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ORGANES DE REPRODUCTION

si Ton étudie les basidiospores, ces coupes devront être dirigées perpendiculairement à la surface hyméniale dont la situation ?arie, comme nous l'avons dit plus haut, avec les espèces. Ei«BiplM4eTibécagporcfl. — Ges exemples sont nombreux,

Fiç. 1)9. — A. Spores da Tuber meloMrporum. — a. Spore grossie. — 6. Spores eoupées traasYcmlcmcnt et Toe« Uaut leur thèque. — e Spores eDtières dans leur thëqae. — i. Portioa d« paroi d'uoe spore fortement grossie, avec ses pointes. — B. Spores du Tuher meêentericum. — a. Spore isolée grossie. — h. Spores dans leur thèque. ~ r. Paroi grossie atee oroemeois.

car on en trouve chez les Champignons les plus simples [fermenti) comme chez ceux qui atteignent un haut degré d'organisation (Tubéràcées, Morille, Pézizes, Ctavicepi^ etc.).

TrmWm. — Si par exemple on pratique des coupes minces sur le réceptacle fructifère atigiocarpe de la TrufTe, on constate d'une part que ces coupes présentent à l'oeil une apparence marbrée dont on se rend aisément compte par Texamen microscopique. Tout à fait à la périphérie on trouve un feutrage épais, de couleur brune, de cellules allongées, qui forme le péHdium et enveloppe un tissu moins dense de cellules entre lesquelles existe (le l'air qui donne à ce tissu un aspect blanchâtre. Des espaces vides remplis d'un suc particulier apparaissent avec une teinte noire. Enfin ie tissa hyménial est lui-même de couleur grisâtre. L'ensemble de ces bandes blanches de "^ tissu et de ITiyménium forme la gleba. Sur les ^*J[- *^*^ Twt'vhi^ mêmes coupes examinées, et même à un faible nium."— p. paraphygrossissement, on aperçoit de nombreuses spores ovoides groupées par quatre ou huit dans l'intérieur de cellules (thèques) à parois minces incolores.

Vexospore (1) ou membrane externe des spores est colorée en brun plas ou moins foncé et ornée de manières diverses (fig. i38). Dans le

tl] A. Cbatin, la Truffe.

ses. — «. Thèques et spores. — B. Oeui thèques grossies avec les spores.

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Tuber melanosporum par exemple, A, l'exospore est couTerte de petites pointes fines, que nous avons représentées à un fort grossissement [600 fois) en d; dans le Tuber mesenieiicum, l'exospore est ornée d'une sorte de réseau relevé de saillies dont l'extrémité libre se termine (c) en forme de tËte de clou.

3* Les Diseomyeétes {Morille, Péiize], etc., seront également d'excellents exemples à étudier. La couche hjméniale occupe la surface extérieure du réceptacle tantAt plissé (UoriUe), tantôt en forme de coupeplusoumoinsproronde(PéÛEes). Surcet hjménium, au moyen de coupes, on reconnaît l'existence de thëques allongées (flg. 139, B) entremêlées (A) de paraphyses ou poils souvent colorés {PeiUa aanmtiaca] brillamment. Dans les thëques se développent par formation libre des spores ovoïdes généralement au nombre de huit.

Ex«BipiM de BMi4io«»orH. — Tanldt chez les Basidiosporées le réceptacle est angiocarpe et formé comme chei la Truffe d'un péridiuu enveloppant une gleba [Lycoperdon). L'hyménium alors porte des basides surmontées par des spores.

Ailleurs (Hyménomycètes) i'hyménium revêt les proloogements de la surface inférieure du réceptacle fructifère. Dan* les Agarics, ces prolongements forment des lamelles disposée^ radialement. Ces lamelles sont concentriques dans les Cyciirmycet, anastomosées en réseau dans les Polyporei; elles Tormenl des tubes étroits, perpendiculaires à la surface et serrés cble à c6te dans les Bolets. Enfin, dans les Hydnum, la face inférieure du réceptacle fructifère est garnie de pointes mollo qui pendent comme des stalactites et sur lesquelles s'étale I'hyménium.

Asaric. — On pourra, pour l'étude, faire des coupes sur YAfarirKi edulU qu'il est facile de se procurer à peu près à tous les éUta de

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déTïloppement. Toutefois, pour voir des spores bien développées, il SU) bon de pratiquer des coupes sur des échantillons assez avancés taigt. Sur ces coupes (fig. liO) on trouvera de longues cetlutes renflées à l'extrémité, dont l'ensemble constitue l'Iiyménium et qui reposent sur une couche de cellules assez courtes appartenant au ti»u du réceptacle fructifère. Parmi les longues cellules hyméniales, oa en trouve an grand nombre (basides) qui développent à leur cttrémiié deux à quatre stérigmates portant chacun une spore. Ces spores développées se détachent, tombent et germent pour reproduire un mycélium.

■•dIfleatlaHs 4«a «porca. — 1' Cunidies. — On a donné ce nomîdepetitscorpsreproducteurssusceptibles de germer qui se produisent principalement chez les Champignons fllameoleni (Phycomycètes), à l'extrémité des filaments fertiles. Ces

Cnnidiet naissent successivement, souvent en grand nombre, à l'extrémité de ces filaments dont la cellule terminale joue le r6)e de baside, et ils se disposent en chapelet, la spore la plus ancienne étant à l'extrémité. Nous reproduisons comme exemples de cette disposition en chapelet le Torula sacchari et V.lipergillus Glaucut. On peut voir que dans le Torula (Dg. 141) leï chapelets de spores s'insèrent directement sur le mycélium filamenteux dont quelques filaments deviennent fertiles. Dans \' Atpergillui glaucut (flg. 142), ces chapelets de spores ne s'in- >«rent pas directement sur le mycélium, mais sur des filaments intermédiaires.

2* Siylotporet et Pycnidei, — Dans certains Champignons (Ce-

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nangtum frangulx) on voit se développer des conceptacles appelés Pycnides qui s'ouvrent à leur sommet pour laisser échapper des spores appelées Stylospores parce qu'elles sont séparées de leur baside par un étranglement ou stérigmate.

3* Spermaties et spermogonies. — On trouve sur les Ascomycètes des conceptacles (spermogonies) tapissés de corps très grêles en forme de bâtonnets (spermaties) développés en grand nombre à Texlrémité de filaments cellulaires et qui répondraient aux conidies, car M. Max. Cornu (1) a pu obtenir leur germination chez certaines espèces.

4* Chlamydospores. — On a donné ce nom à des spores propres aux Mucorinées et qui diffèrent des spores ordinaires que possèdent ces mêmes plantes en ce qu'elles naissent isolément et dans le filament même du champignon.

PoljrmorphUme. — Gomme nous l'avons déjà dit, beaucoup de champignons sont remarquables par les formes Tariées que prend une espèce à certaines époques de son développement. A ce polymorphisme vient s'ajouter pour certaiDs d'entre eux une intéressante particularité. En effet, si les uns {numoxènes) subissent leurs diverses transformations sans changer de place [Clavtceps purpttreà), les autres (hétéroxène.^) ne peuvent revêtir les diverses formes qui constituent le cycle le plus complet de leur développement, qu'à la condition de trouver pour chacune de ces formes un siège déterminé {Œcidmm berberidh et Puccinia graminis). Nous allons citei quelques exemples de ces deux cas.

1* ChamplirnoBfl monozèBM. — Exemple : Claviceps purptârea. 0] champignon, qui vit en parasite sur le seigle, commence par dé^*'^ lopper un mycélium filamenteux blanc qui envahit To^'aîre de ce^t-i plante, le pénètre et y développe des conidies. Ce premier étal, con^.^ déré longtemps comme une espèce autonome, avait reçu le nom à{ sphacélie. Mais bientôt les filaments de ces champignons développeul un sclérote, qui, envahissant Tovaire, soulève la sphacélie qui se deSH sèche et mei^rt. Ce sclérote, qui n'est même pas un état du chaiiip>i gnon, reçut le nom de Sclerotium clavtis. Mais si Ton observe la sutti du développement, on voit bientôt naître à la surface de ce adèrole ^

(1) Max. Cornu, Comptes rendus^ t. LXXXII, 1876.

(3) n rafflt pour développer TappireU fructifère, de piquer dans le uNi des aclérotes que Ton arrose de temps en temps. On recouvre le toot d'u^ cloche et on Tabandonne à une température de 15 degrés environ.

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dHippireiis friiclifËres {ûg. 143) en forme de tête sphérique pédiculêe. Dot coupe dans la partie sphérique montre un etroma cellulaire rcabraMnlà sa périphérie de nombreux conceptacles (flg. 144) rem-

plis de longues thëques contenant chacune plusieurs thécaspores grêles et fllifornies.

Oa terminerail le cycle du développement en semant ces spores

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■or des fleurs de seigle, elles détermineraient bientAt la formation i'aae sphacélie.

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30 Ch«Hplo*** h^tArw^k***. — Exemple : CEfeidimn berbmii' et Pucemia graminiâ. -— L'Œetdium berberidis est une Urëdinée qu'on trouve BU printemps sur les feuilles du Berberit vulg., oix elle ronnc des lâches jaunes, renfléca par suite d'une sorle d'hypertrophie du parenchyme de la Teuille. Une coupe sur ces taches montre d'unt part des conceptacles (spermogonies) en forme d'outre [Bg. I4S, fp . qui renferment des filaments longs qui passent par l'ouTerlnredet conceptacles, en même temps que des apermaties.

D'autre part on trouve, dans le parenchyme inférieur de la f«uill<' (flg. 143, a),deB conceptacles en forme de coupes lorsqu'ils sont com plÈlement développés, et qui renferment des chapelets de coniitie'. Ils forment un premier état du champignon, que l'on nommii' (Eci dium. Ces conidies (spores) ne reproduisent cependant pas de:

Fi(. IM. -- Ur«dM|»i

Œcidînm. Pour germer, elles doivent changer de siège, et c'c*i n les Graminées (liges, feuilles) qu'elles se transportent pour ilorin naissance à ce que l'on considérait autrefois comme un champs-:''! autonome (U>e'I''), mais en réalil6à une seconde forme reprodu<:lr que l'on nomme riTcdo du Pucciniagi'uminû qui forme desl>uurf'i: rouges (rouille des blés) sous l'épiderme des feuilles cl des li^vl Graminées. Des coupcssur ces bourrelets monireni un myct-liuim > certains filaments portent à leur extrémité une spore Irè» gn>ï*< l4o, t Ole, et flg. I4fl) renfermant des granules rouges ^L'^e^^o^;■.'^■ qui en tombant sur les feuilles des Graminées germe ei reprodu ' nouveaux urédos. Mais bientôt les urédos les phis ftpés cessent -it fi duiredcs urédosporeset donnent naissance à3aulres s.poresl»ci .1 laires(Bg.l4S,b), appelées Téfmlofporei, qui germenlauprinlenifi'i Icschaumes de la graminée. en donnant naissance à de petits Slsni'i grêles qui portent k leur extrémite de petites spores que l'on nom

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