‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 166 sur 404 · CHAPITRE Xr. — DES SâDIHEHTS DB L'URINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xr. — DES SâDIHEHTS DB L'URINE

de 45 i!i 90 |t ; il est stratïflé et se distinguo parles vanétés que préseDtent la forme et le volume de ses éléments, dont les plus profonds sont petits et arrondis, ceux des couches moyeDnes,cyliQdriques ou coniques, et mesurant de 22 à 45 [i de longueur. Undis que ceux de la surface sont polygonaux ou arrondis, de 13 à 33 [1 de diamètre, ou aplatis en forme de lamelles, qui ont jnsqu'à 45 pi de diamètre. Ces cellules ont cela de remarquable, qu'on y rencontre souvent deux noyaux; on y trouve aussi des grains arrondis, transparents, à contours médiocrement fon-

Ti;. H». — Epilbtliiun iii]eiJ. F g 'il — éf Ib«liiim i>g oal 1 loui Lei dfgrii d* déTclopptnient diDi ti leucorrhée ép Ihélitl» et Ttf ulc Grau liO D (D iprèi Tjler Smilh.)

ces, de 3 -à 4,5 ft de largeur, qui prennent quelquefois l'aspect de noyaux (Këlliker).

L'épithéîium de la muqueuse vésicale (Qg. 240) est stratifié, et a de 60 & 100 ^ d'épaisseur ; les éléments les plus profonds de 1 epilhélium sont en général fusiformes, coniques ou cylindriques; ceux qui les recouvrent sontarrondis, polygonaux ou aplatis. Ces éléments sont aussi irréguliers que ceux du bassinet, ce qui dépend surtout des nombreuses dépressions que présente la face inférieure de la couche épilhéliale superfleielle, dépressions qui servent à loger les extrémités des cellules allongées, situées plus profondément, d'où résultent des formes étoilées ou dentelées. (Kôlliker.)

Lépilhélium de l'urèlhre (fig. 239) est surtout cylindrique, devenant écailleux vers l'orifice. Ces cellules sont pâles et ont S6 (A de longueur.

L'épithéîium du vagin (flg. 241) consiste en grandes cellules de la variété pavîmenteuse.

Dans certaines affections rénales, les cellules épithéliales qui

4US GUIDE DB HrCHOGRAPBtE.

tapissent les tubulî subissent des altérations' qu'il est très iioportant do connaître. Nous n'avons pas à les étudier mt place, mais comme à la suite de ces altérations il se fail une sécrétion d'une substance protéiqua hyaline, vitreuse, à TiDlèrieur des tubes urinifères, cette substance englobe, ou monire k sa surrace, des éléments cellulaires plus ou moins altétts. Nous prendrons pour guide, dans cette étude, le Manuel d'histologie pathologique de MM. Comil et Ranvier ; ces auteurs ont traité avec une haute compétence tout ce qui a u-ail k la question qui nous occupe.

Nous venons de voir que la substance protéique est sécréléï à la suite d'altérations cellulaires; elle revêt la forme cylindrique, de telle sorte qu'on a donné à ces coagulations le nom de ct/lindres. Ceux-ci sont emportés par l'urine dans laquelle on les retrouve et ils ont une grande importance, au point de vue pathologique, parce qu'ils jettent une vive lumière ^ur la nature des désordres dont le rein est le siège.

On peut trouver dans les urines des cellules épitbéliale>

granuleuses, contenant des granulations transparentes el

colloïdes. Ces cellules sont unies par une matière homogèneel

^, g. légèrement granuleuse, dinioile à con^la-

f:,î^ï'; ■;'.<* ter, mais dont la présence , suivant

^WÎ "sJi^ ^'^- ^^'"■nil et Ranvier, est indiscuUble;

ifl.^ ' j "^ ^^ sont les cylin<lres épUbUiaux ou gainei

- fii?) ' ® épithéliales[MM.DuvaletLereboulIel;.Ci-s

gnïnes épithéliales sont formées par ài^

cellules polyédriques très régulièremenl

niii:n..uru». iiu u. dlsposécs Ics uocs à côté dcs autres, rv.-

fermant ou non des granulations amorphes. Le noyau Je cr-

cellules devient 1res apparent par l'action de l'acide nri'lii]in-

D'après MM. Duval, LercboiiUel el Golding-Bird, ces oylindri>

épiihéliaux se trouvent dans l'urine, non seulement dans Uf

cas de néphrite, mais encore chaque fois qu'il y a Gt^tri

intense. C'est ainsi que ces auteurs ont pu conslaler \<.-»'

présence dans la scarlatine, el même dans rérysijiôU'.

Sous le nom de eylindrei muqueux, MM. Comil et Itam. : ont décrit des cylindres très pâles, étroits, formés dune iuitière amorphe finement granuleuse, molle, dont lo» bord-^ ne

Fig. Hî - É|.ill

Page 1