CHAPITRE VIII. — ORGAiNBS DE REPRODUCTION
naison de ces mouTements imprime à la sphère un mouvement de rotation. (PelleJtan.)
Eicmples de reprodaetlon asexaée. — La reproduction
asexuée s*opère, soit par spores immobiles ^ soit par zoospores.
{* Les spores immobiles sont le plus souvent des cellules ar- NDdies, munies d*une paroi. On les rencontre particulièrement dans les Algues à structure simple, comme les Nostocs, \viPahneUaj Chroftcoceus, etc.
Les Sostocs sont des Algues formées de chapelets de cellules arrr>ndie$ ou ovoïdes, colorées en vert. Ces chapelets sont entourés •i ane sorte de gangue gélatineuse. Us présentent de place en place •ies cellules plus volumineuses, à contenu incolore et à paroi épaisse, jaan&tre, qui reçoivent le nom d'hétérocystes (Thuret) (1).
U reproduction de ces Algues se fait par spores immobiles provefini d*ane transformation directe des cellules comprises entre deux iHérocystes. Ces cellules s'amplifient , se gorgent de gouttelettes bilieuses, et finalement se recouvrent d'une nouvelle membrane )-«es épaisse. (Duchartre, Élém. de Bot,) On trouve les Nostocs sur la vrre bomide, sur les rochers ou sur les murs humides où ils forment i''^ masses gélatineuses.
Le$ tétraspores des Floridées, qui naissent par division d'une cel- I^ mère, rentrent dans le groupe des spores asexuées immobiles.
3* Les zoospores sont des corps protoplasmatiques dépsQrvas de membrane, et munis de cils vibratiles. On doit îuminer leur forme et leur structure. Tantôt ovoïdes, rarexent fusiformes {C/lothfHx rorida), ils renferment une matière verte, et fréquemment un point rouge, point oculiforme^ placé sur le côté. Les cils, répartis sur toute la surface de la toospore dans les Vaucheria par exemple, ne forment chez les (£dogonhttn qu*une couronne autour de l'extrémité ou rostre qni est incolore. Ailleurs les cils vibratiles beaucoup plus longs Q existent qu'au nombre de deux ou quatre, généralement an> («neors dans les Gonfervacées. Ces cils vibratiles impriment lox zoospores des mouveftients qui varient suivant l'espèce de plante et suivant les conditions de l'observation. D'une durée ^'^s variable également (de une demi-heure à une journée en- ■ire), ces mouvements commencent à se ralentir quelque temps «Tant la germination. Puis les cils disparaissent, et la zoospore
1 Thwet, il fin. des se. nat,, Bot.^ 3* série, t. II; Ann. des se, nat.f Bot., ' »érie,u 1,1875.
GCIDS DB mCBOGBAPnC
qui ft*est généralement fixée par son roslre, s'envûiçipe d'une membrane. Elle développe une sorte de cramyc r^ii:>idtf au point 06 elle s*est fixée, et par son exliémi:^ L^ne s*all'*>Df e et forme un nouvel individu. Diaprés Prin^sheis i , on ren- . contre chezV Bydrodielyan des zoospores beaucoup piu> petites que les antres, et qui, une fois réduites au repos, ne se développent souvent qu'après un temps très long. Ces loospores durable» n'ont pas été trouvées encore dans les antres Algues.
Ck>mme type de la formation asexuée d*une zoospore, nous rappellerons la formation par rajeunissement des zoospores du l'an* cheria Ungeri (voir page 73).
ExamplM de iipirtiUta •ezaée i — I* Par comjugaikm.
La conjugation ou conjugaison consiste dans la formation d*une spore à trois enveloppes concentriques (zygosporë) au moyen de la rèih nion de deux masses protoplasmatiques provenant de deux tel Iules dilTérentes.
Ge mode de reproduction s*ob{ serve dans un grand nombr d'Algues d'eau douce désignée sous le nom de Conjuguées et qi] comprennent les deux groupes de Zygnémées {Spirogyra^ Zyynem Mesocarpus^ etc.), et des Desmi diées. La conjugation s'obsen très fréquemment aussi cbez U »um«iiu dviipi». uiaiomees.
Si Ton prend pour exemple les 5^ riit;»/»'»i|On v«U quo deux cellules situées vis-à-vis l'une de Faulre ii|»|HiHcniint à d«*ux filaments voisins (fig. 126), envoient chacune ^ |»roloHKomoiU d*Abord en forme de mamelon. Ces deux prolootf
{\) PrUigth(«lin, Sur h$ iPMportt durabUs de CHydrodùi^^tm.
CBAPITRE V[I1. — ORGAHBS D£ REPRODUCTION.
■in
rafatate rencontrent bientôt, se eoudenl parleur surface de contact, pois, celle-ci venant & disparaître, an canal de communication est biïolAt établi entre les deux cellules. Entre temps, le protoplasme s'est contracté en une sphère dans chacune des cellules. Ces sphères émettent dans le tube de communication un prolongement protoplasmttique, et bientôt, la jonction de ces prolongements ayant lieu, l'u- Diondes deux masses va se terminer dans la cellule où la contraction protoplasma tique a commencé en dernier lieu. Le corps qui résulte de celte union est une tygospore dont le volume, par suite de contraction, ne dépasse pas celui de la masse protoplasmatique réceptrice au moment oii l'union a commencé k se faire. La germination de celte ifgospore s'opère seulement après quelques mois de repos.
Ce mode de conjugation, dit scalaife ou sealiforme, subit quelques modifications. Dans les Mesocarpus par exemple, le canal de communication établi entre deux filaments voisins se renfle en son milieu, el c'est là que viennent se confondre les deux masses protoplasma-
ff l« —Ce
li'iues. H. Duchartre dislingue cette conjugation sous le nom de '■■■Ji forme intermédiaire.
Enfin au mode de conjugation scalirorme, on trouve souvent associé dans les Spirogyra {<) un autre mode dit de conjugation lnlérate kijlxing), dans laquelle les deux cellules qui entrent en communi- *^3tioo appartiennent au même filament et sont contigui-s.
Beprwiuclion des Iksmidiies. — Les Dcsmidiées sont des Algues >('ii habitent les eaux douces. On les trouve aussi en abondance dans leri marais tourbeux et dans les Sphagnum. Elles sont composées
(tf P. PaUl, Bull. Soc. tôt. de France, Wi.
S7k GUIDE DB HICROGUAPUIB.
d'une seule cellule ordinairement aplntie, et appelée frondi, pariagée en de ui moitiés sïmëtriques [bémiiomatet] (11g. <:î7 ell28, PcU.>. La reproduction de ces Algues s'opère par conjugation, et elles s;
F>g. 110. —Dialoma
mulliplient par difision. C'est le procédé de conjugation intermédiaire dont it a été parlé plus haut que l'on retrouve ici. La z^p-
■pore est formée, comme toujours, de trois membrane* dont la moyenne, épaisse et brune, développe souvent des pointes plus «.-u moins dentées (flg. 1-29).