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CHAPITRE VII

FEUIIXBS. BOURGEONS

Étude (1). — Pour Texamen de la structure du pétiole on fera des coupes transversales et longitudinales. Cette partie de la feuille est essentiellement constituée par un ou plusieurs faisceaux provenant de la tige, rapprochés et dirigés parallèlement entre eux, de mianière à former .un cylindre ou plus soayent un hémicylindre qui occupe Taxe du pétiole. Sur les coapes transversales le pétiole et sa partie fibro-vasculaire affectent le plus souvent une apparence semi-lunaire, rarement circulaire. La constitution des faisceaux est d*ailleurs semblable à celle des faisceaux de la tige, et les trachées occupent la partie concave de la coupe.

Ces faisceaux sont entourés d*un parenchyme plus ou moins riche en chlorophylle recouvert d'un épiderme ordinairement formé d'une seule assise de.cellules. Dans un grand nombre de plantes aquatiques le parenchyme se creuse de canaux très larges, qui se remplissent d'air. (Voir fig. 60, pétiole de Calla.) Pour étudier le limbe des feuilles, on fera des coupes perpendiculaires à sa surface, dirigées, les unes transversalement, et les autres longitudinalement. Ces coupes se font très aisément sur les feuilles coriaces et épaisses. Déjà plus difQles à pratiquer sur les feuilles charnues, elles le sont encore davantage sur les feuilles molles. On peut alors, avant de faire les coupes, replier la feuille plusieurs fois sur elle-même, de

I) BroDgniait, Recherches sur la structure et les fonctions des feuillet, Àhn des se. nat, Bot,^ 1** série, t. XXI; — J. Chatin, toc. cit.

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manière à obtenir une petite masse plus dense que Ton introduit entre deux morceaux de moelle de sureau. On pratique alors en grand nombre des coupes que Ton recueille dans un baquet plein d*eau, et parmi ces coupes on choisit celles qui paraissent plus propres à Tobservation. Il ne faut pas oublier que, les tissus du limbe étant généralement gorgés de chlorophylle, les coupes doivent être très minces pour être examinées utilement. Si cependant la chlorophylle devenait un obstacle par trop gênant, on pourrait éclaircir les coupes au moyen d'acide acétique et les monter dans la glycérine. Mais ce procédé ne doit être employé qu'avec beaucoup de ménagements, car l'acide acétique peut altérer certaines substances contenues dans le tissu des feuilles (cystolithes des Urticées, etc.). — Quoi qu'il en soit, au moyen des coupes on constate l'arrangement des faisceaux fibro-vasculaires (nervures) au milieu du parenchyme. On examine la structure de ce parenchyme ainsi que les épidermes qui le limitent aux faces supérieure et inférieure du limbe. On étudie sur ces épidermes les stomates, les poils, les glandes, etc. (Voir p. 179;; dans le parenchyme, les glandes, les cristaux, les canaux résineux (Conifères, Ombellifères). Enfin on complète cette étude par l'examen en surface des cellules épidermiques, au moyen de lambeaux que l'on prépare comme il a été dit plus haut (p. 162).

§ 1. STRUCTUDE DU LIUBE.

!• Nervures. — Les nervures des feuilles présentent une structure variable dans les différents points de leur parcours. — Les grosses nervures, ou nervures principales, sont le pn> longement des faisceaux du pétiole et offrent généralement la même composition. Souvent très développées, elles proéminent plus ou moins à la face supérieure et surtout à la face inférieure du limbe (fig. 115, A) et sont généralement accotn^ pagnées d'un parenchyme incolore à éléments souvent épais>is quelquefois même modifié en coUenchyme au voisinage à< l'épiderme.

Dans certaines feuilles {Phormium tenax) chacune des ner<

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