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CHAPITRE VIII. — 0AGAHB3 DE REPRODUCTION

'pohditi. M.iis ces aporidies ne pourront germer que sur les feuilles de Perberis. Perforant l'épidermc de ces feuilles elles produisent un miirUani qui engendre ensuite les spermogonies et tes œcidiums. tiiisi ft termine le cycle du dÉveloppement de ce champignon hi!'-

l^rmène.

€huiplKH*u pATNltm. —Leur nombre est très considérable. Les uns vivent sur les végétaux et peuvent fitre alors miaphytei [Peronoipora tnfeslant, Cyttopui candidiu, etc.) ou 'l'iphi/ia {Erysipke Tuckert) ; les autres vivent sur les animaux.

l' EntophytM. — Nous reproduisons en A (11g. 147) les bran- <\t> fertiles qui naissent du mycélium uniceUulaire du Cyt'

HJip«r«i pu •" tporp*. — r. £«Mpvn femuDi. — n. z^wipore gFnaam ivr un Hiomile el intro. ;muBi duu L'oiUoLc U poidtc dA uDfllinHnt. —G. Prronatpora geroiut t4ir i'^|^

'il»a amdidus (rouille blanche des Crucifères), mycélium qui lit dans l'inlérieur du tissu de ces plantes. Les spores qui i^s^ent aux extrémités de ces filaments développent cbez le lyttuput candidiu, comme chez le Peronoipora infestons (paraîle de la Pomme de terre), des zoospores (G, D, Ë, F). Ces zoop'.'res, cbez le Peronoipora infeitant, viennent s'établir sur la uticule (fig, 147) de la plante nourricière, s'y fixent, s'eotouent d'une membrane, et perçant la paroi de la ceHule épi-

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dermique arrivent jusque dans les méats intercellulaires où ils développent le mycélium.

Les zoospores du Cystopus candi'dus germent au voisinage des stomates, et c'est par leur ouverture que les filaments germinatifs pénètrent dans le tissu. Le développement du mycélium n*a lieu toutefois que si Tensemencement est opéré sur les cotylédons verts de la plante nourricière {Lepidium satîvum, Capsella) (Sachs). .

Il s*opère d'autre part dans les deux exemples que nous venons de citer une fécondation dans la profondeur des tissus de la plante nourricière. Comme exemples de champignon^ Entophytes nous rappellerons les formes si nombreuses de la famille des Ustilaginées. Les spores de ces champignons produisent en germant un premier mycélium qui porte de> Sporidies. Celles-ci en germant envahissent les plantes dan> lesquelles elles se développent, et le mycélium qu'elles forment vient fructifier dans des organes déterminés variant avec les espèces et les détruisent. Ainsi, le TUleU'a cari^< détruit Tovule des graminées sans altérer Tovaire (carie de> céréales). Les Ustilago Flosculorum et Antherarum attaquent le^ Étamines des Composées et des Caryophyllées. Les L\ Card^, U. destruens détruisent la fleur tout entière et provoquent la maladie des céréales appelée le charbon (Van Thiegem, Ax-. cit,).

2* Eptphytes, — Citons parmi les champignons Épiphyto^ VErysiphe Tuckeri {Oïdium Tucken) qui produit la maladie de la vigne. On n'en connaît encore que l'état conidifère.

3* Champignons parasites des animaux (1). — Tous ces cham« pignons appartiennent aux formes les plus inférieures. Nou^ décrirons d'abord chez l'homme ceux qui produisent le^ teignes.

Teif nés. i® Teigne faveuse, — Cette teigne présente à examiner d'une part, un champignon caractéristique (Achorion Sch^nUin i fig. H8j; d'autre part et accessoirement, et surtout dans les petx*^ -i squames fines (Ardsten), un parasite très différent, le Pueeima fts-k .]

Achorion Schœnleinii. -^ Caractères (fig. 148). « Mjceltum mu'.!- i

(1) Voir Çh. Robin, loc. cit., et L. Marchand, arUcIe da Nowfûu DiVf . 1 méd, et de chir^ pratiques de Jaccoud.

CRAPETBE VIII. — ORGANES DE REPHODUCTION. 291

p^Ducidum, floccosum floccis tenu s «i m s no i articulalis, ranrio- 'Jsiûiiis, in stromate granuloso plerumque affints Heceptaculum Roccis crassioribus e celtulis elongatis formalum subramosJs, dis-

'inde articulalis, articulis inseiiuatibus, irregularibus , ia sporidio ibeunlibus. Sporidia rolunda, ovalia vel irregularia, in uno lel Jluribua lateribus germinantia. Oidio arGnis. h (Robin, loc. cU.) Co

rcclki de Fniu (Bliin).

- i. Sporuln r«iii . Ch*lD« dî ipomlci. ^ d. Ti

Tube) iparultii

champignon siège principalement sur la peau de la tâte de l'homme ; on le trouve dans la profondeur du follicule pileux contre le poil. On ne troure alors que des spores (flg. 14S, e) qui forment autour du poil des amas volumineux.

Dans les dépressions de ta surface de la peau, on trouve des amas ;godets ou favi) où l'on rencontre toutes les parties constituantes du végétal, mycélium, réceptacles, spores (flg. 149).

La couleur des favi est d'un jaune soufré pâle.

292 GUIDE DE MIGROGRAPHU.

Puccinia favL — Ce parasite, que Ton rencontre également dans la teigne faveuse, est composé de véritables Téleutospores , colorée> en brun rouge. Ce sont généralement deux cellules disposées comme dans la fig. 146 et supportées par un filament cylindrique.

2* Teigne tonsurante (Trichophyton tojuurans) (1), (fig. 150).

Caractères. — Spores rondes ou ovales, transparentes, incolores, à surface lisse; diamètre variant entre 0™",003 etO'-^jOOfi. Ces spores donnent naissance à des filaments articulés constitués par des spores enchaînées en filaments moniliformes.

Le cuir chevelu est le siège de prédilection de ce champignon. L'affection ^2) débute par Taltération des poils qui changent de couleur, deviennent secs et cassants. Les spores existent dans llatérieur môme de la racine des poils. Bientôt elles se développent en grand

Fig. 151. — Cheveu dans un cas de pelade décalvante à marche rapide (Malasscz .

nombre, et se logent dans les intervalles qu'elles déterminent par Técartement des fibres de ceux-ci.

3° Teigne pelade, due au Microsporon Audouini (fig. loi).

Caractères, — Spores rondes, 0"",00i à0™™,00o; spores ovale'*, 0"™,002 à 0™'",008, se gonflant dansTeau; filaments et leurs branche> courts. 11 diffère du Trichophyton tonsurans par des branches nombreuses, courbées, des spores plus petites. (Robin, loc. cit.)

C'est un épiphyte que l'on retrouve assez difficilement.

M. Malassez (3) donne le procédé d^examen suivant : « On recueille non seulement les cheveux de la périphérie des plaques, mais au>M les pellicules que l'on obtient en raclant le cuir chevelu au niveau de ces plaques : ces pellicules dissociées soit dans Téther, soit dan** de l'alcool absolu pour être débarrassées de la graisse qui les souille., sont montées dans une solution d'acide phénique au centième. Le champignon occupe les parties les plus superficielles de la couche cornée de l'épiderme. >»

k* Microsporon mentagropkytes (Ch. Robin). Diffère du précédent par des spores plus volumineuses et des filaments et ramifications plu<>

(f ) Diverses espèces de Trichophyton ont encore été trouvées sur le corp> humain: le Trichophyton ulcerum (Robin) a été trouvé par Lebort dans 1-^ croûtes d'un ulcère atonique do la jambe. Ce champignon formait des iacb^« Jaunes composées de spores de 5 à 10 millièmes de millimètre, rondes os eUipsoides.

(2) Bazin, Leçons théoriques et cliniques sur les affections cutanées sitaires. Paris, 186J.

(3) Malassez, Archiv. de physiologie, 1874.

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