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CHAPITRE II. — DES SÉDIMENTS DE L*URINE

très. On constate la présence, dans ce mucus, de cellules épitbéliales pavimenteuses de la vessie, polyédriques, sphéroïdales, granuleuses ou non , et enfin une grande quantité de leucocytes généralement granuleux. Lorsque Turine est am moniacale, le mucus devient glaireux et partiellement miscible à Turine, qui est rendue filante. Dans ce cas,, on trouve également un grand nombre d'infusoires.

S il. — DES POUSSIÈRES ET DES CORPS ÉTRANGERS QUE l'ON PEUT

RENCONTRER DANS l' URINE.

Nous n'avons pas la prétention de passer en revue tous les corps étrangers qui peuvent être introduits volontairement, oa involontairement, dans Turine ; ce serait une tâche audessus de nos forces. L'air ambiant, les vases employés, les instruments dont l'observateur se sert, l'opérateur lui-même, >ont autant de véhicules aptes à introduire dans les préparations les corpuscules ou les objets les plus divers. Il résulte du nombre considérable de ces chances d'erreurs, ou de faus- '(is interprétations, que l'opérateur doit mettre tout son soin ^ placer les objets destinés à être étudiés au microscope, à l'abri des substances qui peuvent être apportées par les difi^érentes voies auxquelles nous faisions tout à l'heure alluîi'ju.

Nous ne parlerons pas des stries ou des bulles d'air, qui peuvent se trouver sur la surface même du porte-objet, et qu'un «>b>ervateur inexpérimenté peut chercher vainement à caractériser; cet inconvénient est propre à toutes les préparations Qiicroscopiques faites dans de mauvaises conditions. Il est aciie de se mettre à l'abri d'un tel inconvénient, par le choix les plaques et par les précautions prescrites pour leur net- ^^y^ge et leur conservation (voy. p. 47 et 49). Le meilleur moyen, dit M« Robin, de se familiariser avec étude des poussières que peut contenir un laboratoire; c'est t laisser exposée à l'air libre une lamelle de verre et d'exaliner ensuite au microscope, à l'aide d'une goutte de glycéne, les corpuscules qui s'y sont déposés. A côté de granulafjns calcaires ou siliceuses de volumes variables, de forme

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généralement polyédrique, mais plus souvent iirégulière. on trouve des cellules d'origine végétale, des fragments de fibres ligneuses ou libériennes, des poils de plantes (voy. leur description), des cellules fllamenteuses provenant des aigrelle^ de certains fruits ; toutes les variétés de grains de pollen, de fécules, de thëques ou sporanges diverses, de spores de cryptogames ; du noir de fumée et des n-agments de cbarb(>D.

Pig. !S?. ~ A. Quille ds pipilloii blinc (Saigna jofira) nw dui l'Ma rt f"' ISA foli. — B. AciiLlc en eaat du Pierii rapm, tus i lee ; gnmit lOC foi*. — C- k • ' tt papillon bliRC (Pirriinapi] pronnut de II Ulhc noire de l'ult up^i r-r-, .1 duuI'fiB goBintc; groiiio l<KI foii. — D. Éuille d'isiecte coléopUrr iCali-r\'.' ■'■ ppu) ; groMis 190 foii. — E. Ëeullede papillon (Polvonuia" argiolu); gm-'if .■ — F. Écaille d'iuecle (DermtiU ia (ourrurei, Allaseni'i ptllio); gnm-r :>■ -

On peutencore y rencontrer des éléments aDatoiiiiqoesenii<-:^ ou brisés, ainsi que des fragments de tissus animaux, tels qu' écailles de papillon, d'insectes divers (flg. 2S7 et 258) ; cellu c épithéliales desséchées; poils, ou fragments de poils. ^" insectes (fig. 358) et des vertébrés; barbes et barbulci :• plume ; fragments d'animaux articulés, de très petit voiLnie tels que les acariens (flg. 260), squelettes d'infusoires silia ' et autres, surtout dans les temps de grands vents ; corpnsci ■-indéterminés dénature azotée, de formes variées, parmi 1-*

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