /' que les faisceaux foliaires, extérieur! ^;^<-tX-, !?,':--■ (a, a), se tiennent en face des angle- ^^l.^^ -.1-1 jjg j^ ^jgg gj gQjjj çjj no^mg nombre
f I (5 chez les Cucurbita, Cucumit tatitvi
,^ Cyc/anihi-ra pédala; 7 dans la Bryom.
I Hiuicn). Les faisceaux du cercle inlérieui
(d, b) alternent avec tes précédents, leui région extérieure venant se placerilan^ Fil. 101. — Coups ir>imtrwiir; '^^ «spaccs qui séparcnt les faisceau' dunï ligp de Cuturtnta mit- foliaire». Toutefois leur nombre n'ipas toujours égal à celui de ces dermer faisceaux (sur notre coupe, les faisceaux surnuméraires son au nombre de 4. tandis qu'il y a $ faisceaux foliaires}. Les tiges des Nymphxacin rentrent dans le même grou^ b. Dans certains cas, les faisceaux foliaires, extérieurs, 1' ' ment un anneau fermé. Un ^^ f- dis que les faisceaux surm
méraires sont épars dans 1 moelle Le Piper mediim ^ ^ dont nous donnons (fig.iul
,„ ^ > une portion de coupe Iran
« tersale de la tige, en csl ï exemple Dans la région < on ^oit les faisceaux fohaa réunis comme dans )e$ o "ty ?r^ typiques des Dicotylédones
en un anneau fermé inH
rompu seulement par I
u'biwIIï'Î-" •'">•" ''^yois médullaires (w,
Hiai -■ aiioiini'duiura -t Cta D^ns la régioD méduUair*
se trjouvent les faisceaux à
numéraires (v, v) disposés en cercle d'une façon plus i
moini régulière. A ce type de structure se rattachent diven