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VÉSICULES ÉLÉHENTAIRES DE DONNÉ ET DE ZIHMERMAXN

HÉMATOBLASTES (Hayem). — Formation de la fibrine; sei y^ priéiés, ses caractères différentiels. — M. Hayem examinant le sang de certains vertébrés ovipares (V. Comptes rené» i^ FA eadémie des Sciences, 12 novembre 1877), constata la présence, d'une manière constante, de cellules incolores diffèranl essentiellement des globules blancs. Ces éléments, en se dére* loppant progressivement, deviendraient des globules ronp^ parfaits, et pour cette raison M. Hayem les a désignés sons h nom d'hématoblastes. Cet observateur a constaté leur présence chez tous les vertébrés ovipares examinés par lui (divers oi« seaux, tortue, lézard, couleuvre, grenouille, crapaud, triton^ axolotl et divers poissons).

Dans leurs transformations successives, les hématoblastel passent par deux phases principales. A un premier degré ai développement, ils sont constitués par des éléments pâles é

CfliP. IX. — DU SANG AU POINT DIS VUB MICROSCOPIQUE. 367

dâicats quMl est dificile de dislingaer des globules blancs. Ils

eo diffèrent, dans le sang pur, par la transparence et la faible réInngeDce de leur protoplasma ; par la viscosité de ce protoplasma, propriété qui les fait adhérer entre eux et former des amas considérables, auxquels viennent s*accrocher des globules rouges en dessinant une sorte de rosace. En outre, ils ont Qoe forme plus ou moins allongée, tantôt anguleuse ; leur ooyau est toujours unique et plus net que le corps de Télément, ce qui est Tinverse de ce qu'on observe dans les globales blancs. La forme du noyau des hématoblastes varie avec lespèce animale, mais, dans une même espèce, il est toujours semblable à celui du globule rouge adulte ; quelquefois cependant il est un peu plus gros et un peu plus allongé.

Dans la seconde phase du développement, la plaque protoplasmique prend de plus en plus nettement Tapparence d*un petit disque ; les éléments perdent leurviscosité ; ils se présenteot avec des caractères peu diflférents d*un animal à Tautre. Le disque poursuit son développement, en se rapprochant gradueUement, dans la plupart des cas, de la forme du globule rouge adulte.

M. Hayem a également recherché la présence de ces éléments dans le sang de Fhomme, et chez les vivipares. Leur diamètre est très petit et oscille entre lkL,5 à 3{& ; pour le voir d'une façon nette, il est nécessaire d'employer des grossissements assez forts. Us sont très altérables. Immédiatement après leur sortie des vaisseaux ils deviennent épmeux, se plissent et ont de la tendance à se grouper. Cette tendance est moins prononcée chez Thomme que chez certains aniniaux.

Pour étudier ces éléments, M. Hayem conseille remploi de liquide amniotique iodé, dont on laisse préalablement évaporer l'excès d'iode. Sous Tinfluence de ce réactif, ils deviennent d'abord épineuz,puis ils reprennent leur forme normale quiestdéjà le plus souvent discoïde et biconcave. Parmi les h'ématoblastes les plus développés, il y en a qui sont déjà nettement colorés par rhémoglobine, de sorte qu*ils constituent un état intermédiaire entre Thématoblaste et le globule rouge à Tétat parfait. Avant d*avoir acquis leur entier développement, il y a des

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hématoblastes qui ont tous les caractères du globule rouge, ce sont ces hématies extrêmement petites que nous avons appelées plus haut d*après M. Hayem, globules nahu.

Dans la séance de la Société de biologie, du 2 fémer 1878, M. G. Pouchet a fait une communication sur ce même sujet. Après avoir établi que les corpuscules décrits par M. Hayem sous le nom d'hématoblastes avaient été entrevus par Donné eo 1840, qui les confondit avec les granulations du chyle, et parfaitement décrits en 184G, parZimmermann, qui les appelle co^ puscules élémentaires, et plus tard par]M. Robin, sous le noni|de globulinSf M/ G. Pouchet a donné une nouvelle description de ces corps. D'après ce savant anatomiste, leurs dimensions seraient très variables ; les plus petits que l'on aperçoive nettement, sont allon gés et mesurent 2fi. de long environ, sur 1(1 au plus, de large. Us sont nettement atténués aux extrémités, riziformes et ont dès cette époque, une très grande tendance à s'agglutiner, soit entre eux, soit aux hématies ou aux leucocytes, contre lesquels ils se montrent souvent fixé^ par le travers ou par une de leurs extrémités. A côté de ces corps on en trouve d'autres nettement reconnaissables pour le même élément anatomique, mais ayant atteint des dimensions plus grandes. Ils sont aplatis, ovoïdes, mesurant 3 à Au de long sur 2 à 3(a de large. Leurs bords sont nets, leur substance peu réfrangible, sans granulations visibles, bien quelle ne présente pas la même transparence que celle des hématies. On ne voit aucune trace de noyau ou de nucléole. Ces éléments commencent à offrir une très faible réaction hématique ; ils fixent en même temps, très légèrement, le carmin e\ deviennent un peu rosés, sans jamais se teinter à l'unisson des noyaux des leucocytes. Le développement de ces élémenl^ anatomiques parait se faire rapidement, et ils gardent leur forme ovoïde aplatie. Bientôt leur grand axe dépasse celui de> hématies normales, ils constituent alors une variété constante d'hémalies <fui ne semble pas avoir fixé l'attention des analamistes. C'est seulement alors que l'élément commence à s^' bourreler sensiblement, en même temps qu'un retrait, se produisant dans le sens de son grand axe, tend à lui faire prendre la Ûgure discoïde définitive de l'hématie. Les éléments se trou-

vent à rétat normal dans le sang de Thomme, et on peut les faire apparaître en grand nombre dans le sang des animaux, en les soumettant à des hémorrhagies soutenues jusqu'à la ^>Ticope (G- Pouchet).

Poussant plus loin ses recherches, M. G. Pouchet a essayé de déterminer Torigine de ces corps élémentaires {Société de Biologie, mars 1878). Pour cet observateur les corpuscules appelés à devenir des hématies dériveraient peut-être du corps des leucocytes et en seraient des émanations devenues libres, l'o premier fait à noter, c'est que ces corpuscules présentent, au début, exactement toutes les réactions de la substance du corps des leucocytes, avec les matières colorantes. D'autre part la substance du corps des leucocytes apparaît ( hez tous les vertébrés comme apte par excellence à fixer Tbémoglobine aux dépens du sérum ambiant. M. Pouchet se demande si les leucocytes ne seraient pas des émanations et comme des rejets du corps des leucocytes, se faisant alors {ur un mécanisme cellulaire intime, analogue à celui qui a pour résultat Texpulsion des globules polaires par le vitellus.

La vérification de cette hypothèse par Texpérience était d'ailleurs difficile. En efiet, la condition même de Tévoitilion normale des leucocytes est leur circulation, qui ne Doos permet pas de les garder attachés sous nos yeux ; dès <iu'un leucocyte est immobilisé, il n'est plus dans des concilions normales. Mais d'autre part, en comprimant légèrement une veine mésentérique d'un lapin, jusqu'à ce que la nappe de sérum n'entraîne plus qu'un petit nombre d'éléments figurés, M. G. Pouchet a pu voir des leucocytes se fixer aux éléments des parois vasculaires, en groupes plus 4*u moins nombreux. Ces groupes sont communément ac- '*ompagnés d'un amas plus ou moins considérable de corpuscules élémentaires. On rencontre également souvent «ians le sang, des leucocytes auxquels semblent adhérer <i€s corpuscules élémentaires. Toutefois, M. Pouchet, ne rlonne son hypothèse qu'à titre provisoire pour expliquer r origine de corps, que nous ne voyons pas dériver directecnent de cellules.

L'état intermédiaire des hématoblastes se retrouve fré-

CnOB DE MICROGRAPHIE. 24

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e/Jf «? ♦r'jx -*:t i.^îi^^ftoi^ia.fci'Ti qui occupi'ij; jt :-«i-irt ûe> r^^ace^. l^ p,>pii1 <i«rb atjtî<r*« r*atUiciieiftt it> Lfn-iiiitrs a-: '-r de et îiJ'Sh*: *Jiultt^k 1 a^c>;de librîl^e* qui it^ Gt::-nii€i; cr c.\er>e> ffiaf«.'fi«;*ï, Lfeb LéfXiaioiila^tes d ou emaïkr J* re«ric ce îbriUe>. Myul \ii':ï>,\ k THijjUU'AiTt, maigre le*- altéra*^ :•!;> qii'il> onl nubii;*» ; ofi eu di4jfi;fue souvent encore. îe Doyau unique cl lolijfnîiieux. A«e^; le bang de i'bomme. le> choses se passenl i |»<;ij <:liOM5 pré», comme chez U grenouille. Les hTpothèv.'> U\Uth pour expliquer ces faits, le£> déductions qu*on en a tirer» un Uhxïs paraÎD^ent pas encore i^uffisamment établies J,.

'\, On «ait (V. ('j>rm\ et lUrj>i'fr/ que des i;î«»bules rouée? da Mn« a « ' " à ';^rt4Uif» <f&»udaui lir|ui(Jf'ii, celui de la pleurésie par eiemple, y dët*-*: rM'rit U formation de la fibrine. Peut-être la coaguUtioD se prodait-t*f> ;«* IVtiofi ci-«i<tftftu» d(:rrite des liéma&toblastes?

M. Ilanvier, dan» non Traité technique (fhvitologie^vtwx appelé latt.— » %Mr le T{}U' des v<'*sicule8 éW*mpntaires de Zimmermann. Il en avait di«ti ^ l|ué d«ua espèces : les prooiières, sphériques comme de petites (ovu- .*

CBif. lï. — OU SAMG AU POINT DE VUE MICROSCOPIQUE. 371 Oniad on examine de )a Abrîne au microscope, deux cas peuienl se présenter. Ou la fibrine s'est formée, après que les globules ont gagné en vertu de leur poids, la partie inférieure duiase, ou de la cavité, qui les renferment, ou elle s'est cuagalée, en entraînant dans ses mailles, une certaine quantité d» globules rouges. Dans le premier cas la fibrine est isolée ft presque ù l'état de pureté, dans le second, on a une dis-

^'llion analogue à celle représentée dans la flgurc ci-dessus. ','iiaQd la fibrine est isolée et qu'on l'examine avec un grossis- -ment de 230 diamètres, elle apparaît sous la forme d'un fin (™ de fibrilles diversement anastomosées et entremêlées. La

i-ids graisse; lesiutrea, ingaleunes ou de forme variée et paraUont, Il premier abord, itre des dcbria de jciobules blancs, dont elles dilTËrent,

' n que l'eau ne les altère pas, Elli>s sotiL colorâes par l'iode, mais elles ^'Curent incolores, dans les solutions carminées, ce r[ui, d'après Ranvier, 'Mtenii ïJes rapprocher de laHbrine..

liint fait par un procddû spécial {h-c. til,, p. 915) une préparation de ■TiE tmnialii, M. Rantîer aitciidit rjue la coaRulation fût accomplie, puis II tn-i la préparation avec une pipette et de l'eau distillée. Jusqu'à ce que U '■'3' fie représenlit plus de coloration du tout. Ayant ensuite examiné M rpuiiion k un grossissement de 400 k 5<.0 D., le réiicum flbrineux apiia: d une façon nette a»ee une disposition très pariiculiÈre et représentée B9 l'ouTnge de M. Rinrier. Cet observateur avait tu que des fibrilles d'une -.''ni>? mÏDceor partaient de granulations anguleuses ajantde 1|> il £>;i de D.

l''iurM. Ranvier, et c'est en celaque son opinion diffère de celle deM. Hayem, ^ (Dnnlations auraient les mÂmes propriétés micro-chimiques, que les cillFf.: elles ne sont ni gonflées, ni amoindries par l'eau; ce réactif ! dél'rriQini! pas de lacuolKS ; les granulations sont colorées par l'iodo et rl^ ronge d'aniline, de même que les Hbrlllcs qui s'en détaclient, et leur kiriti'in parait mémo plus intense, parce qu'elles sont plus épaisses que lSbnll>>s. En résumé, M. le professeur Ranvier aobservé, le premier.leiile

C'TS granulations anguleuses, dans La formation du coagulum Abrineux; ar Idî. ces granulations ne seraient que de la flbrine, et elles agiraient

Il mf me façon qu'an cristal de aulfaie de soude, plongé dans une aolullon •TF^e da même sel. Toutefois, H. Ranvier admet que ces corpuaculea sont fbablem^nl des élémenl* normaux du aang. Nous avona exposé plus baut union do H Hayem.

372 GUIDE DE MICROGRAPHIE.

forme et la dimension de ces fibrilles n'est pas régulière. Quelquefois, la fibrine peut se présenter sous forme de caiUoU d'apparence variable et de texture homogène ; mais sous Tinfluence de difi*érentes préparations, qu'on lui fait ordinairemenl subir, en vue d'un examen microscopique, les fibrillesne tardent pas à apparaître. D'après MM. Gornil et Ranvier, pour bien voir le réticulum fibrineux, il faut faire durcir le caillot dans l'alcool et pratiquer des coupes très minces qui, après macération dans l'eau, sont nettoyées au pinceau. Lorsqu'on fait agir de l'eau sur un petit fragment du caillot, pour dissoudre les globules rouges, sans attaquer la fibrine, celle-ci apparaît sou^ forme de lames irrégulières, anostomosées.

Rappelons, que c'est à la rétraction du réticulum fibrineux. qu'est due la diminution de volume des caillots sanguins ; l se fait une sorte d'expression, en vertu de laquelle, la partit liquide est chassée du caillot.

Le réactif par excellence de la fibrine, est l'acide acétique. Ge réactif gonfle la fibrine, lui donne un aspect homogène '\ gélatineux et finit par la dissoudre complètement. Par l'empi . de l'acide acétique, il est facile de différencier la fibrine da mucus, qui ne se dissout pas dans ce réactif; le mucus se d:^ sont de plus, dans les alcalis.

Gomme nous l'avons vu plus haut les filaments de fibrini sont colorés par l'iode ; ils résistent à l'action du picroidiminate d'ammoniaque (i).

Lorsqu'on examine le sang d'un animal qui vient de faire m très copieux repas, on voit, surtout quand les matières gra^-cj ont été ingérées en abondance, un nombre plus ou moins coni sidérable de corpuscules sphériques, très réfringents et U^cr^ ment jaunâtres ; ce sont des globules de graisse. Ils vienutrl en grande partie des vaisseaux cbylifères. Quelquefois, ils ^•nj en nombre si considérable, que le sérum prend un aspect u ! teux. La propriété caractéristique de tes éléments, c'est dïtH solubles dans l'éther.

(1) Il est très important de savoir caractériser la fibrine en raiv.» J Il forme particalière qa*elle peut prendre. C'est ainsi qa*on U rer.conti smvent dans l'urine, où elle a un aspect vermiforme, qui préoccupa kuj l >9 malades, en les trompant sur la véritable nature de CM flUments Abn.> «1

CfliP. IX. — DU SANG AU POINT DB VUE MICROSCOPIQUE. 373

§ 7« SANG A l'État pathologique.

On peut dire qu'actuellement, l'histoire du sang traverse une période de réno¥ation. Des observateurs très distingués, se sont mis à rœuvre et chaque jour des travaux considérables viennent éclairer la question. Ces recherches ne conduisent pas toujours leurs auteurs à des résultats concordants, aussi serons-nous foi-cés de donner souvent des opinions différentes ^ur un même sujet.

Nous avons vu que les globules sanguins, s'altéraient avec la pins grande facilité, sous les influences diverses que nous avons enoocées, il faudra donc bien se mettre à l'abri des causes d'erreur et ne pas prendre pour des altérations pathologiques, de >ifflples accidents de préparation.

Les globules du sang peuvent ôtre modifiés : i* Dans leur nombre;

2* Dans leur forme et dans leurs dimensions ; 3* Dans leur constitution chimique.

L'état pathologique dans lequel ces altérations ont été le mieux étudiées est Tanémie. C'est en particulier aux travaux de H. Hayem que nous empruntons ce qui va suivre : 1* Nous ne parlons pas des modifications dans le nombre. ^''En général, dit cet auteur, en raison d'ui\ défaut de consistance probable, les globules éprouvent des déformations variables, qui portent surtoui sur les globules moyens et petits. Lorsque ces déformations sont peu accentuées, les globules, lu lieu d'être parfaitement circulaires, prennent une forme tralaire allongée. Quand, au contraire, elles sont très pronontées, elles donnent aux hématies, des apparences très variables (ni sont comparables aux formes d'un bâtonnet, d'une ra- |uette, d'un corps ovalaire étiré en pointe, à l'une de ses extrénités ou aux deux.

Le sang des anémiques, dit M. Hayem, contient presque E>ujours un certain nombre de globules plus petits, que les plus ^iits globules du sang normal. Le diamètre de ces petits élé- )*^nts, varie de 2fA,2 à Gfx; les petits globules ne mesurant ue 2;x,2 à ^,5, sont rares et toujours peu nombreux, tandis

374 GUIDE DE MICROGRAPBIE.

qu*il est fréquent d'en trouver un grand nombre mesurant 3(A,3; 3(A,8; 4fi; 5(a. Les plus communs sont ceux qui mesureut de 4(A,5 à 6a.

A côté de ces globules, il y en a d*autres, qui ont reçu h' nom de globules géants en raison de leurs dimensions anormales. G*est ainsi, que M. Hayemen a rencontré qui avaient jusqu'à i4(A; mais en moyenne, ils n'atteignent que iO àlâfi. Leur forme est régulièrement discoïde, comme celle des globules sanguins normaux, mais en revanche, ils sont moio' nettement aplatis au centre et beaucoup moins épais que le> globules sanguins, à l'état normal.

M. Hayem a résumé de la façon suivante, les altération^ observées dans les dimensions des globules, sous rinflueoce de lanémie chronique: dans tous les cas d'anémie chronique, d'une certaine intensité, la moyenne des dimensions globulaire^, est toujours supérieure à la normale. M. Malasseza publié de^ observations dans les Archives de physiologie qui démonlrenl qu'il n'en est pas toujours ainsi.

Manassein, d'après Duval et Lereboullet, aurait constaté que la diminution dans les dimensions du globule sanguin est t*r corrélation, avec une suractivité pathologique de ses échaoee^ (fièvre) ou bien encore avec une moindre absorption doi} gène, due à une réduction notable de l'activité respiratoire.

M. Gubler a constaté l'augmentation de volume des globulei rouges, dans un cas de maladie d'Addison ; M. Vulpian a retrom^ la même particularité dans un cas de cyanose cardiaque hi^ cit., p. 47), et M. Malassez dans le sang des satumins.On a décr. un grand nombre de variétés de déformation des globules sa» guins, dans différentes maladies infectieuses. Nous sommd loin de nier ces déformations, mais en considérant que liifl ces cas particuliers, les globules sont en général beaucoup p.^^ altérables, qu'à l'état normal, nous préférons ne pas în5i^t« sur les descriptions données par les auteurs (1). Sous i'io fluence de certains agents toxiques, on a observé la dirfluf^c^ des globules sanguins. Il est très important de noter que i>«r^ qu'il y a accumulation des acides biliaires dans le sang par I

(I) Coze pt Foltz, Hccftfrches sur les maladies infectieuses, Pari«, l*"î.

fait d'ictère grave, par exemple, il y a pour aiiisi dire dissolution des globules sanguins* et formation très rapide d*aprè8 Daral et Lereboullet, de cristaux d*hémoglobine.

Le globule sanguin peut encore subir des modifications, dans sa composition chimique, par la fixation de certains gaz toxiques, tels que Tacide cyanhydrique ; on réconnaît ces altérarations par la spectroscopie.

3* Certains de ces globules sont également altérés, dans leur constitution chimique ; c*est ainsi que les globules rouges des anéoniques, sont souvent décolorés (1). Chose importante à noter, cette décoloration porte de prérérence sur les globules dont les dimensions sont normales. Nous avons vu que les globules géants perdaient en épaisseur ce qu'ils avaient gagné en étendue; au point de vue de la coloration, ils sont également très inférieurs aux globules normaux. Quelquefois, dans des ^as d'anémie très profonde, la décoloration porte indistinctement sur tous les globules. Ces observations ont conduit les auteurs à étudier le pouvoir colorant du sang, c'est-à-dire la richesse du globule en hémoglobine. Ces recherches ont été faites à Taide d'instruments spéciaux appelés Colorimètres, dont la description ne rentre pas dans notre sujet.

§ 8. DE LA llÉLANélflE.

On désigne généralement sous ce nom, un état particulier du sang, contenant soit des granulations pigmentaires libres, soit des globules blancs, renfermant des particules pigmentaires, ce qui est le cas le plus général.

Un grand nombre d'observateurs, font dériver les globules rouges des globules blancs, qui ne seraient pour ainsi dire que des globules rouges en voie de formation. Le professeur Rouget ;i obsenré(2), que chez la grenouille, par exemple, la matière rolorante des globules, se dépose à l'état de granulations fixes, ians les globules blancs, lorsque ceux-ci vont se transformer fXï globules rouges. Cette matière colorante se dissolverait en- Mjite et colorerait uniformément le globule rouge. Cet état

1 Donné, en 1844» avait fait uni^ remarque semblable. {1, DuTil et Lereboullet, p. 57.

376 GUIDE DE MICROGRAPHIE.

intermédiaire du globule blanc, ne se rencontre ordinairemeni pas chez rbomme à Tétai normal, et il faut que la nutritio:» soit troublée, par une cause quelconque, pour qu*on Tobsenc dans le sang. MM. Gornil et Ranvier ont observé cette particularité, à Paris, chez des sujets atteints de fièvre pernicieuse, d'origine palustre; Yirchow a fait la même observation. Brown Séquard a de nouveau retrouvé ces globules pigmentaires, dan^ un cas de maladie d'Addison. Kelsch, 22 fois sur 24, a trourr ces globules pigmentés dans le sang de malades atteints dr fièvre paludéenne.

Voici, d*après MM. Duval et LerebouUet, le procédé à saine pour mettre ces globules nettement en évidence. Après aTol* recueilli une goutte de sang, il faut la délayer dans une faibliquantité de sérum artificiel, afin de bien isoler les globaleN rouges et d'éviter ainsi les amas qui masquent les globules mélanifères.

Ces particules pigmentaires, d*après CSornil et Raovier, sont arrondies ou anguleuses, d'un noir intense, d'un diamètre variant depuis une extrême petitesse, jusqu'à 8 ou 9|a. Les auteurs ne parlent ici que des particules seules et ne comprennent pas dans leur mensuration, le globule blanc, qui les renferme. Ces globules, le plus souvent sphériques, mesurent <^^* 7 à i5;x, renfermant de trois à six granules arrondis de 1{&. (Duval et LerebouUet). On comprend que ces mensuratio::<^ n'ont rien d'absolu et qu'elles subissent une foule d'excegtioi;'^

Le globule blanc se comporte vis-à-vis du pigment [uthologique, comme en général il le fait en présence d^une matière colorante pulvérulente et inorganique. C'est ainsi que si l'on injecte dans le sang d'un animal, du verm: - Ion en poudre impalpable, suspendu dans l'eau, les globult> blancs s'emparent de ces fines granulations et les transp- * tent dans les organes.

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