‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 156 sur 404 · NUMÉRATION DES GLOBULES DU SANG · texte numérisé non relu

NUMÉRATION DES GLOBULES DU SANG

L'étude de cette question a reçu depuis peu d'années, en France, une vive impulsion de deux savants, MM. Malassez et Hayem. C'est M. Malassez qui, le premier, a fait entrer la numération des globules du sang, dans une voie pratique, par Ja création d'un instrument dont nous donnons la description. Nous emprunterons à ces deux auteurs les renseignements qui vont suivre.

Depuis longtemps déjà on s'était préoccupé du dosage des dobules à l'état sain et à l'état pathologique. Les travaux d'Andral et Gavarret et de Becquerel et Rodier sont le témoignage des nombreuses et fécondes recherches faites dans cette direction. La chimie ne pouvant donner qu'une appréciation pondérale, il appartenait au microscope de montrer que, outre la diminution des globules, il y avait des modifications morphologiques qui avaient un véritable intérêt. Longtemps on

t plus ou moinf excentriquement situé. Tantôt enfin les globules sanguins ont simplement plus on moins crénelés sur leurs bords et plus foncés de

Ce sont surtout les globules des reptiles qui expulsent leur nucléus, les lobai es des mammifères offrent des crénelures.

Le nombre des globules, ainsi altérés et rentrés dans la circulation, est roportionnel à l'étendue de la congélation. Si la congélation n'a envahi que h membres, ^ o\x j^ seulement est altéré. Si l'animal a été totalement irahi p^v* ^ glsce, presque tous les globules sont désorganisés ; il n'en reste x% ^l, d^tffialtérés.

M.' Poodiet a tiré de ces faits des déductions physiologiques très impôrntes (io<r,cit,,p, |4).

348 6UIDB DE MICROGRAPHIE.

a cherché un moyen pratique de réaliser ce desideratum. Oo comprend sans peine, combien il aurait été difficile, pour un observateur, de dénombrer Timmense quantité de globules contenus dans une goutte de sang. Tous les histologistes ont été d*accord, pour reconnaître la nécessité de diluer le sang, c'est-à-dire d*augmenter la quantité de sérum, pour diminuer ainsi le nombre des globules, dans un volume déterminé de sang.

11 est nécessaire que le mélange soit parfaitement fait, et que les globules soient uniformément répartis.

C'est Vierordt qui le premier {Arch. fur pftysiologische Betlkunde, Bd. XI, 1852, et Bd. XIII, 1854) donna le moyen de faire la numération des globules du sang. Voici en quoi consiste son procédé. Le sang, étant recueilli à l'aide d'un tube capillaire bien calibré, est étendu dans une quantité de sérum artificiel toujours la même (679,9 fois celle du sang). Au mélange ainsi obtenu, on ajoute un dixième de solution gommeuse, et on le reprend avec une pipette, pour l'étendre suf un porte-objet, en lignes étroites et régulières. On le laissa sécher à l'air libre, puis on place la préparation sous le micn»^ scope, et l'on compte les globules, en s'aidant d'une lame mi< crométrique placée sur le sang desséché. Comme le fait observe) M. Hayem (1), auquel nous empruntons ces détails, ce procédé demandant cinq ou six heures, avait peu de chances pour entrci dans la pratique.

Welcker {Arch, der Vereins f, gemein ArbeiUn zu Gô(twy**> 1854, t. I, p. 161 et 195 ; Viertelj f. prakt. Heilkunde, Pri::, 1854, t. XLIV, p. 11), apporta quelques modifications à criti méthode, mais sans la rendre plus prompte et plus pratiquai En 1865, Mantegazza imagina un procédé différent, n^ai^ tr i imparfait; il était fondé également sur un calcul de surface.

Cramer {Neder. Lancet) réalisa un très grand procès. • i mettant en pratique l'usage des dilutions sanguines en isVi L'appareil de Cramer, très ingénieux, comme on va le voir. r.i fut pas vulgarisé. Use compose d'une lame porte-objet, sur ^-i bords de laquelle, sont collées deux bandes de verre très min. ^

(1) Voir : Tliëse inaugurale de Malassez et Hayem, IcQon faîte à Ia O..- | «n 1875.

ctparlout d*égale épaisseur. Sur ces lamelles, est placée une autre lame, semblable & la première. On a ainsi un espace capillaire, de section rectangulaire, ayant pour hauteur, Tépaisseur des lamelles. Après avoir déterminé, par une mensuration faite au microscope, le volume de ce capillaire artificiel, Cramer faisait une dissolution de sang, à Taide d*eau salée & 1, âOO, et en se servant de tubes très bien calibrés. Il faisait ensuite pénétrer par aspiration une partie du mélange dans le capillaire, et en s*aidant d*un oculaire, dans lequel était une glace quadrillée, il comptait les globules dans un espace d*une étendue déterminée et arrivait, à Taide d'une formule calculée d'avance, à connaître le nombre des globules contenus dans UD millimètre de sang (Hayem, loc. cit.).

En 1867, notre excellent maître, M. Potain, fit connaître un appareil qui porte dans la science le nom de mélangeur Potain; cet appareil sera décrit avec celui de M. Malassez.

Ainsi que nous Tavons dit, l'opération préliminaire consiste à étendre le sang avec du sérum artificiel, et à obtenir un mélange parfaitement homogène. Voici quelle est la formule adoptée par MM. Potain et Malassez. On fait une solution de P>mme arabique, ayant au pèse-urine, une densité de 1,020, et on en prend 1 volume ; on fait ensuite des solutions de sulfate de soude, de chlorure de sodium, ayant chacune, une den- >ilé de 1,020, et on prend partie égale, de chacune de ces j^olulions pour constituer 3 volumes. M. Malassez fait au sujet de ce sérum une remarque fort importante. Le sérum artificiel ne se comporte pas toujours de la même façon vis-àvis de tous les globules, et s'il en conserve un certain nombre, pendant le temps nécessaire à Texamen, il en ratatine et parfois, en gonfle rapidement d'autres, cela varie suivant le sang qu'on examine,de sorte qu'il est à peu près impossible d'avoir un sérum qui s'applique également bien à tous les cas (1).

Sî Ton ne tient pas, dit M. Malassez, à conserver aux globules leur forme, il convient d'ajouter au sérum un peu de carbonate de potasse ou de soude ; une goutte de solution à 50p. iOO

fi; Du rette, If. Malaasez se sert maintenant d'une sohitioû du- sulfate de ftoode marquant 1,020 au donsimètre; la raison do ce choix est dans la facile altération du sérum dont nous avons donné plus haut la formule.

350 GUIDE DE HICHOGRAPBIB.

dans 15 grammes de sérum environ. Avec cette modification tous les globules deviennent sphériques, mais ils se répartissent pltis régulièrement ; la numération devient alors plus facile.

Gomme généralement, dans les essais cliniques, on nedispose que d'une faible quantité de liquide, il est nécessaire de faire usage du mélangeur Potam (Bg. 214). Cet appareil se compose d'un tube capillaire efdlé i l'une des extrémités et divisé en deux parties inégales, par une ampoule. Cette ampoule renferme une petite boule de verre, lie tube capillaire qui termine l'appareil, à sa partie supérieure, a une section un peu plus large, que le tube capillaire soudé i l'autre extrémité de l'ampoule. On adapte un tube en caoutchouc à l'extrémité de l'appareil.

La longue portion du tube capillaire est construite de telle façon, que sa capacité soit très eiaclement égale au centième de celle de la dilatation ampuUaire. La capacité de l'ampoule est fixée par deux traits situés, l'ao à sa partie supérieure , l'autre à sa partie inférieure.

D'autre part, la longue portion du tube capillaire est divisée en deux parties d'égale capacité. Voici quelle marche on doit suivre, quand on ven t obtenir un mélange de sang à 1/100.

On plonge la pointe effilée du iabe-

K|. III. - MMupu pauii. dans le saog à examiner et l'on aspire

doucement parle tube en caoutchouc,

adapté & la courte portion du lube capillaire, jusqu'i ce que

le saDg arrive au trait, qui sépare la longue portion du tube capillaire, de la partie inférieure de Tampoule. Si, par une aspiration trop énergique, le liquide sanguin a dépassé le trait, il suîûi de refouler le liquide, en soufflant légèrement dans le tabe en caoutchouc, en même temps que Ton essuie le sang qui sort par la pointe de Tinstrument. Cette opération doit être faite assez rapidement, lorsque Ton a à examiner un sang se coagulant facilement, comme celui du chien par exemple.

Ceci fait, on essuie exactement la pointe de Tappareil, que Ton plonge dans le sérum artificiel, et Ton aspire doucement, à Taide du tube en caoutchouc, en imprimant à lappareil, avec les doigtS; de petits mouvements de rotation, grâce auxquels, le mélange de sang et de sérum commence à s'opérer.

L'aspiration est maintenue, jusqu'à ce que le mélange de sang et de sérum arrive au trait qui forme le point de séparation, entre l'extrémité supérieure de l'ampoule et la courte portion du tube capillaire.

On a alors, dans l'ampoule, un mélange de sérum et de sang i 1/iOO. Cette ampoule contient, ainsi que nous l'avons dit, une petite boule de verre. En agitant Tappareil dans des sens divers, on fait voyager la petite boule de verre qui, traversant dans toutes les directions la masse liquide, rend le mélange aussi homogène que possible.

jQoand on veut faire une prise de ce mélange, on souffle par le tube en caoutchouc, de façon à expulser la partie du liquide sanguin qui est contenue dans la longue partie du tube capillaire.

n y a des cas où Ton ne doit faire le mélange de sang et de sérum artificiel, qu'à ^, lorsque, par exemple, on a à examiner un sang normal ou très riche en globules. En se reportant à ce que nous avons dit plus haut, il suffira de n'aspirer le sang, que jusqu'au trait, marquant la moitié de la capacité de la longue portion de l'appareil. On finit par reconnaître à la couleur du sang, quand on doit recourir à cet artifice opératoire, suivant M. Malassez.

Il nous reste maintenant à décrire l'appareil proprement dit de M. Malassez, appareil auquel l'auteur a donné le nom

3S2 fiUmS D8 MICROGRAPHIE,

de capillaire artificiel. On sait en effet que, si l'on examine au microscope, la membrane interdigilale d'une grcDoiiille, od voit le sang circuler dans les capillaires, qui tapissent celte membrane. Le capillaire artificiel de M. Malasseï, se présente sous la forme d'une petite bande de verre, ayant environiàS

Pig. tu. — Cipillair* trliBùcl d* Milui

centimètres de longueur surià 5 millimètres de largeur el 1 millimètre d'épaisseur ; elle est fixée sur une glace porte-objel Dans cette petite bande de verre, très près de sa face supérieure, a été ménagé un canal, qu'on ne peut bien voir i 1 i^il nu, que sous un certain jour ; ce canal est aplati de haut en bas; à la coupe, il a la forme d'une ellipse dont le graud aie aurait environ 23(}[jiet le petit 70[i. L'une de ses extrémités est libre, l'autre relevée en forme de crochet, communique avec un tube en caoutcbouc très On. La capacité <le ce capillaire artificiel a été exactement mesurée (1). Les cbl^ Très qui sont gravés sur la lame porte-objet, indiquent quel'e est sa capacité pour un certain nombre de longueurs. Daosl) première colonne sont inscrites les longueurs ; dans la seconde sont portées les capacités correspondantes. Les longueurs ^«dI exprimées en millièmes de millimètre, el les capacités enniiV iièmes de millimètre cube. Le capillaire représenté ici a p*^ exemple pour une longueur de SUO|ji une capacité égale 1 b 130* partie d'un millimètre cube.

Poor faire pénétrer le sang dans le capillaire artificiel, il suffit de déposer à son extrémité libre, sur la lamelle, une gooUe du mélange sanguin. Ce dernier pénètre dans l'appareil par reflet de la capillarité.

Toutefois, d'après M. Hayem, comme les liquides pénètrent plos facilement que les solides dans le tube capillaire, il pourrait arriver que, si l'ascension du liquide se faisait lentement, il y ait un certain nombre de globules éliminés. Pour éviter cet inconvénient, M. Malassez conseille d'agiter la goutte du mélange sanguin, aûn de faciliter une égale répartition des globules et de s'opposer à ce qu'ils gagnent les parties inférieures, en vertu de leur densité. Pour plus d'exactitude, l'auteur conseille même de vider le capillaire en soufflant par le tube en caoutchouc, l'appareil ayant été mouillé une première fois, l'ascension du liquide sanguin se fera plus facilement (4). Quand celui-ci est arrivé à l'autre extrémité du tube, on étanche avec un peu de papier buvard, ou un linge quelconque, le liquide déposé sur la lamelle et désormais inutile, afin que, continuant à pénétrer dans le capillaire, il ne mette pas les globules en mouvement, ce qui rendrait leur numération impossible. On porte alors le capillaire sous te microscope, et à l'aide d'une lentille convenable et d'un oculaire quadrillé, on obtient une image analogue à celle figurée p. 354.

Le tube rentrant du microscope doit au préalable avoir ^té placé dans une situation déterminée une fois pour toutes ie façon que la partie quadrillée du champ microscopique reouTre une longueur voulue du capillaire dont la capacité a lé mesurée à l'avance.

Pour compter les globules, il faut comprendre toute la pare du capillaire recouverte par le quadrillage, entre la derère ligne de droite et la dernière ligne de gauche. Il est néssaire de compter carré par carré. Il arrive quelquefois que 5 g-lobules sont placés & cheval sur un trait, il est prudent,

j i^e lavage préalable du capillaire avec le mélange sanguin, dont on

it apprécier la richesse, a encore pour avantage d*empêcher la dilution

%4» pro<lairait, «11 était resté un peu d*eau dans Tappareil, dans un lavage

GCIC»*^ De aiCROGRAPHIB. 23

36i GUIDE DB HICROGRAPHIB.

afin de ne pas cotnnieUre d'oubli, de les compter immédia-

lement. AQn d'obtenir un degré plus grand d'exactitude.

M. Malassez conseille de faire deux ou trois Dumërations sur

différents points du capillaire artiflciel et de prendre nue

moyenne.

■ Le nombre ainsi obtenu sera multiplié : i * par te chiffre qui

Kig. ils. — CtpilUin rwrauTWt pu la qauifiUag

se trouve sur la lame porte-objet, en regard de la loognn suivant laquelle les globules auront été comptés ; S* pu ' titre du mélange.

Le produit donnera le Dombr« des globules par millinK cube du sang.

Supposons par exemple que le chiffre 118 soit la noiiki des globules trouvés dans une longueur de 500 f»; suppoM* que nous nous soyons servi du capillaire artificiel repré»» (flg. 215), dans lequel le volumedu canal est égal ft la ISO* p* tic d'un millimètre cube pour une longueur de 500 (i; M posons enHu que le mélange sanguin soit i ^g. Le noml

des globules par millimètre cube de sang sera évidemment égali

II reste maintenant à prendre un soin tout particulier des appareils ; ces soins sont de la plus haute importance, et c'est arec raison que M. Malassez insiste sur ces précautions.

Pour nettoyer le capillaire, on souffle d'abord par le petit tabe en caoutchouc de façon à en chasser le liquide sanguin qui y est contenu. On recueille ce liquide avec du papier buvard, puis on place à l'extrémité libre du capillaire une goutte d'eau distillée qui y pénètre par l'effet de la capillarité; on chasse cette eau à l'àide du tube en caoutchouc, et l'on répète plusieurs fois cette manœuvre.

Le mélangeur doit être soumis au môme traitement. On ajuste le tube en caoutchouc sur la longue portion du capil-^ laire, et l'on chasse le liquide sanguin que l'appareil renferme; ceci fait, on replace le tube en caoutchouc sur la courte por-^ lion du capillaires et on y fait passer de l'eau distillée en ayant soin d'imprimer à l'appareil des mouvements de rotation, de façon à faire mouvoir rapidement la petite boule contenue dans l'ampoule. Puis on chasse l'eau.

Si, en dépit de ces précautions, l'appareil venait à s'encrasser, il faudrait, suivant le conseil de M. Malassez, faire passer dans le capillaire et dans le mélangeur une solution de potasse ou de soude à 25 p. 100, puis les laver à Teau distillée.

La méthode de M. Malassez, telle que nous venons de l'exposer, est également applicable à la numération des globules Nancs, Dans son travail, cet histologiste critique avec une grande compétence les méthodes employées antérieurement. Noos De pouvons le suivre dans ces développements intéresunts ; toutefois, il y a une observation de la plus haute importance et d'un intérêt pratique considérable, que nous devons consigner ici.

On fait une préparation de sang pur et Ton compte le nom^ bre des globules blancs. On répète cette opération de nouveau irec le même sang étendu de trois bu quatre fois son volume

356 6UIDB DE MICROGRAPfilB.

de sérum artificiel, et Ton constate par la numéraiion que dans ce second cas on trouve plus de globules blancs que dans la première opération. Comme il n*est pas possible d*admetlre que ce soit le sérum artificiel qui ait augmenté le nombre des globules, il est nécessaire de chercher une autre explication. Voici-celle qui est donnée par M. Malassez : Les globules blancs vivants se fixent aux corps avec lesquels ils sont en contact et s*aplatissent contre eux ; on sait que ce phénomène se prodalt avec le verre dans des préparations fraîches de sang pur, ce qui rend les globules blancs moins visibles. N*est-il pas misemblable d*admettre, dit M. Malassez, que si le sang est riche en globules blancs, et que les espaces laissés entre les piles de globules rouges soient peu considérables, une partie des globules blancs sera masquée par les globules rouges ; tandis que, lorsque le sang est étendu de sérum, les globules blancs devenant sous Tinfluence de ce liquide à la fois sphériques et plus réfringents, ne peuvent plus échapper à robservation,ao milieu des globules rouges moins nombreux et plus régulièrement disséminés.

Application de la méthode Malassez.. — Les globules blancs étant infiniment moins nombreux que les globules rooges, il en résulte que, pour en faire la numération, il faut employer un liquide saiSguin plus concentré, que lorsqu'il s*agit decom^ pter les globules rouges, et, de plus, qu'il faut faire cette nu^ méralion sur une plus large surface, c*estrà-dire sur une pio^ grande longueur du capillaire artificiel. M. Malassez fait un mélange au cinquantième de sang et de sérum artificiel t Talde du mélangeur Potain, toutefois il enseigne l'artifice sai^ vaut. Le mélangeur ordinaire n'est qu'au centième; il suffira donc de remplir deux fois la longue portion de l'appareil, et l'on aura ainsi un mélange à ^. Pour faire celte opération, il faut, après avoir rempli une fois sa longue portion, aspii^t un peu d'air dans la longue portion du mélangeur, de faç^^fl à produire un index, et à remplir de nouveau le tube capil^ laire en se guidant sur l'ascension de l'index. Ced fait, oq remplit l'ampoule comme il a été indiqué plus haut avec ai sérum artificiel, puis on brasse le mélange que l'on peut iolroj duire dans le capillaire artificiel parle mode opératoire exposai

Il ne faut pas se contenter de compter les globules dans un ou plusieurs champs microscopiques, mais bien dans dix el TÎDgt champs microscopiques contigus ; de telle sorte que, si le champ microscopique recouvre une longueur de tube de un demi-millimètre par exemple, on aura compté les globules dans anelongueurdetubedeundemiài centimètre. Supposons, dit M.HalasseXyque dans vingt champs microscopiques nous ayons (roQvé 32 globules blancs ; le nombre de globules blancs par champ microscopique sera, de }$ =i, 6. Supposons encore que le champ microscopique recouvre une longueur de capilbire de un demi-millimètre, et que dans ce capillaire cette Ion* gueur corresponde, comme capacité, à la centième partie d*un millimètre cube, le nombre de globules blancs par millimètre cube du mélange, sera cent fois plus considérable. 1, 6, X iOO = 160. Or, le mélange étant au cinquantième, il en résulte que la quantité de globules blancs contenus dans le &ang pur, sera cinquante fois plus fort, d'où 160 x 50 = 8,000. Telle serait la richesse réelle du sang en globules blancs. Si Ton voulait avoir la richesse du sang en globules blancs relativement au nombre des globules rouges, il faudrait calculer le nombre de globules rouges contenus dans un millimètre cube, et diviser le chiffre trouvé par la quantité de globules blancs contenus dans la même capacité. Supposons que, dans on millimètre cube de sang, on ait trouvé un nombre de gloimles rouges égal à 4,400,000 globules ; la quantité de globules blancs contenus dans la même capacité étant égale à 8,000, la richesse relative sera donnée par Téquation suivante :

X as i— ^^ SB 550.

Ce qui revient à dire que pour 550 globules rouges, il y a globule blanc, ou encore que les globules rouges sont 550 DIS plus nombreux que les globules blancs. U. Hayem, a fait à l'appareil de M. Malassez quelques criiques que nous devons signaler. Ces critiques portent toutes, ar le rôle important que joue la capillarité dans l'appareil ae nous venons de décrire. Le mélange sanguin étant consti-

338 GUIDE DE MICROGRAPHIE.

tué par uoe partie solide et par une partie liquide, il en résulle qu'il doit pénétrer inégalement dans le tube capillaire, le sérum ayant une ascension plus rapide que les globules, l'homogénéité du liquide est ainsi détruite. De plus, dit M. Hayem, les parois elles-mêmes de Tespace capillaire, repoussent le^ globules du sang, de sorte qu*il se forme une zone claire analogue à celle qui se produit dans les capillaires naturels. L*ex* périence a démontré que, en raison de la dilution du sérum et du petit nombre des globules, .Tinconvénient signalé par M. Hayem n*existe pas ou du moins est plus théorique que pratique. Quant & la répulsion qu*ezerceraient les parois du tube capillaire, elle tient tout simplement à la forme elliptique du canal, en vertu de laquelle les globules ont une ten* dance à gagner les parties déclives. Pour nous, ce que Ton peut reprocher à cet appareil, c'est sa perfection même ainsi que la délicatesse des manœuvres, qui nécessitent un certain temp^ d'apprentissage.

MM. Hayem et Nachet ont imaginé un appareil basé sur lei même principe que celui de M. Malassez, mais reposant sur une méthode différente ; sans repousser le mélangeur Potain. M. Hayem conseille de faire le mélange de sang et de sérum par la méthode suivante : il se sert de deux pipettes graduées, une pour le sang, une autre pour le sérum ; la pipette de^t^ née au sérum porte des divisions permettant de prendre dd 100 à 500 millimètres cubes. Le sérum dont on se sert ne doii pas avoir une composition quelconque pour conserver aui globules leur aspect physiologique et faciliter leur dissémination régulière. M. Hayem donne la préférence aux séniros na turels, physiologiques ou pathologiques. Cet auteur dit a\*:^ retiré de grands avantages du liquide obtenu par une poncti- «s chez un malade atteint d'hydropneumothorax. Celait ce liquide très riche en albumine et ne contenant que des tracr^ de fibrine; sa densité était égale à 1019. La sérosité de Tascit' que tout médecin peut, dit M. Hayem, se procurer facilement, fournirait également un excellent véhicule. Nous ne pensoni pas que l'usage des sérosités naturelles puisse sa généraliser attendu que ces liquides n'ont pas tous la même densité ii la même composition, et que de plus, en supposant que^^^r

liquides remplissent parfaitement les indications nécessaires, on n'en a pas toujours à sa disposition (1). Suivant M. Hayem, le sénim iodé de M. Schultz, préparé avec du liquide amniotique de ?ache, permet de faire un mélange très homogène ; ^toutefois il rétracterait les globules, et par conséquent ne saurait serrir à la mensuration de ces éléments. Ce dernier véhicule De nous parait pas non plus très pratique, et en attendant que Ion trouve un sérum artificiel qui ne déforme pas les globules, Doos conseillons remploi de celui dont M. Grancher, professeur agrégé à la Faculté de médecine, a donné la formule, qui est la suivante :

Sulfate de sonde cristallisé 1 gramme.

Eta distiUée 40 —

Ce sérum gonfle les globules et les rend sphériques, mais il ne les décolore pas ; de plus, grâce au peu de densité du liquide, les globules gagnent rapidement le fond de la préparation.

Quelque sérum que l'on choisisse, voici comment il faut opérer. On prend par exemple 500 millimètres cubes de sérum àTaide d'une pipette qui a été graduée de façon à tenir compte du mouillage du verre ; ce sérum est déposé avec soin dans une petite éprouvette. C'est alors que l'on prend le sang par la méthode que nous avons indiquée précédemment. L'aspiration d^une quantité déterminée du sang se fait à l'aide d*une pipette parfaitement calibrée et graduée qui ressemble à celle de M. Potain. Les divisions que porte le tube permettent de prendre 2 millimètres cubes, 2«>*",5 ou 5 millimètres

Pig. ÎI6. — Cellule de MM. Naehet et B&yem.

cubes de sang. Supposons, dit M. Hayem, qu'on en prenne

i; La présence fréquente des globules blancs et même des globules rouges dans ees liquides patlioiogiques peut encore modifier le résultat obtenu.

360 6UIDB DB MICROGRAPHIE.

2 millimètres cubes. En les portant dans la petite éprouvette, qui contient 500 millimètres cubes de sérum, on aura un mélange au 251*. On comprend qu*il est facile d'obtenir de même des mélanges au 201* ou au 102*, soit en faisant varier la quantité de sérum, soit en prenant une quantité plus grande de sang. Il suffit de souffler dans le tube en caoutchouc que porte la pipette pour faire tomber le sang an fond de Téprouvette. En aspirant deux ou trois fois de suite un peu de sérum qu'on repousse aussitôt, on Tide facilement tout le tube capillaire. On introduit alors dans la petite éprouvette contenant le sérum et le sang un agitateur terminé par une petite palette à Taide duquel on Fig. 217. ^^i^ ^^ mélange aussi intime que pos-

sible.

L'appareil de MM. Nachet et Hayem se compose d'une petite cellule formée par une lamelle de verre mince perforée à son centre de manière à former une ouverture d'environ i centimètre de diamètre et fixée sur une lame de verre porte*objet parfaitement plane. L'épaisseur a été diminuée d'une quantité déterminée & l'aide du sphéromètre, et on a ainsi une cavité dont l'épaisseur est mathématiquement connue. En déposant au centre de la cellule une goutte du liquide sanguin, et en la recouvrant immédiatement par une lamelle de verre très plane qui vient reposer sur les bords de la cellule, on obtient ainsi une couche de liquide, à surfaces parallèles, dont l'épaisseur est égale à un cinquième de millimètre. Si l'on a soin, dit M. Hayem, de bien placer la goutte de liquide à exaaiiner au milieu de la cellule, et de ne pas la prendre assez volumineuse pour qu'elle remplisse la cavité tout entière, on n'aura pas à craindre le soulèvement de la petite lamelle par le liquide, phénomène qui se produit facilement lorsque la cellule contient une quantité surabondante de liquide.

Il ne reste plus maintenant qu'à recouvrir la cellule à l'aide de la petite lamelle. Pour empêcher celle-ci de glisser et pour s'opposer en même temps & Tévaporation du liquide

CBiP. IX. — DU SANa AO POINT DB VUS MICROSCOPIQUE. 361

gnin, H. Bayem conseille d'humecter les bords de la lamelle

net de la salive.

Oa n'a plus alors qu'à compter les globules. Cette numé-

ntion se fait par ud procédé analogue à celui de M. MalassH. Dans l'oculaire, on a placé une glace sur laquelle est di^Ktsé un carré, et le tube rentrant du microscope est enfoncé dans sa monture, jusqu'à un trait calculé de façon que, lecété du carré ait, avec l'objectif dont on se sert, (n* 2 Nachet), noe valeur d'un cinquième de millimètre, soit celle de la banteor d« la cellule. On a ainsi sous les yeux la projection d'un cube d'nn cinquième de millimètre de cAté. De plus, ce carré da l'oculaire est divisé en seize carrés égaux, dans lesquels on 1 placé des lignes réciproquement perpendiculaires qui n'arrivent pas jusqu'aux bords des petits carrés et qui sont desti-

lées à faciliter la numération,(ag.218).Au bout de quelques mi- Dtes, les globules sont tombés par leur propre poids au fond e la cellule. En comptant ceux qui sont compris dans les seize etits carrés, oo a très exactement le chiffre des globules con- ;nns dans an cube d'un cinquième de millimètre de c6té. Il iffira donc, de multiplier ce chiffre par 125 pour savoir ce que

362 GUIDB DB MIGROGRAPHII.

renferme 1 millimètre cube de mélange, et, pour connaître la valeur d^un millimètre cube de sang, de multiplier le dernier chiffre trouvé par le titre de ce mélange (Hayem). Dans Texemple choisi par Fauteur, c'est-à-dire, avec un mélange aa 251°, soit X, le nombre de globules comptés dans les seize carrés, il faudra multiplier x par iâ5, puis par 251, soit i25.X 251 = 31,375. Si le mélange avait été fait au 201% on aurait à multipliera par: 125 X 201 = 25,125;avec un mélange au 101« par 125 X 101 = 12,625.

Pour obtenir un résultat plus rapproché, M. Hayem, comme M. Malassez, conseille de faire la numération plusieurs fois de suite (1).

Quand on veut faire la numération des globules blancs, il faut faire usage d*un mélange sanguin au 101*. On comprend que dans ce cas les globules rouges sont si nombreux qu'il devient difficile de les compter, on fait alors un second mélange au 251* & l'aide duquel on compte les globules rouges.

Nous ne voulons pas donner ici les résultats qui ont été obtenus par les différents expérimentateurs qui se sont servi de ces deux méthodes. Les chiffres ne concordent pas toujours, il est sage d'attendre que des expériences plus nombreuses aient été faites. En général les chiffres donnés par b méthode de M. Hayem sont supérieurs à ceux obtenus par K^ procédé de M. Malassex. On a supposé que l'addition d'un peu de salive pour faire adhérer la lamelle de recouvrement^ en soulevant la plaque, augmentait la hauteur du cylindre ol la rendait supérieure à \ de millimètre ; pour cette raison os aurait une augmentation dans le nombre des globules. Vm objection plus sérieuse a été faite par M. le D*^ Esbach, chef c\\ laboratoire de clinique médicale à l'hôpital Necker.M.Esbac] a bien voulu nous communiquer le résultat de ses recher

(1) Nous tn^uTons dans un u^rail de M. leD' Albin Meanier, intHs*- « Étude parallole des globules rouges et blancs du sang et dat prino^cj oU^mcnts de I urine, dans quelques maladies aiguës >, une obeerrati^vi %-^4 chant l'apparoil d'IlAvem. Elle nous a paru aToir un intérêt pratique P j rendro cet appareil plus parfait* dit l'auteur, il oonnendrait d'ajouur .i micn»«cope un petit nîTean deau qui perviettrait d'avoir riMtf»«>ratt>^< jours dans uii plan boriiontal ; s'il dévie de ce plan, on a, psr ei^sf • i iSO idobule^ dan» on champ et 200 daos ua antre. H y a donc nec-<^ d eubkir rbonaontalité.

ches encore inédites. Lorsqu^après avoir agité le mélange saogQÎn, avec la petite spatule, on transporte à Textrémité de celle-ci une goutte de liquide dans la cellule, il arrive que les globules suivant la densité dû sérum gagnent plus ou moins rapidement Textrémité de la goutte du liquide sangoin. En effet, dit M. Esbach, prenez du sérum constitué par une solution de sulfate de soude d*une densité de 1006, les globales se déposent très rapidement, dès qu'on a cessé dagiter le mélange, ils gagnent les parties inférieures du liquide. Un phénomène identique a lieu dans la goutte du séram sanguin. Or, comme on dépose précisément dans la cellule la partie la plus inférieure de la goutelette, il se trouve qu*on y introduit en même temps, une quantité anormale de globules.

Si maintenant on prend un sérum de composition analogue, mais de densité plus élevée, et se rapprochant davantage de la densité du sérum du sang, le phénomène est bien moins accentué, et la numération subséquente donne un chiffre notablement moindre de globules. Enfin si Ton emploie un sérum visqueux, comme celui de M. Potain, par exemple, mais sans addition de carbonate de soude, les variations se* ront encore moindres, parce que la répartition des globules sera plus égale.

Ainsi donc, avec la méthode de M. Hayem, moins le sérum est dense, plus Terreur est grande et plus on est exposé à compter un trop grand nombre de globules.

Voici par quel moyen le D' Esbach propose de se mettre à labri de cette cause d*erreur. Le mélange étant opéré, on y plonge la pipette capillaire que Ton emploie pour le sang, on aspire et on repousse plusieurs fois le liquide.

Enfin on pratique Taspiration une dernière fois, et Ton emporte Tinstrument chargé du mélange. L'extrémité est essuyée avec soin, et on laisse écouler la première goutte hors de la cellule, puis, touchant le fond de la cellule avec la pointe de la pipette, on y laisse tomber une quantité suffisante de liquide que Ton recouvre immédiatement avec la lamelle. M. Esbach conseille l'emploi d'un sérum dont la densité varie entre 4020 et 1024.

364 GUIDB DE MICR06RAPH1B.

Avec cet esprit à la fois si ingénieux et si pratique qui le caractérise, M. Esbach a apporté un notable perfectionnement aux mélhodes de MM. Malasset et Hayem. Nous devons également à Tobligeance de Tanteur, la communication de cette importante modification, à laquelle il a donné le nom de numération à la chambre claire. Au lieu d*un oculaire quadrillé on se sert d*une chambre claire, munie dans son intérieur d*une glace quadrillée. On règle le tirage du microscope comme d'habitude. Sur une surface plane, un morceau de marbre par exemple, on pose une feuille de papier, puis sur celle-ci le microscope qui, par son poids, en assurera la stabilité.

. Si Tinstrument, étant au point, on regarde dans la chambre claire, on aperçoit la préparation comme si elle était sur le papier lui-même ; de plus on Toit très bien une plume on un crayon à Taide duquel on trace des lignes ou des points. A mesure que M. Esbach compte un globule, il le marque d'un trait à la plume. Arrivé au bas de chaque colonne de petits carrés, il inscrit le nombre des globules, et il fait de même pour chaque colonne. On voit que, grâce à cette méthode, on compte facilement les globules et qu*on ne risque pas de compter deux fois le môme ni d'en oublier lin seul qui, n'étant point marqué d'un point, s'offrirait de lui-même à la vue.

Pour rendre cette numération plus rapide encore, M.fisbacb remplace la feuille de papier par une plaque de zinc ; celle-ci est mise en rapport par un fil avec une pile au bichromate, à laquelle est également reliée la plume de l'opérateur, par un fil souple. Sur le trajet de l'un des fils, est interposé un petit compteur électrique,dont la construction estdes plus simples, puisqu'il consiste en un disque de bronze, portant 300 petites dents numérotées, de telle sorte qu'à chaque globule marqué, le compteur avance d'une unité. La seule préoccupation de l'opérateur consiste donc à faire des barres sur les globules, sans avoir à compter et sans erreur possible. U y a de plus, une grande économie de temps quand il s*agîi de compter 300 ou 400 globules.

§ 5. SDR LES GLOBDUNS, MICROCTTES OU PETltS GLOBULES.

Les petits globules du sang ont une forme sphérique et mesurent de 3 à 6^. Leur coloration est variable ; les plus petits sont à la fois plus réfringents et d'une coloration plus foncée que les autres globules ; d*autres sont au contraire plus pâles et comme en voie de dissolution (1). Soos ces apparences, dit M. Hayem, différents observateurs, entre autres Masius et Yanlair, ont pris ces hématies pour des éléments particuliers, qu'ils ont décrits sous le nom de microcytes. D'après le même auteur, ces prétendus microcytes ne préexisteraient pas dans le sang, ils ne seraient qne le produit des réactions causées par les agents extérieurs. Leur nombre varie dans- une préparation suivant la façon dont elle a été faite.

Outre ces éléments on en trouve dans le sang qui, bien

qne d'une extrême ténuité, n'en présentent pas moins les

caractères propres à l'hématie, c'est-à-dire qu'ils sont à la

fois discoïdes et biconcaves. Bien qu'ils ne mesurent que

2;^, ils ont la même forme que les globules normaux. Outre

ces globules extrêmement petits, il y en a en revanche qui

sont extrêmement développés et qui mesurent jusqu'à 12 et

i4iL. Entre ces derniers et ceux qui ne mesurent que 2fA

on peut trouver une foule d'intermédiaires étant tous à

ia fois, discoïdes et biconcaves. D'après M. Hayem, les

globules en boule et fortement colorés, dont nous parlions

pins haut, seraient dans une sorte d'état tétanique. C'est

ainsi qne certains réactifs leur rendraient, en les tuant, leur

forme normale, c'est-à-dire biconcave.

Quant aux globules pâles en voie de dissolution, ce seraient des éléments très vulnérables ayant subi plus facilement que les autres l'action des agents extérieurs.

^*ous énumérons ci-après quelques-unes des conditions dans lesquelles ces globules natns ont été observés :

I^ sang de l'enfant nouveau-né en contient beaucoup ; ils sont rares chez l'atlulte bien portant; pendant la période

( 1} G. Hajem, Comptet rendus de t Académie des sciences t du ?8 mai 1877*

366 GUIDE DE MICROGRAPHIE.

menstruelle on en trouve un certain nombre chez la femme.

A rétat pathologique , voici quelques-unes des maladies dans lesquelles on rencontre à la fois et des globules nams^ et des petits globules sphériques : à la suite d*hémorrhagies, d'accouchement, d'épistazis, d'hémoptysie, d'hématémè$es,deméthrorrhagie, etc., les globules rouges, d*abord moins nombreux commencent à se multiplier, on voit apparaître des globales nams et des globules sphériques. Le môme fait se représente à la fin de certaines maladies, telles que la fièvre typhoïde, la rariole, le rhumatisme, etc. Il en est de même dans les anémies chroniques.

De ses nombreuses observations cliniques, M. Hayem conclut, que les petits globules rouges de sang, aussi bien à Tétai pathologique qu*à l'état normal, se montrent toutes les fois qu'il se fait une production active de nouveaux éléments. Us caractérisent un sang en voie d'évolution ou de réparation; ce sont des globules jeunes et incomplètement développés. Us ne diffèrent des globules adultes que par leur exiguïté et U facilité avec laquelle certains d'entre eux deviennent sphériques lorsqu'ils sont sortis des vaisseaux.

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