CHAPITRE VUI. — ORGANES DE REPRODUCTION
htproduetUtn de» Diatomées. — Les Diatomées sont des Algues mi- LTOi^piques formées d'une seule cellule qu'on appelle fhistule, enkrmét dans une enveloppe siliceuse. Le Trustule, formé de deux laka séparées par une bande dite conneclive (ftg. 130), renferme un protoplasma coloré en vert (endochrdme) ou en brun jaunâtre.
Ces Algues se multiplient par division et se reproduisent en partie pvoonjugation. Laconjugotion s'opère entre deux frustules (fig. 131 el 133), qui se placent parallèlement et s'entourent d'une substance ^lalineuse. Tantôt les deux endochrùmes se confondent en une misse unique, aitrospwe, qui se transforme peu h peu en un frustule fonblableaux parents, mais plus grand, et qui se multipliera par di 'liion. TanlAt chaque frustule émet deux tubes de communication rideui masses d'endocbrdme, de telle sorte quil y a formation de deui aoxospores qui se comportent d'ailleurs comme précédemment iVoirPelletan, toc. cit.)
S* Copuiation de zootporet. — Dans les Pandùnna (1 ) Ulolkrtx xnaia (2), [/. seriala (Max. Corau) (3), on a observé une re production caractérisée par la fusion dedenx zoospores libres qui donnent naissance à une oospore qui germe après une période de repos.
3" Fécondation. — Ce mode de reproduction sexuée consisle dans l'înlerrention d'nn individu mflle {anii*roîittde) venant féconder une masse protoplasmatique((HM;)Aére) renfermée dans une cellale mère (oogone). De cette fécondation résulte une oospore qni tantAt germe directement [Vaueheria], tantAt produit par division des zoospores qui vont se Sser et germer ensuite en une nou- i Telle plante {Bulboc/ugle, CEdogonium diplattdruat). bIm a. «t de i'»k«« <«. u'^
On pourra prendre comme sujet d étade le Vaueheria itaiHi (flg. 133) dans lequel Vanthéridie a (eoroicule) tpparalt & côté du sporange ou oogone [og) .
Conome on le voit en A, l'anlbcridie k se développe sur le Blâment
'(!} Priopbaiin, Moitatiberichf, 8 Dovemltre 1869. (ï) Cniner, Bot. Zeilung, 1871, i>; Hu- Cono, Bull, Sue. M. de Fiance, 1874.
276 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
plus rapidement que Toogone og, Gé dernier se renfler et son contenu se sépare bientôt de la cellule par une cloison transverse. Le contenu granuleux et de couleiur verte se rassemble au centre de l'oogone, tandis qu'à son sommet courbé en forme de bec on ne trouve plus qu*nn protoplasma incolore. En ce point la paroi, s'ouvrant bientôt, 9e gonfle en une sorte de gelée au moyen de laquelle les anthérozoïdes, qui s'échappent par une ouverture de Tanthéridie développée, pourront atteindre la masse protoplasmique verte ou oosphère renfermée dans la cavité de l'oogone. Aussitôt la fécondation opérée, l'oosphère se couvre d'une membrane et constitue alors une oospore.
Fucacées, — Chez les Fucus, les organes mAles et femelles apparaissent, soit à côté l'un de l'autre dans des cavités ou conceptarU^ qui se trouvent aux extrémités des frondes {Fucus platy corpus), ^oit sur des thalles différents {Fucus vesiculosus, serratus^ nodosus), CV?i sur ces conceptacles que devront être faites les coupes. Chaque oogone, attachée au fond du concepti^cle par un pied unicellulaire. renferme un corps protoplasmatique (oosphère) qui tantôt demeure simple {Pycnophycus,Himantfialia, etc.), tantôt se divise en deux {Pelvetia), quatre {Ozothallia vulg,), ou huit oosphères {Fucus). — Les anthérozoïdes très petits, contenant un point rouge et munis de deui cils, l'un en avant, l'autre en arrière, sont réunis en grand nombn dans des cellules généralement ovoïdes (anthéridies) disposées sui des poils dont elles ne sont que des rameaux transformés. La féooo* dation des oosphères se produit, en dehors des conceptacles, une foh que celles-ci se sont successivement débarrassées des membranes éi Toogone. L'oosphère fécondée se couvre d'une membrane, et^ deie nue oospore, se fixe pour germer.
Beprodactlon ches lei Florldées. — ; La reproduction ch»
les Floridées diflère beaucoup de celle des autres Algues. Oi y distingue une reproduction asexuée par tétraspores immo* biles, qu*on ne retrouve pas toutefois chez les Némaliées, el une reproduction sexuée dans laquelle les anthérozoïdes int mobiles sont entraînés par Teau et viennent se fixer à ui .filament hyalin (/nVAo^yne) qui s'insère sur un corps appela trichophore. « Ge dernier est un corps généralement plurtceii « lulaire, dans lequel ou à côté duquel se font sentir les suites « de la fécondation, car c'est à côté et au-dessous de lui qu< « se forment des filaments celluleux ou des masses de ti>^-^ « qui constituent le fruit ou cysiocarpe ; c*est dans ce demie) « que naissent plus tard les spores, d (Sachs, loc. cit.)
Parmi ces Algues le Sp^*ococa/s crispus (Carragaheen ou moi:**i perlée), le Gigartina helmintfiocorton (mousse de Corse) et la Cor-jiV.H officinalis sont utilisés en pharmacie.
CBAPITRE VIII. — ORGANES DE RBPItODUCTiON. 277,
Le thalle de la première est comprimé en forme de ruban étroit, U de la seconde est cfliridrique et parait Tormé, à la loupe, de (uliaement striés transi ersalemeut, apparence. qu'ils doivent à leur adore. Ces filaments se composent en effet de cellules rangée^ e i cAte par étages asseï réguliers, et ce sont les plans horizontaux (tptration qui forment les stries transversales de la surface. Vr des coupes dans le tissu même du thalle du Sphxneocau. fu, on constatera l'existence des létraspores ; celles-ci se réu- HDt en grand nombre sous forme de petits amas ovoïdes, rosés fraies), qu'on retrouve très facilement sur l'algue sèche après «ir fait détremper dans l'eau. Dans le Bigartma ktlminthocorien, litraspores se forment aux extrémités des rameaux. « Ihalle de la CoraUiae est, comme le montre la figure (flg. 134)
nposé d'articles courts et assez larges imprégnés de carbonate chaux. Lorsqu'on l'a débarrassé de ce carbonate de cbaux, on Klale que le thalle est formé d une partie centrale continuée • une Bérie de cellules longues et étroites juxtaposées ei d'une rtie corticale formée de cellules arrondies, serrées les uneà nlre le* autres.
Let télraspores se produisent à Imténeurde conceplacles qui iiseat k l'aisselle des articles Ces conceplacles sont ovoïdes, dicellés et renferment un cerUm nombre de létraspores prove- ,flt chacune de la division d'une cellule mère A leur sommet les oceptades présentent une ouverture (fig. <3t).
Aifa«» pârMltea. — Les Algues parasites de l'homme sont sez peu nombreuses.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
Citons le Leptothrix buccalis décrit par M. Robin (1).
Genre Leptothrix. — « Filaments non rameux, ni engatnés, ni co- » hérents. »
Leptothrix buccalis. — n Filaments assez raides, droits ou courbés, « quelquefois coudés brusquement, à angle généralement obtus, à <( bords nets, non moniliformes, extrémités non effilées, larges « de 0»», 0005 et longs de 0»», 020 à 0»«,400, incolores, élastiques, « rétmis généralement par la base à une gangUe amorphe^ granulm$e^ « et formant des faisceaux plus ou moins serrés, à moins qu'ils n'aienl « été détachés (fig. 435, i et 2).
Cette Algue se trouve à la surface de la langue, parmi le> matières accumulées dans les interstices des dents. Les liquides de l'estomac et de l'intestin ne semblent pas un milieu
Fig. 136. — Algue de l'utérus. (Ch. Robin.)
favorable à son développement, car on n'y rencontre généra lement que des filaments isolés non fascicules, et très rar< ment implantés sur leur gangue.
Pour les observer on gratte fortement et aussi loin en a] rière 'que possible le dos de la langue avec une spatule. O trouve en même temps les produits de la desquamation h\U cale (voir plus loin).
Enfin, sous le nom de LeptomituSj on désigne des Algues dont nous empruntons la caractéristique à M. Robin.
Leptomitus.iK Trichoma articulatum, in apicem attenuatum« raiii (c sum ; articuli cavi, vaginati. Spermatia (sporidia) lateralia, « interstitialia, epispermio pellucido cincta. »
(1) Ch. Robin, Histoire naturelle des végétaux parasites qui Vhomme et sur les animaux vivants. Pari», 18&a.