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CHAPITRE VIII. — ORGANBS DE REPRODUCTION

D'ailleon ces modifications sont très-fréquentes et peuvent même se présenter dans les genres d'une même famille. Ainsi M. Scheiden a signalé les Renonculacées comme pourvues doTuIes à deux téguments dans les genres Clemalis, Adonis, A^kgia, Aconitvm^ Pœonia^ dans plusieurs espèces de Delpkimum (D. Consolida, Ajacts^ etc.), et à un seul tégument <i*ûs les Thalictrum^ Anémone, Hepatica^ Ranunculus. Au sDJet de la forme des ovules, on peut considérer trois types principaux reliés entre eux par des états intermédiaires.

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Rf. IM. » Owle orthotrope Fig. 200. -~ Ovale analrope Fig. 201. — Orale cunpylo- ^Rhobtrbe. A, hile; m, d'Hellébore fétide. trope de Haricot,

■«ropyle.

Ces trois formes qui font désigner les ovules sous les noms dU Ortkotrope, 0. Campylotrope, 0. Anatrope (fig. 199, 200 et ^>i) s'observent soit directement en examinant les ovules à la loape, soit au moyen de coupes longitudinales lorsque leur (Tosseur le permet. Les Ovules Orthotropes chez lesquels le micropyle est directement opposé au point d'attache se rencontrent chez les Polygonum, HydrochariSy Urticées, Juglandées, Kpéracées, etc. (fig. 199). Les Ovules Anatropes où le micropyle est voisin du hile et où le faisceau vasciilaire du funicule loDge un côté de l'ovule s'observent chez les Gucurbitacées, Irisées, Liliacées,///2/>a/t'en3, Fi'o/a, etc. (fig. 200). Enfin, les Ovules i^mpylotropes dans lesquels le microphyle et la chalaze sont roisins, vu le développement unilatéral de l'ovule, s'obsen*ent :hezles Grucifëres, Ghénopodées, Caryophyllées, Solanées,^tc. % 201). Il ne nous appartient pas d*insister davantage sur ^s formes variées.

332 GUIDE DE MICROGRAPHIE.

§ 6. DÉVELOPPEMENT DE L*OVAIRE. — PéRICARPe.

L*Oyaire, en se développant, constitue le péricarpe qui est formé, par suite, de trois enveloppes, dont les noms sont de dehors en dedans : Eptcarpe, Mésocarpe^ Endocarpe.

Par les coupes sur ces fruits, on constate des modifications dans la structure de Tovaire, qui ont été amenées parle développement. Dans les fruits charnus en particulier, le Mésocarpe, qui représente le parenchyme médian de la paroi ovarienne^ présente de grandes cellules à parois minces, parcourues par des faisceaux fibro-vasculaires réduits aux trachées. Dans les fruits à noyau, le noyau est formé par l'endocarpe lignifié, et dans les Aurantiacées, où l'endocarpe reste très mince, il porte des poils glanduleux qui se remplissent d'un liquide sucré, qui les gonfle. On voit par là combien sont variées le:9 modifications subies par la paroi ovarienne dans le cours de son développement. Nous rappellerons encore à ce sujet les fruîM des Ombellifères qui se distinguent par l'apparition dans \i fond des sillons qui marquent leur surface, de canaux ré:;!' neux, souvent très nombreux, et qui ont été décrits sous \{ nom de bandelettes (voir page 457).

§ 7. DÉVELOPPEMENT DE l'oVULB. — SAC EMBRTONNAiftB. — GEACVE.

Pour étudier le développement des Ovules, on doit faire dd coupes longitudinales, ou même les observer directement ^ leur transparence le permet [Monotropa, Pyrola^ Orchidér*| Lorsqu'ils sont trop petits pour être coupés, et que leur tranj parence ne permet pas de les observer à loisir, on peut l«| traiter par une dissolution de potasse. Mais, en général. { mieux est de faire des coupes minces, qui passent par centre de l'ovule. Schacht indique le procédé suivant :

« Après avoir détaché l'ovule, on le place sur l'index t-| avec un rasoir bien aiguisé, on fait une coupe longitudinal très mince , passant par le centre ; on réussira très \yïr\ dans cette préparation en enlevant d'abord un des cAtés «j l'ovule, puis le retournant avec un pinceau très fin et enlev^^ ensuite l'autre côté. On porte alors sous le microscope laci-^u^ que l'on a obtenue. On peut l'améliorer encore en la tailio.)

CHAPITRE Vin. ~ ORGANES DE REPRODUCTION. 333 nDetroiûèma et une quatrième fois. C'est ainsi que doiveut Mre oaminés les phénomèDes du développement chez les Ontles des Labiées, Borragiaées, Crucirères, Gonif&res, etc. » Sac embryonnaire. — L'étude du sac embryonnaire pré- «nU an intérêt tout particulier. — On pourra l'examinar au moTeD découpes pratiquées comme nous venons de l'indiquer. ToDlefois les commençants feront bien de prendre comme jDJels d'étude des plantes telles que les Gladiotus, Crocus, Zea, Efpkram, Chetranthui, cbes lesquelles la paroi du sac emlirroDaure est, même avant la fécondation, assez solide pour POD puisse l'isoler avec l'aiguille. — On aperçoit alors dans le ^c embryonnaire deux Tormations :

i* L'une, placée dans le voisinage du mîcropyle, consiste en dem Tésicules protoplasmatiques ovoïdes ou globuleuses orlimirement dépourvues de membrane d'enveloppe, celle-ci n'ipparaissant que comme phénomËne consécutif à la fécondation [Bg. 202) (sauf toutefois, d'après V. Bofmeister, dans quelques plantes, ^

^vphar, Tropxohim, Cheiranthiu, Rota, t<^~ TT

Me ). — Ces deux vésicules ont reçu le • "t — "/t™™ Win de véticules embryonnaires ; dans ^i—tar" |lj|l B Crocbi. Giadiolm, P/armium tetmx, iZ~jÙX^j jj

l'ïprès SchacbL, la moitié supérieure 1ZZZ5^^//J

teclucuDe des vésicules est coiffée d'une " """^==ï^

•mm brillaote, cellulosique , d'appa- '•«■ "*- - '^^ '"•s"""

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ace fllameateuse, qu il nomme ap- iprb te d<Teiopp«neni da mil fUtgère et que l'on met bien Ô*^"uuVm''uU°^m'*t éridence en plongeant dans l'alcool m. Hicroi>;ie. - c. cht- 8 fleura avant d'observer le sac em- n"^i7. '■""''''*■ ~ "' "' 7oiuiiire. Lemftme appareil s'observe hrore, quoique plus diracilement, dans Vins (Hofmeister), Fueitia glorioia, le Campamila médium, l'Euphraiia odon- <a, etc. (Schacht, loc. cit.).

3* La soconde formation que présente le sac embryonnaire nsiste en deux vésicules à parois très délicates, pourvues la noyan brillant, et qui occupent l'extrémité du sac opposé < micropyle, d'où le nom de véticuies antipodes qui leur a été Dné; ces corps sont transitoires.

GUIDE DB MIGROGRAPHIB.

On examinera encore le développement de Talbumen dans le sac embryonnaire. Les cellules qai le forment se produisent, suivant les espèces, par formation libre ou par division. — Nous renvoyons pour cette' étude à la page 63 où nous sommes entrés dans d*assez longs détails à ce sujet.

Développemetit de l'embryon. — Pour étudier le développement de Tembryon, on aura tout avantage à provoquer soimême la fécondation, en saupoudrant les fleurs avec le pollen. — On n*oubliera pas que certaines plantes, et en particulier les Conifères, mettent un long temps à mûrir leurs graines. Ainsi les graines des Pinus et Juniperus demandent deux on trois années : leurs ovules se développent au printemps, alors a lieu la pollinisation ; c*est au printemps suivant seulement que se forme Tendosperme et qu'apparaissent les corpuscules; enfin, vers le milieu de ce deuxième été (j^i^)» '^ fructification commence, et à l'automne Tembryon est formé, la graine mûrit (dans le Pinus Pmea et le Juniperus^ ce dernier phénomène s'accomplit seulement à l'automne de la troisième année). l!Abie$^ le Picea^ le LaryXy le Thuya, le Taxas, ri4raaicaria, n'emploient au contraire qu'une année pour développer leurs graines (Schacht, loc. cit.).

Quoi qu*il en soit, après la fécondation, les deux vésicules embryonnaires se recouvrent d'une membrane. La supérieure

va par des divisions successives formel le su$pensewr, l'inférieure constitoen Vembryon (flg. 203). Pour cela, cette cellule«se divise un grand nombre d« fois, et donne lieu à une masse compacte ou m^risl^mequi bientôt se différencie en une couche périphériqoi d'une seule assise (dermatogène), es même temps que par des cloisonne* Mire récondée dun Ara6ii. — mcuts principalement longitudinata îi."- :' Vr." dtr'"-: la masse du tissu central se sépara «

liryonnaire. — ê. Bndotp«rme. un faiscoaU axile qui COUStitUe le f^ — a. Yé»lcule embryonnaire ^- .. *...\r x •t.ix - *-

•i..p«iiiear. - *. Embryoïu rome (flg. 113 et 114). Le pénblème ex

tissu interposé entre les deux précédonios couches s'accroît par des divisions principalemca'

Flg. 203. — Vé«ieu!e embryon-

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