CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION
sera donc nécessaire de faire des coupes transversales et longitudinales à diverses hauteurs sur le bouton. Les coupes longitudinales donnent des notions importantes que les premières ne peuvent in-
Fig. 181. — Diagramme de Fraisier.
(Payer.)
Fig. 18Î. — Diagramme de Pediculûrit* (Payer.)
diquer, telles que le mode d'insertion des pièces du verticille sur le tnrus ;fig. i80), etc. C'est encore au moyen de coupes transversales et longitudinales, ou par dissection avec les aiguilles sous la loupe
il?
Br».ire latérale.
Bnciee mère. . . .
Fi-. 183.
Gynécée..
Dîsqae . . .
Androcéo.
Cosolle. . .
Calvce. . . .
— Légeadc d'ua diagramme.
montée, que Ton fera Tétude organogénique des fleurs. On examinera lûrdre d'apparition des divers verticilles et de leurs pièces composantes, les rapports de nombre et de situation entre ces verticilles, etc.
Nous reproduisons ci-contre quelques diagrammes pour montrer comment on peut représenter sur un môme plan toutes les parties d'une fleur et indiquer avec leur forme leurs rapports de nombre, de situation, d'orientation par rapport à l'axe qui les porte, etc. (vx)ir fig. 181, 182 et 183}.
§ 2. STRUCTURE DU PÉBIANTHE.
La structure des pièces qui forment le calyce et la corolle se rapproche beaucoup de la structure des feuilles, dont les sépales et les pétales ne sont que des modifications. Au moyen des coupes, on examinera le parenchyme généralement uni-
320 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
forme, parcouru par des nervures disposées comme dans les feuilles, et réduites généralement à quelques trachées, principalement aux extrémités de ces organes. On étudiera les épidermes, comme il a été dit page 163, et Ton y trouvera, principalement sur les corolles veloutées, de nombreuses cellule^ relevées en papilles coniques proéminentes. Les corolles seront d'excellents sujets pour l'étude des matières colorantes.
§ 3. STRUCTURE DES ÉTAHINES.
L*étude des Étamînes doit porter sur le filet, l'Anthère el les grains de Pollen. G*est au moyen de coupes minces que l'on fera cette étude.
l"" Le filet montre en général, sur les sections transversale?, un faisceau fibro-vasculaire axile entouré d*un parenchyme, enveloppé par un épiderme. Le faisceau fibro-vasculaire du filet se prolonge entre les anthères dans le connectif, où on le retrouve sur les coupes (fig 185, a),
2^ Anthères, — Au moyen des coupes sur les Anthères, on reconnaît que leurs parois sont formées de trois couches,dislincte> dans les très jeunes individus, mais qui se réduisent en général chez les Anthères plus âgées à deux couches, par suite de la résorption de Tune d'elles. Ces trois couches ont été nommées Exothèque^ Mésothèque et Endothèque^ d*après leur situation. L'Exothèque est l'assise épidermique externe. U peut arriver qu'elle disparaisse complètement vers l'époque de la maturation {Calendula^ Laurus nobiliSy Mahonia, Ir'". Ficaridy Nepenthes, Squamaria); quelquefois sa destruction u'a lieu que sur la ligne de déhiscence (Schauerùiy etc.) (A. Chatin Les cellules de TExothèque sont ordinairement relevées eu papilles, ou môme allongées en poils {Lycopersicon). Trô^ épaisses et scléreuses (Zamia, Siphocampylos)^ elles renferment, quoique assez tardivement, des matières colorantes diverses. L'Ëndothèque est la couche la plus interne, transitoire . le Mésothèque est le tissu compris entre les deux précédenie> formations.
La structure du Mésothèque présente un intérêt tout pa:iiculier. Dans un grand nombre de cas, en effet, toutes m.>
CDAPITRS VIll. — ORGANES DB REPRODUCTION. 32t
cellnles se font remarquer par des épaississements en bandes spinlées ou réticulées, qui leur ont fait donner le nom de (flluia fibreutet (Purkinje, flg. 185). M. A. Chatin (1) a montré d'antre part, que ces cellules dans un grand nombre d'An- Ibèresse localisent d'une manière spéciale, ordinairement en rapport avec le mode de déhiscence de ces Anthères.
Ainsi, dans les Anthères à déhiscence longitudinale, ces cellules forment tant&t une bande de chaque cAté de la ligne it déhiscence {Lathraa, JUelampyrum, Orobanche) ou, au con-
Fig. les -A Coupe K*ù
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l'tpaiiHur du litiui 1
D'tprta M. ChiUn.
:»lbiqu«.
traire, elles ne se montrent que le long de l'attache des parois la connectif {Chlora , Haleàa , CAtronta), ou encore elles s'existent que suf l'une des deux vaWes que sépare la ligne le déhiscence (H^i'fAmn^ta) (A. Gbatin).
Dans les Anthères des Laurinées à déhiscence valvulaire, ■es cellules sont limitées à l'épaisseur de ces valvules. Chez es Berbéridées, toutefois, on les observe encore sur le reste
i; A. Chitin, Dt [Anthire. Recherchai lur le développemrnt, la gtruetare t Ut fonefiont de $ei titiui. Pirii, 1810.
GCIDB DB aiaosKAmE. 21
322 GUIDE DE MICROGRAPUIB.
des parois. Enfin elles manquent chez les Anthères à déhiscence poricide (Ericacées, Pyrolacées, Mélastomacées, etc.), sauf, toutefois, dans le genre Solanum dont Touverture apicilaire est munie de cellules fibreuses (flg. 184), le reste du tissu en étant dépourvu ; il peut être creusé de lacunes par écartement.
La coupe transversale de TAnthère montre ordinairement, en son milieu, la section du connectif où Ton reconnaît Texistence d'un faisceau vasculaire axile, entouré d*un tissu parenchymateux dont les éléments se transforment quelquefois en cellules fibreuses. Cette transformation n*est que partielle dans les Teiima, Saxifraga, Sedum, etc. Elle est totale chez les Cràssula, Lonicera^ AUium, Tulipa^ Iris^ etc. Ailleurs, les cellules du parenchyme qui entoure le faisceau du connectif épaississent fortement leurs parois ( Vinca). Enfin dans les Nuphar il se creuse de lacunes (A. Ghatin).
Dans les Anthères des Dicotylédones gamopétales on irouTe une saillie longitudinale qui s*avance dans chaque logette et y proémineplus ou moins. M. Ghatin, qui a appelé Tattention sur ce fait, donne au processus parenchymateux ainsi formé le nom de Piacenloïdey tout en faisant remarquer que cette dénomination n*entratne aucune comparaison avec le Placenta des Ovaires (1). Nous reproduisons (fig. 185, B) un Placeniolde dans TAnthère du Solanum Sisymbrium.
§ 4. POLLEIf.
Le Pollen est ordinairement sous forme d*une poussière composée de cellules ou grains de Pollen. — Un grain de VkîV
(1) Ces placentoldes que Ton obserre particalièrement bien sur les Ar> thères non mûres^ alors que la cloison des logettes persiste encore, pvtf ".: de cotte cloison et s'avancent plus ou moins loin Jusqu'aux parois oppiMëes àr « logettes (voir flg. 185, A et B). Leur structure est simplement parenebymaipu^ M. Ghatin n'y a point rencontré de cellules fibreuses. D'ailleurs leur p"^ sence semble coïncider avec rexistencc de cloisons dépourruet de ces «.•ments. Cest, comme nous l'avons dit, dans les Corolliflores qu'on mcostr- ItfS placentoides ; chez les Solanées, par exemple dans les genres Solank-n» Atropa^ Datura^ Hyoscyamus, etc. ; cliez les Scrophulaiiées dans les V^Ti^c* cum, Pedicutaris, mais non pas dans les Veronica ni les Cheicne; cbej '-* Labiées dans les Salvia, RosmarinuSt Lamium^ Leonurus^ Marrttimgm; et- : los Orobanchées dans les CUindestina et Squt^naria^ non dans les 0-»hanche.